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Présentation du feuilleton

Encore une saga !

La Doxhom s’inscrit dans la tradition du livre-univers dont les œuvres majeures ont bercé les insomnies de l’auteur. Dans sa thèse « Architecture du livre-univers dans la science-fiction », Laurent Genefort explore admirablement les recoins de ce genre littéraire trop souvent dédaigné par les faiseurs d’opinion, ces « formateurs » de disques mous de la modernité germanopratine.
Les livres-univers, les sagas, les cycles ont permis à leurs auteurs de joindre l’imaginaire à la réflexion à travers des styles et des formes adaptés à la richesse infinie de la créativité orale ou écrite. D’Homère à Dan Simmons, la littérature regorge de ces œuvres exubérantes, pleines de fureur et de philosophie. Cette littérature de « genre », reléguée au mieux dans une sous-culture boutonneuse (pour adolescents : jeunes, souvent attardés et toujours incurables), offre une ouverture d’esprit et une esthétique parfaites, antidote à la déviance nombriliste des professionnels de l’écriture journalistique en mal de reconnaissance littéraire, mais aussi à la nausée néoromanesque qui ravage encore l’univers des Lettres de sa petitesse honteuse de plumitifs staliniens.

« La science-fiction est d’abord une expérience de lecture » qui initie aux grands débats de la modernité. La SF spéculative et la politique-fiction ont joué un rôle déterminant dans la formation intellectuelle et les rêves éveillés de générations de lecteurs avant de céder la place à la terrifiante vague néo-évangéliste de la lutte du Bien contre le Mal, qui saccage les esprits et l’imaginaire depuis trois décennies.

La Doxhom renoue avec cette littérature puissante ouverte aux débats et aux spéculations essentielles à la vie de l’esprit.

Doxhom : la trame historique.

Au XXIIIème siècle, la Terre surpeuplée et appauvrie part à la conquête des planètes habitables dans les galaxies voisines et fonde des cités-satellites. Un vaisseau d’exploration terrien rencontre alors une espèce spatiale, les Doxiens, errant dans l’espace depuis l’irruption solaire qui a ravagé Doxa, leur planète d’origine. Les deux espèces célébrent l’évènement avec faste. Les Doxiens, lointains descendants d’un lémurien, maîtrisaient la vitesse ultraluminique et l’adaptation à la vie spatiale. Certains adoptèrent définitivement l’errance dans les univers, tandis que d’autres s’installèrent sur des planètes habitables. Cette rencontre provoqua un bouleversement important des Terriens. Les territoires spatiaux se développèrent rapidement ébranlant l’hégémonie de la Terre. Les tensions s’accumulèrent dangereusement jusqu’au point de non-retour. Les revendications d’indépendance obtinrent le soutien des autorités doxiennes qui, par tradition, ne comprenait pas l’entêtement terrien à maintenir une unité politique alors que la multiplicité des planètes vivables diluait radicalement l’attachement irrationnel à un territoire. Les négociations âpres entre la planète-mère et les spatiaux s’enlisèrent dans de vieux débats hégémoniques et nationalistes. La première Guerre des Etoiles menaçait.
Avec l’aide des Doxiens, les séparatistes déclenchèrent une offensive « pacifiste » au moyen d’une arme qui paralysa la production de l’électricité sur Terre. Mais l’opération provoqua un cataclysme irréversible : la Destruction frappa et la civilisation s’effondra en quelques mois. Seules quelques poignées de Terriens survécurent à cette apocalypse.

Les Doxiens et les Terriens des territoires libérés formèrent une alliance : la Doxhom ; l’expansion spatiale humaine s’accéléra. La Fédération doxhumaine mit en place alors un blocus hermétique du système solaire terrien qui dura plusieurs siècles. Le souvenir de la Terre s’estompa dans l’affairisme galactique et l’amnésie historique.
Jusqu’au jour où…

Doxhom : la structure de la saga.

Le cycle se compose de plusieurs époques chronologiques ou géospatiales.
Chaque volume aborde un ou plusieurs thèmes classiques de la S-F, tout en accordant une attention particulière au contexte historique, linguistique et politique.
Chaque volume possède une identité stylistique propre : roman ruraliste, space-opéra, spéculative-fiction ou le mélange des genres selon les nécessités narratives.

Chroniques d’Académie regroupe les récits de la Destruction, de la survie sur Terre et de la reprise de contact avec la Doxhom.

La Belle Mouchière.

Sept siècles après la Destruction, un centre scientifique apicole des Cévennes est réactivé par les descendants des survivants. En Académie, au cœur du pays cataloccitain, la renaissance de la civilisation est brutalement confrontée aux sciences du passé découvertes dans la mémoire du Centre apicole doxhumain, à l’invasion des troupes du Duché d’Auge et à l’arrivée de la Doxhom. Les Académiens ne sont pas aussi démunis qu’ils le croient, car un héritage inattendu change radicalement la donne : la Résonance Mentalique Quantique avec ses implications kinésiques, géodésiques, mentaliques et mnésiques. Les créatures hybrides de Centro commencent leur œuvre inattendue.

Thèmes : pouvoir théologico-politique et démocratie. Néo-ruralisme et rareté. Rôle de la musique dans une société non industrielle. Apiculture et hméothérapie. Résonance Mentalique Quantique. Choc des civilisations. Technologie et pouvoir. Kierkegaard chez les ploucs. Libération et politique. Polygamie et polyandrie. Clonage interespécique.

Auge

raconte la lutte d’une poignée d’hommes et de femmes contre la dictature théologico-politique du sabre et du goupillon. Vingt ans d’intrigues et de complots aboutissent à l’exil des rescapés de la Résistance après une bataille navale, au Passage de la Déroute, suivie d’une répression sanglante marquée par des assassinats, des bûchers en sorcellerie et des déportations. Les exilés prennent la direction du sud vers Académie. (Chapitre de la Belle Mouchière).

Thèmes : Rien de nouveau à l’ouest et bégaiement de l’histoire. Politique, sexe et religion : les trois piliers de la dictature. Résistance et éthique. Rôle des femmes dans la lutte. Hippologie. La richesse des langues vernaculaires.

En Azur

Sur la planète capitale de la fédération doxhumaine, un étrange message en provenance de la Terre réveille de vieilles cicatrices. Le refoulé sonne l’heure des grands discours pompeux. La Fédération se prépare à envoyer une équipe de quatre personnes sur Terre afin d’observer et de conseiller la Présidence sur la pertinence d’une reprise de contact.

Thèmes : histoire et mauvaise conscience. Mémoire et amnésie collective. Rôle des médias dans les sociétés hyperdéveloppées. Les anabaptistes, derniers réfractaires à la modernité. L’anticonformisme comme rempart contre l’académisme.

La Horde noire.

Quelques années après sa création, le Conseil de la Terre est confronté à sa première crise mondiale. Une épouvantable épidémie ravage l’Asie. Les peuples fuient vers l’est. Sous la direction d’un chef mongol, la horde noire s’enfonce dans les steppes désertiques. En face, les Cosaques s’apprêtent à bloquer la route aux migrants. Le Conseil lance l’opération de sauvetage avec l’aide de la Doxhom. Des larmes, de la sueur et des surprises les attendent.

Thèmes : Hméothérapie et vaccins mjéniens. Le nomadisme mongol et rom. Rôle de la musique.

Capitaines de la Doxhom.

Vingt ans après la Belle Mouchière, la Terre, en cours de réunification, s’apprête à rejoindre la Fédération doxhumaine. L’élite terrienne arrive sur Azur et certains d’entre eux ont déjà gravi les échelons de la Spatiale fédérale. La Terre apporte la fécondité interespécique non stérile, la révolution mjénienne de l’hméothérapie et le bouleversement de la Résonnance Mentalique Quantique (RMQ). La doxhomité politique devient doxhumanité.
Des volontaires Doxiens intègrent un Corps expéditionnaire mixte et ils affrontent le choc civilisationnel de l’hippologie, l’absence d’informatique et de technologie avancée. De l’ultraluminique à la voiture à crottin tandis que les jeunes compagnons terriens effectuent le chemin en sens inverse.
En parallèle, la Terre propose une vaste exposition de ses savoir-faire et propose une série de manifestations culturelles. Un concert gigantesque clôt les festivités. Le corps expéditionnaire prépare à accomplir ses premières missions.

Thèmes : universalité de la RMQ. Pluralité des cultures. Développements inattendus de la RMQ. De la musique. Symbiose entre l’homme et le monde animal. Ruralisme et modernité : le choc. Les Libertistes à la conquête de la Doxhom. Les peuples terriens nomades à la conquête de l’espace. Promotions.

Chronologie

2075 - Colonisation de la Lune et de Mars. Expansion vers les astéroïdes et construction des cités artificielles.
2134 - Découverte d’une planète habitable : Terra Nova (Sigma du Dragon). Départ de nombreux vaisseaux d’exploration à la recherche de planètes à coloniser.
2179 - Prix Nobel du professeur Ly Mjen

2184 - Rencontre avec les Doxiens.
2129 - Naissance de Ly Mjen
2140 - Naissance de Jeanjean Roux, dit J2.
2153 - Arrivée le premier mai (selon le calendrier romain) sur Colonie d’un vaisseau de colonisation terrien.
2171 - Aboutissement des travaux sur le clonage et les greffes d’exogènes du professeur Ly Mjen.
2179 - Prix Nobel du professeur Ly Mjen.
2192 - Déclaration d’autonomie des territoires spatiaux terriens.
2193 - Destruction. De 2193 à 2198 Centro parvient à sauvegarder les savoirs et les archives scientifiques et culturelles.
2195 - La Terre est dévastée.
2231 - Mort de Jeanjean Roux.
2245 - Enregistrement de Testament de Ly Mjen.
2249 - Mort de Ly Mjen
2260 - Fermeture de Centro par Serge Roux.
2862 - Mise en place des satellites équipés d’ansible autour de la Terre.
2865 - Création de l’Institut des Sciences de la Terre en Azur, la planète capitale de la Doxhom.
2995 - Couronnement de Coupesarte (Duché d’Auge) et début de la Résistance.
3015 28 Octobre - Réouverture de Centro et envoi d’un message par l’ordinateur.
3016 - Arrivée de Zlath et de son équipe en Académie.
3021 - Epidémie de fièvre qui ravage le continent eurasiaque et intervention sanitaire du Conseil de la Terre.3038 Débarquement sur Colonie du Corps expéditionnaire de la Spatiale le 20 mai, soit le 13 Avril 885 p.a (post-atterrissage)