Divergences Revue libertaire en ligne
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Le Mal, c’est concret !
Caillou

J’écoute Jean-Sébastien Bach sans comprendre ce qu’il dit dans ma chair.
Contrairement à Pierre ou à Dominique, je n’ai eu aucune éducation religieuse. Mes parents, communistes, ne m’ont pas fait baptiser et je ne sens pas ce que c’est que le mal judéo-chrétien. Je sais ce que c’est, mais de façon livresque, extérieure. En fait je m’en fous !

Ce que ni m’empêche pas de savoir ce qu’est le mal pour moi, et pour les autres.

Le mal c’est la mort.
C’est la certitude absolue que l’on ne verra plus jamais l’être aimé, que l’on ne l’entendra plus, que l’on ne le sentira plus. Qu’il n’existe plus. Qu’il va désormais vivre en vous comme une source perpétuelle de regrets et de douleurs. La plupart du temps silencieuse pour les autres, mais tellement présente pour vous. La mort est un scandale absolu et je chie sur les religions qui voudraient me faire croire qu’elle est normale, naturelle, qu’elle n’est qu’un passage. La réincarnation ou le Paradis sont des farces pour les imbéciles. Toutes ces formes de croyances ne parlent que d’apprivoiser sa mort personnelle, alors que le vrai scandale, le vrai mal, c’est la mort de l’autre.

Le mal c’est le mépris.

Qu’il soit de classe, de race, de sexe, d’apparence ou de toute autre forme de préjugé et de rejet, le mal c’est le mépris. C’est de ne plus voir l’autre, de ne même plus se rendre compte qu’il passe dans la rue. C’est de ne même pas avoir idée de ce mépris. De faire des blagues stupides contre les grosses, les blondes, les Belges… De sentir évident que le MOI peux aller avec le NOUS, mais pas avec le EUX. De construire une explication du monde où ce sont EUX qui l’empêchent d’être bon. Globalement la Shoah ou le génocide Rwandais commencent bien avant, des siècles avant la mise en place de la machine à tuer. Que pourtant tout le mode reconnaît comme étant « Le » mal.

Le mal c’est soi-même.

Une chanson (Alain Chamfort) me le dit : mon pire ennemi est dans la glace. Ce sont les nuits sans sommeil à retourner à chaque fois sur ses propres erreurs, sur ce que l’on aurait pu faire et que l’on n’a pas fait. J’ai moi-même écrit une chanson sur ce sujet que je me permets de mettre en annexe.
La culpabilité qui nous ronge et parfois nous empêche de vivre, qui peut nous faire boire pour ne plus en souffrir, c’est le mal.

Donc pour résumer
Le mal c’est la perte de l’autre, le mal ce sont les autres, le mal c’est soi-même.
Tout le reste ce sont des discours savants. Que je vous laisse !

Et jusqu’au bout je continuerais à militer !
Je préfère les erreurs militantes à la froideur des savants !
Merde !


Pardonne-toi ! Un gospel…

Refrain : Pardonne-toi, pardonne-toi
Ne laisse pas à d’autres le droit de pardonner
Pardonne-toi, pardonne-toi
Ne laisse pas à d’autres le droit de pardonner

Quand tu te vois mentir, te donner le beau rôle
Cacher péniblement tes quelques lâchetés
Quand tu ne sais que taire ce qui te fait crever
La honte de n’être plus ce que tu as été

Refrain

Car si t’as fait des choses que t’as du mal à croire
Dans le moment présent tu n’es plus dans l’histoire
Car si t’as dit des trucs qui t’empêche de dormir
Le soir au creux du lit quand tout est apaisé

Refrain

T’aurais dû faire ceci, t’aurais dû lui dire ça
T’aurais pas du te taire faire semblant d’ignorer
C’est tellement plus facile quand il n’y plus d’urgence
Tranquillement installé dans le fauteuil conscience

Refrain

« Pardonnez-nous, seigneur et pour tous nos péchés
J’entends bien tous mes frères qui vont se réfugier
Je ne vous connais pas et n’ai pas d’autre juge
que moi-même et je sais que je suis sans pitié

Refrain

Si j’ai failli un jour j’en suis bien désolé
Mais je ne peux refaire ce qui est déjà fait
Et j’avais des raisons que j’ai même oubliées
Je n’ai pas vu le coup venir, j’étais pressé