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Je reprends le texte Pierre pour le discuter point par point.
Origine People-Action Institute
Une ère d’urgence s’ouvre à nous aux États-Unis et dans le monde entier. Les crises politiques, sociales, économiques et environnementales s’additionnent de plus en plus les unes aux autres. Bien que ce document ne s’attarde pas sur les origines de ces crises qui se croisent, un large consensus s’est dégagé de nos entretiens sur les menaces qui créent ce contexte et sur l’urgence de notre appel à construire une démocratie pluraliste multiraciale par le biais d’un renouveau de l’organisation. Partout dans le monde, les personnes qui ont le moins de pouvoir - les pauvres et la classe ouvrière, les communautés de couleur, les peuples autochtones, les femmes, les enfants et les LGBTQIA+ - sont les plus déplacées, les plus souffrantes et les plus meurtries en raison des menaces croissantes qui pèsent sur elles. Il s’agit notamment
Ceux qui détiennent le pouvoir et la richesse à l’extérieur doivent comprendre que cet arrangement n’est plus - et n’a jamais été - tolérable. Si nous ne changeons pas cet arrangement, nous risquons l’extinction. Soit les rôles sont inversés et le pouvoir est entre les mains des gens ordinaires, soit nous n’existerons plus. Les lignes ne pourraient être plus claires.
R-D M : N’oublions pas que les USA sont la matrice des crises qu’ils exportent avec la complicité de notre caste dirigeante asservie. Nous sommes en crises permanentes. La modernité est crise ce qui fait sa dynamique.
La démocratie … Quel horreur, qu’est ce que cette démocratie à l’américaine ? LA servitude volontaire des asservis rêvant du grand soir américain.
Pluraliste et multiracial : Malgré les apparences, la démocratie ne sera jamais pluraliste, elle dissimule son essence idéologique derrière de multiples cache-misères. Le multiracial reste une obsession américaine que des émules tentent de répandre comme une pandémie. La racialisation devient le nouveau racisme aux mains pures. Fini l’universalisme de l’Homme. Le discours est claire.
Renouveau de l’organisation. Encore un vieux mythe (dont la gauche européenne porte la paternité euh ! La maternité). Les auteurs font l’impasse sur la question. On attend avec impatience des détails !
La fin du paragraphe met en évidence l’arrière fond évangéliste de la culte américaine en train de se lancer à l’attaque de l’Ancien Monde source de tous les maux (et mots aussi). Ne relâchons pas notre détecteur à fariboles, camarades, le nouveau totalitarisme se fait charitable et globaliste.
Extinction. Pourquoi, ça roule depuis des siècles. LEs riches ont besoin des pauvres pour consommer sinon ils crèvent. La valeur sans reproduction quelle utopie régressive.
1. L’autoritarisme. La montée du nationalisme masculin chrétien blanc aux États-Unis n’est pas un phénomène isolé : elle fait partie d’une vague d’autoritarisme qui mine les démocraties dans le monde entier.
Les amerloques oublient que l’argent n’a pas d’odeur et que la nation pas de sexe ni de couleur encore moins de religion. On croyait avoir une gauche débile, mais on est battu. Affligeant et quel manque de connaissance historique et philosophique. Il n’y a pas de nation rouge, verte, bleue… La nation est une configuration historique mêlant un territoire, un élite dominante et une idéologie. C’est un artéfact.
L’autoritarisme existait avant la nation. L’ancien régime n’était pas libertaire. Louis XIV : « L’État c’est Moi ».
Disjoindre Etat et Nation … le crétinisme à l’état pur.
La nation américaine est et reste génocidaire. La bonne conscience me fait gerber.
2. La catastrophe climatique. Le changement climatique causé par l’expansion continue des industries des combustibles fossiles et de la pétrochimie tue 5 millions de personnes chaque année, sans compter les souffrances extraordinaires et les migrations forcées dues à la volatilité du climat et à l’augmentation des températures. Les catastrophes liées au changement climatique ont causé 165 milliards de dollars de dégâts rien qu’aux États- Unis en 2022.
L’écologisme vulgaire se réduit à des incantations pénibles. Pas un mot sur la décroissance et comment y parvenir ? C’est aussi oublier que le capitalisme possède une dynamique auto-créatrice : détruire pour construire. Mon climato-scepticisme se trouve encouragé devant de tant de platitudes. Sujet à creuser
3. Militarisation des frontières. Les réfugiés et les demandeurs d’asile sont criminalisés, qu’il s’agisse de migration volontaire ou forcée, en raison de l’instabilité climatique, économique et politique. Les dirigeants autocratiques exploitent ces flux migratoires pour créer un sentiment de panique afin de resserrer leur emprise sur la société civile.
Un peu court comme analyse. Il est vrai que nous assistons depuis quelques années à une gestion de la peur comme reprise en mains des consommateurs. Le mythe de la Frontière auX USA est prégnant. Aucun traité des américains avec les natifs n’a été respecté.
4. Le danger imminent d’une guerre nucléaire. L’horloge du Jugement dernier, créée par des scientifiques atomistes en 1947 pour mesurer le risque de cataclysme, est
aujourd’hui à un niveau record de 90 secondes avant minuit, avec des menaces imminentes de conflit nucléaire en Europe et en Asie.
Evangéliste, je vous l’avais dit, un vrai virus.
5. L’accroissement des inégalités. Les millionnaires et les milliardaires détiennent les quatre cinquièmes de la richesse aux États-Unis ; trois individus détiennent plus que la moitié inférieure de tous les Américains. L’impôt sur la fortune n’a jamais été aussi bas, alors que la moitié de l’humanité survit avec moins de 5,50 dollars par jour.
Un coup de moraline pour se sentir gentil.
6. Le démantèlement délibéré de la société civile, de la syndicalisation et de la cohésion sociale. Le pouvoir des riches et des entreprises aux États-Unis permet d’injecter des sommes illimitées dans la politique, déforme notre vie publique et alimente un sentiment de désillusion, d’isolement et de méfiance à l’égard du gouvernement. Ces crises sont, pour chacun d’entre nous, déchirantes et exaspérantes.
Une intuition et tout de suite on retombe dans le prêchi-prêcha. Le néo-libéralisme est à l’oeuvre depuis les années 30 ; école de Vienne et de Chicago. Le but est de remplacer les structures de domination vieillissantes par un capitalisme expurgé de ses entraves étatiques (donc nationales), psychologiques, institutionnelles (syndicats, corps intermédiaires…) Ce thème vaut une réflexion approfondie.
C’est la réaction naturelle des personnes qui accordent de l’importance à la dignité humaine, à la sécurité et à la sûreté. Mais ce n’est pas la seule réponse possible. Parce que la guerre, les migrations massives et l’instabilité économique suscitent la peur chez chacun d’entre nous, les autoritaires utilisent cette peur pour resserrer leur emprise sur la société civile. Les autoritaires tirent parti de l’incertitude pour détourner l’attention de la majorité afin de promouvoir les intérêts d’une élite, sapant ainsi les fondements de la démocratie.
Conclusion moralisante, mais pleine de bon sens. Au gros, on n’est pas plus avancé qu’au début. Beau sermon creux. Que de travail devant nous !
Merci à Pierre de nous titiller les neurones
R-D M
Racismes