Divergences Revue libertaire en ligne
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Les nouveaux totalitarismes

3/10
3 choses
1-d’abord celle-ci qui fera plaisir à Beno
La police, le pape, et les chrétiens anarchistes = Les autorités ont-elles peur des chrétiens anarchistes ?
On pourrait le penser, vu comment les services de police ont voulu décourager la poignée de chrétiens révolutionnaires qui désiraient monter une petite action politico-spirituelle quand, dans leur ville, s’est incrusté derrière le Pape le président de la République.
2- La suite ici : https://lundi.am/La-police-le-pape-et-les-chretiens-anarchistes
Nous ne sommes pas seuls ; A propos de ce que nous appelons le nouveau totalitarisme, l’organe de la gauche radicale Lundi matin se demande :La rébellion est-elle passée à droite ?
https://lundi.am/La-rebellion-est-elle-passee-droite
3- Au moins deux d’entre nous ont posé la question de l’organisation anarchiste. Que répondre, c’est une vieille question, déjà Bakounine l’avait pensé et mis en œuvre. Après la révolution russe elle a divisé les anarchistes entre synthésiste et plateformiste. Existe t il aujourd’hui d’autres raisons de relancer le débat ? Peut être ! A vous partisans de cette idée d’intervenir.
Pierre

3/10
A tous, bonjour,
Je rejoins Bernard sur le danger représenté par la montée d’un courant important dans la nouvelle génération qui regroupe dans une sorte d’alliance des Queers, wokes et tout un secteur antifa. Cette alliance s’est organisée à notre insu au sein du groupe de préparation à la Rencontre Internationale Anarchiste (RIA2023) à St-Imier. J’en ai pris conscience que lors de la dernière réunion de préparation du 2 juillet lorsque est apparu la Team Care (un groupe Queer) qui a voulu imposer le masque pour tous lors de la RIA. J’ai été le seul à m’y opposer. Les quelques autres qui étaient d’accord avec moi n’ont pas oser s’exprimer.
J’ai donc alors ressenti une prise de pouvoir, qui s’est confirmée durant la RIA (même si le port du masque a été annulé) par le blocage de plusieurs exposés-débats : sur la techno-science avec le groupe PMO, une réflexion sur "Que faire face à l’instrumentalisation de l’OMS ? et un débat sur Julian Assange (et sans doute d’autres exclusions).
L’incident le plus connu en milieu anarchiste est l’agression menée à plusieurs reprises contre le stand de la Fédération anarchiste. Il est évident que les deux livres incriminés (traités d’islamophobes) n’étaient qu’un prétexte pour cette "alliance" afin de manipuler la nouvelle génération en la détournant des organisations anarchistes tels que la FA, afin de pouvoir, à terme, prendre le pouvoir au sein du mouvement anarchiste, y imposant leurs méthodes brutales et dénigrant tout ce qui ne va pas dans leur sens (ce qui commence à devenir visible aussi en France.
En Suisse, cette "alliance" profite largement du vide laissé après la disparition vers 2004 du dernier mouvement anarchiste organisé : l’Organisation Socialiste Libertaire (OSL) dont une partie des membres sont maintenant actifs dans une faitière syndicale Syndibasa, à gauche de l’Union des syndicats suisses (USS) sur la base du syndicat SUD dans le Canton de Vaud et de la FAU (anarcho-syndicalistes) qui étaient avec l’OSL. Ces militants étaient malheureusement absents de la RIA.
Je connais encore mal ce courant. Qui pourrait nous conseiller des analyses à ce sujet ? Ce qui me semble évident, c’est qu’il y a une rupture avec notre travail de recherche sur l’évolution des nouvelles formes de pouvoir et domination par cette coalition entre capitalisme mondialisé et chefs d’Etat, que nous avons détecté (nt. grâce à Wikileaks) au sein des négociations sur le commerce international et donc OMC (Organisation Mondiale du Commerce) et maintenant de l’OMS avec des modifications du Traité sur les pandémies et du statut de l’OMS, ouvrant la voie à un pouvoir totalitaire.
En effet, cette "alliance Queer and co"" ne cherche pas à connaître et combattre les nouvelles modalités du pouvoir. Ils sont axés sur la question "genre" et tentent de prévenir toute critique à leur égard en traitant leurs contradicteurs (nt. groupe PMO) d’homophobes et fascistes. Il n’y a pas d’ouverture à un débat contradictoire, comme on le constate aussi sur les questions covid/vaccins/OMS. Ils se prétendent anticapitalistes, mais ils reprennent en copié-collé contre tous les termes insultant (irrationnels, complotistes, fascistes, etc.,) diffusés jusque dans les médias de gauche par le pouvoir mondialisé (qui n’a plus rien de neo-libéral).
Oui, il est important de relancer le mouvement anti-autoritaire, anarchiste anti-totalitaire, o ?u nous devons maintenant lutter sur deux fronts : celui d’en-haut et celui à côté de nous. Il faut voir si l’IFA (Internationale des fédérations anarchistes) peut être renouvelée. J’étais présent au Congrès IFA de Carrara en août 1968.
Avec mes salutations liberterres.
Ivar

3/10
Merci Pierre,
Intéressant...
Sur la rébellion passée à droite, j’ai pu remarquer en tout cas qu’un bon nombre de prolétaires (et sous-prolétaires) commencent à être séduits par les discours d’extrême-droite, en partie parce qu’ils ne se sentent plus défendus par la gauche, plus intéressée par les questions de genre et de sexualité que par l’égalité sociale. Le site du "national-socialiste" Alain Soral est d’ailleurs l’un des plus visités. Je le consulte parfois pour prendre la température, et cela est assez inquiétant : haine des juifs (sous l’appellation "sionistes"), des protestants, exaltation des régimes autoritaires (Chine, Corée du Nord, Russie, etc.). Volonté d’unir les fascistes, les cathos traditionalistes et les musulmans.
Le danger c’est qu’il y a quelques éléments justes dans sa critique de la société occidentale – qu’il a repris d’ailleurs au communiste Michel Clouscard (sur le libéralisme-libertaire) –, mais ces concepts sont détournés à dessein pour séduire les jeunes, désigner des ennemis ethniques ou religieux, et promouvoir l’autoritarisme. Sans oublier le négationnisme sous-jacent... Il maîtrise aussi les nouvelles technologies, donc ses discours font mouche. Beno Hasopher

3/10
Je rebondis sur la question de l’organisation, un mâle mal nécessaire, en y glissant une question qui m’est venue récemment, suite aux dicussions autour de St Imier, et à la surreprésentation des questions LGBTQI+ dans les débats récents, au point qu’elles tendent à effacer le reste. Il me semble que cette passion du genre n’est pas spécifiquement anarchiste, mais plutôt libérale — les authentiques libéraux politiques sont opposés à l’esclavage, au sexistme, aux discrimations de genre, et à toute intrusion de l’Etat dans la vie privée des citoyens.
La question est donc celle du slogan qui est peut-être plus importante qu’on ne pourrrait le souhaiter (dans le monde des entreprises, ça s’appelle la "tag line" et c’est c’est traité avec le plus grand sérieux au niveau des directions générales ).
Depuis le plus jeune âge j’associe anarchisme à "Ni Dieu, ni Maître". Pour corriger mon petit faible pour la mythologie grecque, je l’ai finalement réécrit au pluriel en "Ni dieux ni maîtres".
Mais il me semble que ça ne suffit plus, car ce slogan peut être adopté par nombre de non-anarchistes. Il srati maintenant daté et nécessiterait un troisième terme.
Ni Dieu ni maître, convient parfaitement à la pensée libérale, y compris dans son jusqu’au-boutisme libertarien. Les libéraux sont athées ou agnostiques, et comme beaucoup de monde, ne souhaitent pas avoir de maître. En rabattant les relations interpersonnelles sur le mode contractuel (à mettre en regard, me semble-t-il avec ce qu’en disait Proudhon), ils ne souhaitent pas non plus être le maître de qui que ce soit, au moins dans le sens le plus brutal.
Patrick.
PS : un élément biographique pourra aider à comprendre mon angle d’attaque : dans la grande maison où nous accueillons souvent de nombreux adolescent et jeunes adultes insouciants, nous avons fini par coller dans les chambres une feuille A4, façon "mode d’emploi", dont le titre est : " Ni dieux, ni maîtres, ni domestiques".

3/10
Sans vouloir ouvrir une longue polémique, je trouve un peu excessif, comme le fait Bernard (L) de dire que les jeunes changent de sexes comme de chaussettes aujourd’hui et de le comparer à une forme de tranhumanisme.
D’accord dans Tanshumnisme, il y a trans, mais ayant plusieurs ami.es de tous sexes qui se sentant mal ou peu à l’aise dans celui de leur naissance ont entrepris ce difficile combat qu’est de se lancer dans cette aventure pour se sentir mieux. J’ai fréquenté ces amis durant leur période de transformation et je dirai qu’il faut un sacré courage pour affronter le regard et le jugement des autres. Non, changer de sexe n’est pas un caprice. Pour ma part je me sens bien dans le mien, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Voilà, c’est dit sans développer...
Filakia
Pat d’Athènes

3/10
Derrière, le changement de sexe et autres diversifications genrées , il y a une technologie de point. C’est faire du moi un artéfact technique et idéologique. Bien sûr qu’il y a souffrance, pour ma part je suis très prudent sur ce sujet, car on pourrai y voir un nouveau conformiste du type mariage pour tous.
Le pire cela risque d’être un phénomène éphémère, bonjour les dégâts ! Les cas terribles d’impossible retour en arrière arrivent dans les documentations cliniques.
R-D M

3/10
Certes Dominique, mais il y a eu, il y a, et aura encore je l’espère, quelques trans bien dans leur peau...
Le problème c’est celui du phénomène de mode, du "pourquoi pas essayer" etc... Comme une espèce de zapping et ça c’est dangereux en effet...
Il faudrait faire comprendre aux plus jeunes générations qu’il ne s’agit pas d’un jeu !...
Filakia
Pat

13/10
Ce qui s’est passé à Evergreen me semble être un phénomène assez banal, finalement, d’hystérie collective fondée sur la culpabilité plus ou moins refoulée des "blancs" par rapport à l’esclavage et le désir (plus ou mois refoulé) de vengeance des afro-américains qui profiteraient des circonstances pour prendre le pouvoir, soutenus par les "supplétifs" blancs qu’ils ont rallié à leur cause et qui, comme toujours, en rajoutent une couche (font du zèle, si on veut).
Je ne sais pas pourquoi mais la passivité de la majorité silencieuse me fait penser à l’expérience de Milgram.
Personne ne semble avoir eu l’idée de leur dire "Allez vous faire foutre".
La même chose pourrait arriver en France sauf que le moteur de l’hystérie collective pourrait être le colonialisme.
Réné

16/11
Bonjour à tous,
Dans le dernier numéro de divergences, il y a un texte de la sulfureuse Judith Butler…
Comme je l’ai dit à Pierre en privé, Butler représente à peu près tout ce que je n’aime pas à gauche. Pour faire court : le remplacement du social par ce qu’on appelle le "sociétal" ou plutôt la substitution de la lutte des classes par la lutte des genres, des sexualités, etc. Bref, la grande bourgeoisie raffole de ce type de gauchistes qui font le jeu du techno-capitalisme et de l’extrême droite. Et c’est sûrement la raison pour laquelle les grands médias et les universités les promeuvent.
Outre cela, Butler est aussi viscéralement antisioniste. Ce qui est d’ailleurs une autre caractéristique de cette "gauche", qui rejoint sur ce terrain l’extrême droite ou du moins une de ses branches (puisqu’il existe aussi une extrême droite sioniste). Il y a quelques années, elle a même déclaré que le Hamas et le Hezbollah étaient des mouvements progressistes, faisant partie de la gauche mondiale :
« Yes, understanding Hamas, Hezbollah as social movements that are progressive, that are on the Left, that are part of a global Left, is extremely important. »
Alors je ne sais pas si Butler a lu la charte du Hamas et si elle considère que la destruction d’Israël serait un progrès social et humain, mais cette vision du "progrès" est diamétralement opposée à la mienne. De manière générale, je suis plutôt contre le progrès des maladies (ceci pour rappeler qu’un progrès n’est pas toujours positif).
Naturellement, tout le monde peut se tromper dans la vie et changer d’opinion avec le temps, et le texte que vous avez choisi de publier est déjà plus nuancé. Mais de là à parler d’un texte courageux, il ne faut pas exagérer ! Ce qui aurait été plus courageux de sa part, c’est de reconnaître qu’elle s’était trompée et de s’excuser…
Bien à vous,
Beno Hasopher