Les pères de l’Eglise - La patristique

Pendant les tortures, les travaux continuent.

Les persécuteurs ne parvinrent pas à enrayer la pandémie christique. La « Band of brothers [1] » élargie aux émules pleins d’ardeur prosélytes ne faiblit pas devant les emprisonnements, les tortures et les exécutions publiques en scope, de plus gratos pour la populace. Le clientélisme joua des tours aux démagogues romains. Qu’est-ce que ces femmes et ses hommes qui acceptent leur mort ? Leur Dieu n’était-il pas supérieur aux dieux et déesses officielles ? Son unicité ne fait-elle pas sa puissance et sa force de conviction ? Autant d’interrogations qui semèrent le doute chez les spectateurs gavés d’hémoglobine fraîche.

Il suffit de lire la table des matières de n’importe quelle histoire des pères de l’Église pour comprendre le raz de marée qui submergea l’Empire. D’abord, la production des Apôtres pris d’une diarrhée épistolaire collective, puis les prêches zélés et les traductions répandirent la bonne parole. La doctrine ou dogme ne cessa d’affûter ses arguments, d’éclaircir les zones d’ombres. La liturgie fut aussi l’objet de soins attentifs. Écrits authentiques ou apocryphes (authentocs) formèrent un bloc doctrinal et « radio-potins » de la tradition orale diffusa le message dans le bassin méditerranéen. Quelques noms et leurs dates d’exercices montreront la précocité et l’intensité du phénomène :

Notes :

[1En VO grec et latin de cuisine, coproduction Église et HBO (Horreurs Bien Ordonnées) mise en Cène par Jésus dit le Nazaréen, fleuron de la plateforme NETFLIC, par abonnement uniquement, tarif réduit pour les crédules et malus pour les incrédules.