Semaine 1 - 30-10 au 7-11

vencredi 6 novembre

Une scène de western. Une rue, deux hommes, loin l’un de l’autre, Qui va tirer le dernier coup ? Faut-il en finir avec cette mascarade ? Pas sûr ! Les médias en sont friands. au fond Trump a déjà gagné. Il aura engrangé dans cette bataille de chiffonniers un nombre étonnant de voix. 70 millions d’Américains ont déjà voté pour lui, pour cet homme à la casquette rouge, au discours machiste, raciste borné. Voilà un chef, qui s’il est battu pourra repartir en guerre dans quatre ans. Ses troupes sont prêtes. Effrayant. C’était l’histoire d’un vote démocratique qui vient de se choisir un maître.

En France, renaît le débat sur l’occupation des lits de réanimation. Quel nombre, quel pourcentage, quelle manipulation, quel message envoyer ? Les gens qui meurent maintenant seraient -ils morts de toute façon ? Faut il les compter dans les statistiques. Ces hommes en blancs qui parlent à la porte des hôpitaux et sur les plateaux télévisuels sont ils des manipulateurs ou l’expression des soigneurs qui n’en peuvent plus ? Le virus a ralenti l’économie comme les luttes sociales. Dans les lycée il semble qu’un vent de panique se lève, dut aux conditions de fonctionnement difficile quotidienne. Vous me copierez 100 fois "distanciation sociale" !

Jeudi 5 novembre

Donc, ce matin, comme hier, le match Trump-Biden n’est toujours pas résolu. Il est 7 heures. Les résultats tombent tout doucement, trop lentement. Le monde entier est comme paralysé. L’attente ! La bataille pour les derniers grand électeurs entre das sa phase...finale ? elle risque de duréer longtemps, tant la différence semble petite. Ce qui semble sur, c’est que Trump aura réuni, battu ou pas, autour de lui un ensemble de gens qui se retrouvent en lui. Il apparaît, en pleine lumière, comme un conducteur, un chef. Il a un message clair, sans ambiguïté. Il est l’Homme du haut château. Voilà de quoi donner de sombres félicitations à Philip K. Dick pour son livre The Man in the High Castle.

Retour sur nos trottoirs. Drôle de confinement. Nombre de gens se baladent sans masque dans notre proche banlieue rhénane. La circulation des personnes semble assez peu réduite par rapport à un jour habituel. il y a moins de voiture, peut être, on voit plus les jeunes écoliers,lycéens, trainer autour de midi et des fast-foods encore ouverts. Mais c’est tout. Le virus lui galope, si l’on en croit les statistiques de santé. Rien ne semble l’empêcher. Il galope de ce côté de la frontière comme de l’autre. Une infectiologue parisienne reconnaît ne pas savoir comment le covid circule. Elle laisse entrevoir la possibilité de mesures plus contraignantes à venir. A suivre. Mais cela sera-t-il accepté facilement ?


Mercredi 4 novembre

Donc, ce matin le match Trump-Biden n’est toujours pas résolu. Il est 7 heures. Les résultats tombent tout doucement, trop lentement. Le monde entier est comme paralysé. L’attente ! Les retombées du résultat, quel qu’il soit, vont être trop nombreuses pour ne pas être concernés dans notre beau pays. Comme pour le covid, où nous sommes tous devenus épidémiologiques, pour les USA, nous avons tous un jugement sur Trump et ses fake news et l’age des deux candidats et nous savons que les résultats de la Pennsylvanie et la Floride vont être déterminants. C’est aussi cela la culture !

Vienne, Autriche, la mort a frappé. Les éclats de guerre n’épargnent personne. Faut-il choisir son camp ? Entre eux et nous, y aurait il une petite place pour un ni eux ni nous ?

Revenons un instant sur la question des librairies. comme pour un grand nombre de choses le virus, satané covid fait éclater les certitudes. Un excellent article sur le site web Slate.fr pose la question de savoir si lire est un truc de bourges. Des chiffres sont donnés, effrayants par leur sécheresse. 100 librairies dans le Ve arrondissement de Paris, 9 dans les Hautes alpes. 3200 en France (935 en région parisienne), 15 000 fleuristes, 85 000 salons de coiffure. Je suis sûr que l’on peut trouver d’autres chiffres de cet ordre. Combien de boutiques de toilettage de chiens ? Une petite pensée pour mes Marseillais qui peuvent aller dans les 28 librairies du centre ville mais n’en trouveront pas si ils habitent les XIIIe, XIVe et XVe arrondissements.


Mardi 3 novembre

(je viens de m’apercevoir que j’avais daté mes précédents posts du mois dernier, comme manifestation de refus c’est pas mal)

La colère monte ! Où ça ? En France. Les "petits" commerçants sont en rogne. Pas ceux des épiceries de quartier mais les autres, avec raison, à tort ? Je ne sais pas. Personnellement je souffre de voir ma petite librairie, un vrai totem dans mon quartier, être fermée. Elle fait du click and collecte certes, on voit les nouveautés et les coups de cœur sur son site web, mais ce n’est pas la même chose. Y entrer, faire un tour, voir les livres, les toucher, lire la quat de couv puis partir sans rien acheter mais en étant plus lourd de ce que l’on a respiré, un peu de culture, tout en se disant qu’on reviendra, voilà le luxe.

La culture est confinée ! Oui, bien sur comme nous ! Mais elle est vivante et elle va se remettre debout, autrement, bien sur. La culture est le reflet de la vie du moment où elle est conçue. Pour ceux qui en vivent, ceux qui portent le nom, affreux, d’intermittents du spectacle comme si le spectacle clignotait, cela va être dur. Il semble cependant que la fabrication de films, de séries, de pub batte son plein. Il va falloir nourrir ces monstres qui amènent de la culture et plein d’autres choses moins reluisantes dans nos salons. Que se passe-t-il quand le spectacle devient individualisé ? Voir une pièce de théâtre, même magnifique sur un écran, ce n’est pas la même chose que dans une salle qui bouge, s’émeut, rits ou pleure au même moment.
Voilà de quoi faire réfléchir les créateurs !
A demain


Lundi 2 novembre

C’est la rentrée des classes, des ateliers et de la vie sous dérogations ! Le retour à la réalité. Les vacances des uns et des autres sont terminées. A l’entrée des écoles il va y avoir le drapeau, la police et l’armée. Pour le moment c’est devant. Bientôt, faudra-t-il prévoir un soldat dans chaque classe ? Engagez-vous, rengagez-vous disaient-ils !
Que faire devant cette marée (défense de parler de 2ème vague) qui de jours en jours nous submerge ? Partout en Europe c’est le même étonnement, la même soumission, le même réflexe, fermer. Mais que faire d’autre ? Les révoltes contre ces assignations à résidence qui apparaissent ici et là, sont-elles autre chose que le refus de couler avec le gros du bateau ?

Le terrorisme reste présent, islamique chez nous, fasciste ailleurs comme aux USA. Pourquoi utiliser deux termes pour parler du même processus, celui de semer la peur pour faire avancer la soumission aux armes ? Il s’agit du même processus avec des habits différents.

Dans nos médias comme dans nos têtes, ce qui va se passer demain comme dans les mois qui suivent, en Amérique va peut être déterminer ce qui va advenir, plus tard chez nous. donc Trump va-t-il résister à la vague Biden/Harris ou pas. La tension est forte, ici comme là-bas. C’est une certaine idée d’un monde tranquille, pour ceux qui en ont les moyens, qui se joue ces jours-ci. La montée inexorable des démocraties illibérales menace tous ceux qui discutent.


Dimanche 1er octobre

J’aimerais proposer un scénario à un réalisateur assez fou pour l’accepter. ce serait un pays où le président dirait une chose pour dire le contraire le jour suivant, ou un ministre ferait la même chose. Un pays où Jean de Grenelle annoncerait une cérémonie nationale dans 30 000 lieux pour un jour après la remplacer par une lecture et obliger des bambins à aller en classe incognito, masqués quoi ! Toute cette histoire, le confinement bien sur, a une dimension absurde. Une loi avait été passée, en 2010, qui décrétait que « Nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage » aujourd’hui c’est le contraire avec une amende de 135 euros ! Cependant le virus traine ici et là, là et ici, et frappe. Personne ne semble comprendre comment il fonctionne. Il mène sa propre guerre.

Guerre, voilà un mot qui traine partout. Les uns et les autres le proclament haut et fort "Nous sommes en guerre !" D’accord mais contre qui ? Comment s’appelle cet ennemi ? Le (la ?) Covid 19 ? Oui, bien sür ! Il suffit de lire les gazettes pour se rendre compte des victimes qu’il fait et des mesures qu’il entraine. Puis il y a aussi, tout aussi spectaculaire et meurtrier ce que l’on appelle le terrorisme. Des individus, mus par une motivation obscure, avec des moyens très simples, tuent dans la rue ou dans un lieu public. Les victimes sont des passants qui n’en peuvent mais. La plupart du temps ces meurtriers sont tués à leur tour. C’est la loi du genre. Nous sommes en guerre, contre eux ! Certes, mais les mêmes qui proclament cela se refusent à faire le lien avec d’autres guerres que la France mène, militairement, ailleurs. Ces actes terroristes pratiqués dans l’hexagone n’en sont que les éclaboussures.

A demain !


Samedi 31 octobre
Voilà ils sont partis, rejoindre le sud, au bord de la Méditerranée. On ne s’est pas embrassé. Ce n’était pas le cœur qui manquait mais ces satanées distances de sécurité qui stérilisent tout.

Ils avaient besoin, en plus d’un billet de chemin de fer, d’un Laisser-Passer pour chacun d’entre eux et aussi d’un L-P spécial , sur l’honneur, disant qu’ils rentraient chez eux .
Les nouveaux L-P sont plein de possibilités de dérogation. Quel flic, normalement équipé, va-t-il être en capacité de vérifier les assertions présentes sur le papier qui lui sera présenté ? Peut être serat-ce l’occasion d’occuper un peu plus le nombre (qui va en augmentant) de soldats "sentinelles" qui patrouillent dans nos rues ?
Car ce mois de confinement (30 jours vraiment) se vit avec une pression terroriste qui repart à la hausse. Il va falloir revenir la-dessus. Le Gal. de Villiers dit que nous sommes en guerre. Je crois qu’il a raison. Mais qui est ce "nous" ?
Bonne résolution de début de confinement. Respecter scrupuleusement cette heure de liberté pour marcher à un km de distance de notre maison.
A demain


Vendredi 30 octobre
Nous sommes en re-guerre. Plus de surprise. Nous ré-enfilons les vieux habits du printemps dernier, ils sont usés. Ils ne nous vont plus. Pourtant il va nous falloir faire avec. Je vais reprendre le fil des chroniques printanière de la saison passée, et on verra ce que cela donne.

Eh oui Voilà c’est reviendu ! Au fond, il est difficile de jouer les surpris. Depuis le déconfinement de mai dernier, nombreux étaient les augures à prophétiser un retour en force de la petite bête. tout aussi nombreuses étaient les voix qui s’élevaient pour dire "il n’y aura pas de nouvelle vague".

Il n’y a aucun intérêt à dire, les uns avaient raison les autres tort. En fait nous aimions les uns et redoutions les autres. Puis la réalité a frappé. il y a deux bouts à la lorgnette. Par l’un on voit les limitations à nos possibilités de bouger. Nous ne pouvons plus aller ni au restaurant ni au théâtre, ni au cinéma, ni faire la fête avec nos amis, ni ni ni... La liste serait longue d’énumérer nos impossibilités. Mais pour ceux qui sont en situation de travailler et qui devront pour ce faire se déplacer, ce sera le règne du métro-boulot-dodo. Pour les télétravailleurs , il n’y aura pas de métro.

A l’autre bout de la lorgnette, il y a la situation hospitalière. A moins de considérer tous ceux qui travaillent dans ces lieux comme, soit des illuminés, soit des menteurs, il va falloir reconnaitre qu’ils sont dans une situation pour le moins difficile et peut être tragique. Les lits annoncés en plus par le Monsieur Ségur de la santé, sont tout à la fois une illusion , un mensonge, de la communication. Si nous grattons un tout petit peu dans les infos, ces lits, s’ils existaient ne pourraient pas fonctionner parce qu’il n’y pas assez de soignants, et ce depuis une vingtaine d’années. Ils ne nous reste que l’espoir de ne pas y aller faire un tour, ni pour le covid ni pour tout autre intervention.

A demain !