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Jean-Pierre Garnier
Un développement urbain insoutenable (2)
Sécuriser ou rassurer ?
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Une opposition dépassée

Pour étayer un point de vue qui paraîtra à beaucoup quelque peu alarmiste voire « catastrophiste », on prendra pour point de départ un pronostic de l’urbaniste Paul Virilio. Certes, on n’est pas obligé de partager, pour autant, la vision religieuse du monde qui l’inspire. Mais, il permet de placer la question sous un éclairage qui aide à la formuler autrement en mettant en lumière ce qui, d’ordinaire, est laissé dans l’ombre. Selon P. Virilio,
« l’opposition ville/campagne a fait le XIXe siècle et l’opposition
centre-ville/banlieue a fait le XXe siècle [1] ». Or, même si nous raisonnons encore dans le cadre de cette dernière opposition, une troisième se profilerait à l’horizon du XXIe siècle : « À la banlieue
et au centre-ville se substituent les villes-banlieues par rapport à une global city. [2] » Or, on pourrait adjoindre, pour compléter le tableau, « la campagne-banlieue ».

Chacun le reconnaît aujourd’hui : mondialisation de l’économie et métropolisation de l’urbain vont de pair. « Plus l’économie s’internationalise, plus les fonctions centrales se concentrent : telle est la dynamique essentielle de la ville gobale [3] ». Il s’ensuit que, hors des métropoles et, plus exactement, du cœur actif des métropoles, qui peut être lui-même polycentrique — le « centre » se répartit parfois entre plusieurs « nœuds géographiquement dispersés, mais liés par le réseau télématique [4] » —, le reste du territoire tend à devenir une immense « périphérie ».

Cette suburbanisation généralisée peut être plus ou moins prononcée et revêtir plusieurs formes : banlieue « classique » composée de zones industrielles, d’entrepôts et de centres commerciaux, d’ensembles de logements sociaux à haute densité ou de lotissements de maisons individuelles, de villes nouvelles ou anciennes intégrées dans le tissu de l’agglomération. Mais on trouve aussi des villes petites ou moyennes physiquement séparées mais plus ou moins dépendantes du complexe métropolitain. Le processus de métropolisation produit, en effet, des systèmes urbains de grande taille où le réseau viaire et ferré entre les villes change de fonction : il devient le support principal de flux internes. Le TGV, par exemple, tend à se muer peu à peu en métro pour les relations entre les villes proches du réseau. Bref, avec l’expansion urbaine, l’espace interurbain réticulaire tend à se transmuer en espace intra-urbain territorial. Le Bassin parisien, par exemple, avec sa vingtaine de millions d’habitants présente une trame de plus en plus serrée de villes moyennes ou petites entourant la métropole parisienne, jointe par de multiples relations et flux. À brève échéance, l’évolution de ce territoire devra être envisagée comme celle d’un ensemble totalement urbanisé.
Il faudrait donc y inclure, — et nous entrons ici dans le vif du sujet — les environs ruraux.

C’est à dessein que le terme « environs » est utilisé ici, et non celui
d’« environnement », bien que les implications écologiques de cette évolution soient considérables. Mais, des expressions voisines comme
« campagne » ou « milieu rural » évoquent un monde autonome en voie de disparition, du moins dans les sociétés dites « développées ». Car l’époque est révolue où il constituait une civilisation à part, avec sa dynamique, ses traditions et ses valeurs propres. « Quand les bulldozers effacent le terroir, quand les jeunes gens partent à la ville ou quand s’installent les "allochtones", c’est au sens le plus concret, le plus spatial, que s’effacent, avec les repères du territoire, ceux de l’identité [5] ». En outre, en raisons de leur place fonctionnelle et leur statut symbolique, ces espaces non construits se définissent de plus en plus comme les compléments ou des satellites
« verdoyants » des aires métropolitaines.

Le rôle assigné à la campagne dans le cadre de son intégration à la société urbaine globale dépend des objectifs que se fixe cette société. Ou, plus exactement, de ceux que fixent les forces sociales qui dominent cette société. Aujourd’hui comme hier, et aujourd’hui plus qu’hier en raison du triomphe — momentané ? — de l’« économie de marché », ces objectifs obéissent à la logique qui régit la marche du monde, celle du profit. Autant dire que la production de l’espace, au sens où l’entendait le sociologue Henri Lefebvre, obéit d’abord à l’impératif de rentabilisation, même si, pour des raisons politiques et, de plus en plus, écologiques, cet impératif doit être, comme on le verra plus loin, quelque peu modulé. Or, cette rentabilisation implique une urbanisation généralisée.

Sans doute un débat a-t-il été ouvert dans certains pays, dont la France… et la Chine « populaire », sur la possibilité d’enrayer l’expansion indéfinie de ce que des urbanistes et des chercheurs italiens appellent la « ville diffuse », en lui opposant un modèle « compact » de développement urbain. Qualifié un peu vite d’« européen » pour le distinguer de l’étalement urbain anglo-saxon, il repose sur l’équation :
« densité+mixité = urbanité ». Avec un mot d’ordre : « reconstruire la ville sur la ville », au lieu de la laisser continuer à se répandre sous la forme d’un habitat épars et fonctionnellement ségrégé dans les campagnes alentours.

Cependant, outre que sa « faisabilité », comme disent les experts ès aménagement, semble douteuse, étant donné le caractère de plus en plus inabordable du centre des agglomérations pour les classes populaires voire moyennes en raison de la pression à la hausse des prix de location ou d’acquisition des logements, nul n’ignore que l’engouement pour la maison individuelle, encouragé par les pouvoirs publics et privés, reste des plus vivaces parmi les citadins. Sans compter, pour les plus fortunés d’entre eux, leur désir de compléter une localisation centrale par la disposition d’une ou de plusieurs résidences secondaires. Mais, surtout,
on décèle mal en quoi le primat donné à la verticalité modifierait fondamentalement les données de problèmes (croissance des inégalités et de la misère, « violence urbaine », surpopulation, pollution…) qui, « parce qu’il sont d’essence normative […], ne sauraient recevoir de réponse purement technique [6] ».

L’« urbanisation de l’espace », c’est-à-dire sa transformation en espace urbain, ne prend pas seulement la forme d’une extension ou une expansion urbaine. Au-delà de l’occupation du terrain, si l’on peut dire, par un cadre bâti plus ou moins continu ou, au contraire, épars, on assiste à une diffusion des modes de vie urbains dans des zones de plus en plus éloignées des limites des agglomérations. On peut même parler d’une
« suburbanisation » progressive de l’espace rural, si l’on entend par ce terme sa réduction à l’état de périphérie dépendante et subordonnée, non plus par rapport à « la ville » en général, ou à la ville proche, en particulier, mais aux grandes métropoles françaises, européennes voire mondiales, où s’enracine la dynamique du capitalisme « post-industriel ».

Dans l’Europe en voie d’intégration, l’espace rural représente encore environ 80% de la superficie. En France, la fonction « nourricière » de la campagne a été confirmée mais « rationalisée ». Celle-ci continue pour une bonne part à assurer le ravitaillement des citadins, non plus seulement français mais étrangers. Quant aux productions jugées, « intégration européenne » aidant, « non compétitives » dans l’hexagone, elles sont délaissées ainsi que leurs producteurs, à charge pour des pays voisins (Espagne, Italie) ou éloignés (Maroc) de prendre la relève. Un tiers environ du territoire rural national a ainsi été classé comme pouvant être
« concurrentiel » sur le marché mondial — chiffre revu récemment à la baisse avec l’irruption de la concurrence des ex-pays « socialistes ». Depuis plus de quarante ans, l’agriculture et l’élevage y ont été
« modernisés » sur la base de méthodes directement inspirées par et calquées sur la logique productiviste de l’organisation industrielle. Or, on peut se demander si cette « modernisation » n’est pas aussi dommageable pour les zones rurales que l’exode rural et l’urbanisation incontrôlée.

En Bretagne, par exemple, la « révolution culturelle et culturale » du monde rural a certes permis d’éviter le dépeuplement et le déclin économique des campagnes. L’élevage hors-sol est devenu la règle et les agriculteurs bretons n’ont plus grand chose de commun avec les paysans de jadis. Le « modèle » de l’exploitation agricole est, pour les animaux, celui du camp de concentration : des poulaillers en « batterie » de
10 000 poules et des porcheries de 1200 places assurent plus de la moitié de la consommation nationale. Résultat écologique : un bon tiers des cantons ruraux est saturé de lisier, entraînant de graves problèmes d’approvisionnement en eau potable, et une quarantaine de communes du littoral sont touchées par l’eutrophixation, à savoir ces marées d’algues vertes dopées par les pesticides, à l’odeur pestilentielle. De quoi faire fuir les touristes, seconde poule aux œufs d’or, si l’on peut dire, du « monde » rural.

Entre désertification et disneylandisation

Les deux autres tiers du territoire rural français sont destinés, en effet, à devenir pour la plupart des espaces de loisirs pour les citadins, seule alternative, paraît-il, à la désertification. Considérées comme « improductives », c’est-à-dire aptes à n’accueillir que des activités jugées peu ou non rentables, une bonne part des terres anciennement cultivées sont laissées à l’abandon. En France, 40% de l’espace rural se trouve ainsi actuellement en état de déshérence. Situation durable ou temporaire ? Tout dépend de ce que l’on veut en faire.

Il n’est jamais trop tard, en effet, pour leur découvrir quelque utilité nouvelle. Le manque total d’intérêt longtemps manifesté à l’égard de certaines contrées a eu, par exemple, pour effet paradoxal que l’on s’intéresse à nouveau à elles. Ainsi en alla-t-il de zones stériles et désolées reconverties en décharges industrielles, en terres d’accueil pour les activités polluantes ou dangereuses, en terrains d’entraînement militaire, en tracés d’autoroutes ou de TGV... Mais il s’agit là d’espaces résiduels. Car la vocation première réservée à ce qui reste de la campagne, au fur et à mesure que s’étend l’urbanisation, est de servir à l’agrément des citadins. Or, ce qui la guette, sous cet angle, ce n’est pas le désert mais le trop-plein.

Dans son livre L’Identité de la France, l’historien Fernand Braudel affirmait que l’un des risques majeurs encourus par cette identité, non seulement pour les Français mais pour l’Europe occidentale toute entière était la déruralisation due à l’abandon des cultures traditionnelles. Espace agro-industriel ou abandon à la broussaille, telle était, selon lui, l’alternative réservée à ce que l’on appelait encore par habitude « la campagne ». « Une Europe sans paysans, cela ne s’est jamais vu ! », avait-il coutume de s’exclamer. La remarque est un peu exagérée pour ce qui est de la France. Tout d’abord, il subsiste des portions importantes du territoire national affectées à l’agriculture et à l’élevage même si, comme nous l’avons évoqué, la « rationalisation » des techniques et des méthodes, ajoutée à la modernisation du mode de vie, a fait disparaître l’essentiel de ce qui faisait la spécificité culturelle et esthétique de la ruralité. La remarque est surtout naïve parce qu’il ne s’agit là que d’un aspect parmi d’autres des bouleversements introduits par le capitalisme, lequel ne cesse, comme le soulignait déjà Marx, de « révolutionner » les manières de produire, de vivre et de penser, et donc d’éliminer les archaïsmes, société rurale en tête. Mais il semble que la nostalgie reste vivace de nos jours, y compris parmi des intellectuels qui prétendent prospecter le futur, d’une époque où ce qui subsistait de la société pré-industrielle échappait encore à l’emprise des rapports sociaux dominants.

L’urbaniste P. Virilio, que l’on citera à nouveau, déplore lui aussi ce
« grand désastre » que constitue, selon lui, « la mise en friches du territoire européen » [7]. À le lire, « l’espace européen était un immense jardin ». Peu importe ici la véracité d’une affirmation qui semble faire bon marché des friches et des zones boisées que l’on trouvait en quantité à l’époque où la civilisation rurale était encore florissante. Mais, ce qui est intéressant, en l’occurrence, c’est la critique, naïve elle aussi, que P. Virilio et quelques autres, effectuent de la « politique du paysage » menée par les pouvoirs publics pour remédier à cette situation.

« Corriger, aujourd’hui, veut dire masquer », écrit P. Virilio. L’accent mis sur le visuel, dans le cas du land art, par exemple, ou dans les « débats muséographiques d’aujourd’hui », ferait oublier l’essentiel, à savoir qu’au-delà de l’environnement, se pose la « question capitale du paysage d’évènements » [8]. Des évènements constitués par « la mise en culture par des hommes à travers la vigne, le blé, etc. ». C’est ce paysage rural animé par la relation active avec les éléments naturels que l’Europe aurait perdu. Bref, il ne s’y passerait plus rien. Ici encore, perce une certaine propension à l’exagération. Mais là n’est pas la question. Ce qui importe et qui devrait faire problème, c’est la conclusion qu’en tire P. Virilio et tous les adeptes de la « revitalisation du monde rural ». À les entendre, il faudrait y « réintroduire l’homme, les évènements dans le paysage », sous peine, pour les aménageurs, de devenir « les collaborateurs de la désertification des campagnes [9] ».

En réalité, « cette image du paysage de l’action qui a lieu quelque part et qu’il faut retrouver », ne nous fait pas quitter le domaine du spectacle. « Comment concevoir l’espace comme une scène pour les hommes et pas simplement comme un objet de contemplation plus ou moins nostalgique ? Une dramaturgie du paysage est à réinventer. Une scénographie avec des acteurs et pas simplement avec des spectateurs est à retrouver. [10] » En somme, ce que reprochent P. Virilio et ses pareils aux mesures prises pour préserver de monde rural, c’est de ne considérer que le décor, alors que tout bon metteur en scène se préoccupera en premier lieu des acteurs. Mais c’est là oublier que l’ordre marchand, lui, y a déjà songé. Les rôles sont déjà distribués et c’est à chacun de s’y conformer, à charge pour les « animateurs », « organisateurs » et autres « concepteurs d’événements » — un nouveau métier apparu en ce début de siècle — d’aider les néophytes à bien tenir le leur.

Tout est mis en œuvre pour que les habitants des villes qui envahissent les campagnes s’y activent avec compétence et entrain, ne serait-ce que comme figurants, c’est-à-dire comme consommateurs. Car « le rapport à l’histoire qui hante nos paysages est peut-être en train de s’esthétiser et, simultanément, de se désocialiser et de s’artificialiser » [11]. Locations de maisons ou d’appartements dans les villages ou les hameaux, séjours tarifés en gîte rural ou à la ferme, restauration ou construction de résidences secondaires dans le style traditionnel, néo-artisanat, cuisine régionale et marchés « bio » de « produits du terroir » spécialement destinés aux visiteurs, hébergement des vacanciers dans des auberges, hôtelleries et châteaux, spectacles et festivals payants en tout genre, promenades et visites guidées pour « découvrir les richesse locales », initiation à des sports « écologiques » de plus en plus coûteux en équipement et en prestations (VTT, deltaplane, rafting, voile, canoing, cheval, etc.)... Toutes ces activités sont programmées, « ciblées », organisées de façon méthodique pour ne pas dire planifiées. Les « tours operators » ont inclu des circuits « verts » dans leurs catalogues. Les banquiers et promoteurs de Londres, Hambourg ou Paris ont commencé à concevoir et aménager des « center parks » pour recréer de la « nature inviolée » au sein même d’une campagne largement défigurée. Même les espaces protégés — contre qui ? — n’échappent plus à cette suburbanisation généralisée.

Tout est finalement question d’échelle. Les « parcs régionaux », à l’instar des parcs urbains, sont des « réserves » de nature maintenue ou reconstituée pour servir de « poumon » à une population citadine à la recherche d’« air pur ». Avec la pollution afférente [12]. Les autoroutes les longent quand elles ne les traversent pas, des parkings permettent à la foule des visiteurs de s’y presser de plus en plus nombreux. Les itinéraires « fléchés » et les sentiers balisés, avec les villages, les terrains de camping, les aires de pique-nique, les « curiosités naturelles » et autres « sites classés » qu’ils relient, finissent par constituer un réseau dont la raison d’être et le fonctionnement sont à bien des égards comparables à n’importe quel réseau urbain. Autrement dit, la campagne est de moins en moins un espace rural, dès lors que l’on cesse de privilégier l’espace physique, c’est-à-dire la physionomie du territoire, pour s’intéresser aux logiques sociales qui régissent son façonnement et son usage.

Le processus qu’observait H. Lefebvre sur le pourtour de la Méditerranée dans les années 1960 et 1970 a gagné de nos jours de vastes portions d’espace « rural » : « une néo-colonisation s’y installe, économiquement, socialement, architecturalement et urbanistiquement. [13] » Célébrée par certains, la « redécouverte » de la campagne, comme d’ailleurs celle des villes anciennes, ne témoigne pas de l’avènement d’une « civilisation des loisirs » libérée des impératifs économiques. Cette civilisation s’avère tout aussi « productiviste » que celle du travail dont elle est censée prendre la place alors qu’elle n’en est que le complément. Originellement placés sous le signe de la gratuité, le repos, la détente ou la fête sont à leur tour systématiquement commercialisés — « marchandisés », disent
les « altermondialistes » —, avec une exploitation renforcée du
personnel chargé de la distraction et du confort des citadins fatigués et énervés [14]. À « l’or bleu » des stations balnéaires et « l’or blanc » des stations de ski, s’est ajouté « l’or vert » du tourisme rural.

Réserve d’indigènes préposés à « l’agro-tourisme », cette campagne muséifiée est vouée au repos et à la distraction estivales des salariés de l’Europe du Nord. « À l’avenir, la France jouera en Europe le rôle d’une Suisse agrandie et deviendra un pays de tourisme ». Le vœu d’Adolf Hitler est en passe d’être partiellement exaucé, si l’on considère la réaffectation en cours d’une partie de l’hexagone [15]. Les agences de voyage et les offices du tourisme, appuyées et relayées par la bureaucratie de État et, de plus en plus, ses instances décentralisées (régions, départements, communes), organisent la traversée d’un monde « rural » mercantilisé et réenchanté, sorte de
«  magic kingdom » à la mode européenne, gigantesque « parc à thèmes » (les us et coutumes, l’écologie, la faune, la flore, la gastronomie, etc.) diffus pour répondre à la nostalgie bucolique des habitants stressés des grandes agglomérations. Comme à Eurodisney, devenu Disneyland Paris pour ne pas froisser la susceptibilité nationale, personne, bien sûr, n’ignore que ce royaume merveilleux est une fiction. Mais pourquoi s’en soucier, quand on peut payer pour jouir du plaisir de le croire ?

Notes :

[1Paul Virilio, Cybermonde, la politique du pire, Les éditions Textuel, 1996, Paris, 1996.

[2Ibid.

[3Saskia Sassen, « La Ville globale », Le Débat, n° 80, mai-août 1994.

[4Ibid.

[5Marc Augé, Non-lieux, Seuil, Paris, 1992.

[6Michel Freitag, op. cit.

[7Paul Virilio, op. cit.

[8Ibid.

[9Ibid.

[10Ibid.

[11Marc Augé, op. cit.

[12Au regard de cette intensification programmée de la circulation dans les campagnes, que valent les engagements, en admettant qu’ils soient tenus, régulièrement annoncés à son de trompe par les constructeurs d’automobiles, de réduire les émissions de CO2 de leurs véhicules ! Ne seront-ils pas de plus en plus nombreux à polluer ?

[13Henri Lefebvre, La production de l’espace, 1976, Anthropos, Paris, 1976.

[14Bien que le fait soit devenu de notoriété publique, il faut quand même rappeler aux chantres diplômés de la « société de services », que les serviteurs des secteurs de l’hébergement et de l’hôtellerie occupent des emplois qui comptent parmi les plus mal payés et les plus précaires. Ceux-ci sont d’ailleurs, significativement, souvent appelés « boulots d’esclave » par leurs titulaires.

[15Directive n° 480 du 9 juillet 1940.




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