2 morts dans la rue !
Clément Méric, 5 juin 2013 Paris
Quentin Deranque 14 février 2026 Lyon
Un à gauche, l’autre à droite.
On pourrait s’en tirer en disant 1 à 1 balle au centre et rentrer à la maison. Cela n’est plus possible aujourd’hui, au moins pour nous. Le contexte a changé. Nous sommes en France en période pré-électorale. Tous les coups sont permis. Les roquets à la recherche d’un strapontin acquis après le vote d’une minorité et d’un résultat apparemment majoritaire ont trouvé leur os.
Ce pourrait être aussi simple si le contexte international n’avait pas changé. Dans les petits mondes littéraires, médiatiques, politiques, universitaires, tourne, en refrain incessant, l’idée que les années 30 en Allemagne sont de retour. Tout le confirmerait.
Le mouvement ouvrier, s’il n’est pas mort, est aux adonnés absents. Le milieu politique, hystérique, n’a d’yeux que pour la prochaine présidentielle et le probabilité de l’arrivée au pouvoir de LePenBardella ou l’inverse. Le monde universitaire se battant par ailleurs pour sa propre survie n’est plus entendu.
La brutalité avec laquelle les forces dites de l’ordre le rétablissent comme lors des gilets Jaunes ou de Sainte-Soline laisse peu de place à la réflexion.
Aux États-Unis la réélection de Trump accompagné de ses séides propulse au premier plan l’idée que les responsables de la situation sont ces juifs dont les signes distinctifs sont la couleur de peau et les mauvais usage de l’anglais. Pour les chasser, en les enfermant d’abord dans des camps, des groupes d’assaut sont formés. En nombre une jeunesse en recherche tout à la fois d’argent de buts politiques et de vengeance les a rejoint en masse.
Alors, Lyon, berceau d’un activisme permanent d’origine ultra-droitière, serait-elle devenue l’endroit où vont grandir se développer les prochaines milices ? L’endroit où les premiers combats contre ces S.A. en formation vont devoir être menés ?
Voilà le piège ! Le monde des pouvoirs, réunis et antagonistes, nous enferme dans ce conflit de rue, sans issue. Alors désertons ces combats piégés ! A nous de trouver d’autres façon d’affronter le vieux monde. Prenons exemple sur Minneapolis !