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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Rapport sur l’assassinat à Ni’ilin pendant la manifestation de solidarité avec Gaza, le dimanche 26 décembre 2008,
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Ecrit pour l’association Droits de l’Homme Btselem par un membre des anarchistes contre le mur.

The body of Arafat Khawaja in Ni'ilin. 28/12/2008
Le dimanche 28 décembre, il y avait à Ni’ilin une manifestation pour protester contre le massacre à Gaza. Très rapidement, la manifestation a dégénérée en confrontation à quelques endroits avec l’armée et les gendarmes qui tiraient alors des balles entourée de caoutchouc et des gaz lacrymogènes, les villageois lançant des pierres sur les forces de l’Etat. Le principal point de confrontation était dans l’entrée principale du village, près de l’intersection entre la route 446 et la route 4460, où étaient concentrés beaucoup de gendarmes.

Un second foyer était un peu plus au sud ouest de la rue 4460 dans une plantation d’olive proche des maisons du village. Le bâtiment le plus marginal, un poulailler, est au milieu de la plantation et il ya des affrontements tout autour. Les soldats sont d’un côté du poulailler et les manifestants, entre 15 et 30 jeunes villageois, de l’autre. Je me trouvais proche du second foyer, à 30 ou 40 mètres des lanceurs de pierre. Pendant longtemps les forces de l’Etat ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles recouvertes de caoutchouc [qui sont beaucoup moins léthales - NdT] Puis à un certain moment, le bruit des tirs à changé : des balles réelles tirées d’un arme non automatique (selon ma propre expérience de ce genre de chose). J’ai approché des lanceurs de pierre pour les prévenir que les forces de l’Etat commençaient à tirer à balle réelle.

A ce moment, les manifestants se sont mis derrière une grande pile de pierres adjacentes au poulailler. 4 ou 5 soldats qui étaient à 20 mètres d’eux marchaient librement sur une petit mur en terrasse. Il était clair vu leur comportement qu’ils ne percevaient aucun danger pour leur vie **. Le tir de balles réelles (qui n’était pas dirigé dans les airs) a continue pour quelques minutes. A cause du danger, après avoir alerté du danger quelques uns des jeunes j’ai commencé à battre en retraite tout en regardant toujours vers la confrontation. Après quelques 5 mètres de recul, un des manifestant a été touché à la jambe. J’ai couru vers lui, et j’ai été le second à le rejoindre. Nous l’avons transporté 15 mètres en arrière, vers une équipe de premiers soins qui était là. Moins de 3à secondes après, nous entendons des cris à propos d’un autre blessé.

Je cours rejoindre les cris mais je vois 4 personnes qui portent un corps sans vie, une personne qui a été tirée dans le dos et semble morte. Plus tard j’appris qu’il s’agit de Arafat Khawagha. Je regardé vers l’endroit où les gens ont été tirés et je vois un autre tir et un autre corps s’effondrer. Les gens autour de lui le portent et crient qu’il a reçu une balle dans la tête. Plus tard j’appris qu’il s’agissait de Muhamad Khawaga. Le feu continue. La tête du blessé est couverte de sang qui coule dans un large flot. Les personnes qui le portaient sont couvertes de son sang. Je cours vers Arafat Khawaga et je remplace un de ceux qui le portent. Je porte son épaule gauche et sa tête en évitant qu’elle soit secouée. Ma main qui le soutien est recouverte de sang. Un des jeunes me remplace alors. Il n’y avait pas d’ambulance sur place à ce moment et il est évacué dans la voiture d’un des villageois. L’ambulance arrive quelques minutes plus tard et évacue trois autres blessés vers l’hôpital de Ramallah. Je voudrai insister encore sur le fait que l’utilisation de balles réelles n’a pas été sur un court laps de temps et qu’elle n’es t pas due à un sentiment de détresse des soldats qui auraient pu croire que leur vie était en danger.**

Les tirs ont duré le long de plusieurs minutes pendant lesquelles les soldats étaient à couvert avec une possibilité de sortie. En plus, a une courte distance d’eux il y avait un bien plus grande force - des dizaines de gardes frontières, de gendarmes, qui ne sont pas venus pour « sauver leur camarades », prouvant qu’aucun danger n’était ressenti ici par les soldats. Il faut ajouter que Arafat Khawaga a été tire dans le dos, ce qui veut dire qu’il tournait le dos aux soldats pendant qu’ils tiraient. Il n’y avait aucune menace contre eux.

** Le porte parole de l’armée israélienne déclare chaque fois que les forces de l’Etat assassinent un palestinien que “les soldats ont dû se protéger contre une menace à leur vie ... »

dimanche 4 janvier 2009 
 (Traductions d’articles du site des anarchistes contre le mur et du blog de Ilan Shalif)

Traduction CNT-AIT Paris http://awalls.org/




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