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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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L’égalité, c’est pas sorcier !
Que les hommes et les femmes soient belles !
Exposition / Pétition / Action
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L’égalité, c’est pas sorcier ! est d’abord une association qui agit pour l’égalité des femmes et des hommes, pour « la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, le principe de laïcité comme élément indispensable à l’égalité des femmes et des hommes, à la liberté et à l’autonomie. »

L’égalité c’est pas sorcier ! est aussi une exposition qui se conçoit comme militante, dynamique et offensive afin de provoquer le débat et créer un mouvement. C’est « un outil de sensibilisation et de prise de
conscience
 ».

L’ÉGALITÉ C’EST PAS SORCIER !

L’exposition s’articule autour de cinq grandes thématiques :

• la grammaire et son rôle dans la représentation des genres (le masculin l’emporte sur le féminin)

• l’égalité professionnelle

• la parité en politique

• la prostitution

• la liberté sexuelle

Chaque thématique part d’une idée reçue, banalisée dans l’opinion publique pour y opposer la complexité de la réalité et proposer des pistes d’action individuelle et collective.]]

L’exposition s’articule autour de cinq thématiques : le langage, la liberté sexuelle, la prostitution, l’égalité professionnelle, la parité.

Que la lutte soit festive, que l’expression soit libre et féconde, enfin «  Que les hommes et les femmes soient belles » !



« Le masculin l’emporte sur le féminin. »

Cette règle de grammaire apprise dès l’enfance sur les bancs de l’école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin. En 1676, le père Bouhours, l’un des grammairiens qui a œuvré à ce que cette règle devienne exclusive de toute autre, la justifiait ainsi : « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. »

Pourtant, avant le XVIIIe siècle, la langue française usait d’une grande liberté. Un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms, pouvait s’accorder avec le nom le plus proche. Cette règle de proximité remonte à
l’Antiquité : en latin et en grec ancien, elle s’employait couramment.

Plus récemment, l’éminente linguiste, Josette Rey-Debove, l’une des premières collaboratrices des dictionnaires Le Robert, disait à ce sujet :
« J’aime beaucoup la règle ancienne qui consistait à mettre le verbe et l’adjectif au féminin quand il était après le féminin, même s’il y avait plusieurs masculins devant. Je trouve cela plus élégant parce qu’on
n’a pas alors à se demander comment faire pour que ça ne sonne pas
mal. »

335 ans après la réforme sexiste de la langue

Le masculin ne l’emporte plus sur le féminin et depuis les hommes et les femmes sont belles !

Lundi 2 mai 2011, la pétition « Que les hommes et les femmes soient belles » demandant la reconnaissance et l’application de la règle de proximité a été lancée par quatre associations : L’égalité, c’est pas
sorcier !, La ligue de l’enseignement, Le Monde selon les femmes et Femmes Solidaires.Depuis, ces associations ont été rejointes par 1600 personnes dont 26,30% d’hommes prêts à abandonner le privilège de visibilité et de dominance que la langue leur offre depuis le 18e siècle.

C’est bien la perception que les genres grammaticaux ont quelque peu à voir avec le genre assigné à chacun et chacune, qui explique les réactions de satisfaction ou de soulagement des signataires. En réponse à la pétition, Eliane, retraitée de Bayonne, écrit : « Je suis révoltée depuis l’école primaire… », Yasmina, professeure des universités au Maroc :
« J’attendais ça depuis longtemps ! », Evelyne, enseignante en Belgique : « Je me sens moins seule désormais », Audrey, libraire de Saint-Etienne : « Ce débat aurait du être soulevé il y a bien longtemps, il était temps ! Merci ! ».

D’autres expriment clairement leur conviction que la langue porte des représentations sociales et sexuées. Chantal du Québec : « Le poids des mots est un poids social », Odile de Dijon : « la règle de proximité est de nature à faire évoluer les mentalités », Grégoire de Rome, enseignant : « Pour une révolution dans les consciences ! », Mona de Paris, sociologue : « Ca commence dans les pratiques linguistiques quotidiennes, et ça se poursuit partout... », Gilles de Paris, journaliste : « C’est par le Verbe que tout commence, ou peut recommencer sur un bon pied... »

Pour certains, comme Serge de Bruxelles, enseignant, et Claire de Casablanca, enseignante, la règle de proximité n’est qu’une affaire de bon sens, pour d’autres comme Yoann de Paris, traducteur, elle « ouvre de nouvelles possibilités linguistiques, littéraires. Pur et simple enrichissement. »

Si Laurence de Frasne-les-Meulières, institutrice, aimerait « bien enseigner ça à mes petits CE2 », Frédéric d’Oissel, lui aussi enseignant, décide que
« désormais mes élèves n’auront plus faux quand ils (euh... elles) écriront en respectant la règle de proximité. Pas sûr que mes inspecteurs apprécient, mais bon... il va bien falloir qu’ils s’y fassent. »

Enfin, certains sont déjà passés à la pratique comme Didier de Silfiac, chômeur : « Cela fait déjà quelques années que j’applique cette règle qui me semble logique ! », ou Bruno de La Madeleine, journaliste « qui prend déjà la liberté d’utiliser cette règle ».



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