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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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C’est dans les moments agités, complexes, et orageux qu’il importe de consulter nos boussoles pour ne pas nous égarer. Mais c’est aussi au cœur de l’orage que leurs indications s’avèrent le moins fiable. C’est pourquoi il est crucial de ne pas se laisser emporter par le tourbillon des événements qui se succèdent de manière endiablée et qui exigent des réactions rapides. C’est pourquoi il est nécessaire de lever les yeux, ne serait ce qu’un instant, par dessus le contexte immédiat, prendre une certaine distance par rapport à l’orage, et tenter d’entrevoir l’horizon vers lequel nous poussent les actes que la situation semble nous imposer.

Malgré la sympathie, l’affection et la compréhension que j’éprouve envers bon nombre des libertaires qui s’impliquent dans les mobilisations qui secouent la Catalogne, je ne (...)

Après la journée de grève générale réalisée ce mardi en Catalogne, la CNT se réjouit de la riposte qu’ont donnée aujourd’hui des milliers de travailleuses et travailleurs des différents secteurs professionnels. La mobilisation populaire a une nouvelle fois répondu à la grave situation de répression que vit la société catalane. La solidarité ouvrière, une fois de plus, démontre qu’elle peut tout.

Il ne s’agit pas d’un appel de plus. Nous sommes devant une réduction des droits et des libertés qui approfondit encore plus la fracture entre la classe dominante et nous, la classe des travailleurs. L’État et le Capital montrent les dents et ils le font avec un objectif clair : renforcer son système corrompu et totalitaire. Un système que, aujourd’hui, grâce à cette grande mobilisation combative, nous savons pouvoir (...)

Les syndicats, organisations et collectifs signataires de cet appel souhaitent communiquer ici aux travailleurs et à l’ensemble des classes populaires notre positionnement par rapport aux événements qui ont eu lieu ces derniers jours dans les rues de nos villes et de nos villages.

Depuis plusieurs années, nous avons observé l’escalade de tensions dans un conflit, désormais historique, qui visait à réduire les droits fondamentaux de la population. Nous sommes d’une tradition syndicale et politique qui a toujours dans l’histoire défendu les droits et les libertés de la classe opprimée et qui a pris la rue quand il le fallait pour arracher au pouvoir ce qui nous permet maintenant d’être les actrices et acteurs de notre présent et de notre futur.

En tant que libertaires et partie active des mouvements (...)

La brutale agression policière perpétrée le 1er octobre contre une partie de la population catalane nous rappelé, au cas où cela serait nécessaire, que l’usage de la force fait partie de la définition même de l’Etat. L’intervention de l’Etat Espagnol l’a manifesté clairement en montrant à plein jour ce que tous les Etats cachent derrière leur visage aimable et protecteur. Jamais la répression ne doit demeurer sans riposte, et il est bien clair que les anarchistes doivent toujours la dénoncer et la combattre.

Cependant, parce que l’usage de la force est “une prérogative légale” de tout les Etats nous ne devrions pas nous montrer ingénus face aux stratégies élaborées par l’indépendantisme catalan pour forger un nouvel Etat qui aura nécessairement les mêmes prérogatives. Il est clair que le bras de fer engagé (...)

Origine Les Giménologues

Alacant [Alicante, en catalan], le 27-09-2017.

Compagnon Tomás

Ton « Perplexités intempestives » est le meilleur exposé que j’ai lu qui relève du bon sens et du seny [l’équilibre, en catalan] révolutionnaire qui devrait se trouver non seulement chez les libertaires, mais chez tous ceux qui veulent abolir cette société au lieu de la gérer. Cependant, je ne suis pas surpris que des tas de gens se disant anarchistes se soient engagés dans le mouvement nationaliste, et proclament haut et fort leur droit à décider du matériel des chaînes qui vont les assujettir. Pauvre Ricardo Mella et sa [brochure sur] La ley del número [La loi du nombre dans les élections] ! Ils étaient également assez nombreux tous ceux qui un jour sont montés dans le train de Podemos ou dans celui du (...)

Ce n’est plus le moment de disserter sur les facteurs qui ont conduit à la situation présente, qu’il suffise de rappeler que figurent parmi eux : l’irritation tout à fait justifiée d’une bonne part de la population catalane contre le gouvernement du Parti Populaire, une série de griefs qui indignent cette population, mais aussi la constante et prolongée excitation de la fibre nationale moyennant le strict contrôle des télévisions et radios publiques catalanes par le gouvernement catalan, à quoi il faut ajouter la ferme volonté d’accéder à de plus grandes portions de pouvoir qui caractérise des élites politiques et économiques fascinées par la perspective de devenir un Etat.

Ce qu’exige plutôt le moment actuel, à partir d’une perspective libertaire, c’est plutôt une réflexion sur les stratégies et les (...)

Alors que la Catalogne est en proie à des changements aussi drastiques que ceux qui sont survenus depuis les manifestations « multitudinaires » du 15 mai 2001, il est difficile de ne pas éprouver une certaine perplexité.

Qu’est-il arrivé pour que des secteurs parmi les plus combatifs de la société catalane soient passés du « rodear el Parlament » (encerclement du Parlement catalan), durant l’été 2011, à la défense des institutions de la Catalogne en septembre 2017 ?

Qu’est-il arrivé pour que ces mêmes secteurs qui avaient fait face aux mossos d’escuadra [1] sur la place de Catalunya, en leur reprochant leur sauvagerie — comme celle qu’ils ont exercée à l’encontre d’Esther Quintana ou d’Andrés Benítez —, applaudissent maintenant ces policiers dans les rues et craignent qu’ils ne soient dessaisis d’une pleine (...)

Un socialiste, un anarchiste peuvent-ils logiquement être antisémites ? Doivent-ils même se mêler à un mouvement antisémitique, avec l’espoir de détourner ce mouvement de son but primitif vers un résultat plus conforme à leurs aspirations ? Telle est la double question qu’on a proposé au Congrès d’examiner. Le plus étrange, assurément, c’est que les. circonstances nous aient amené à discuter sur une opinion qui avait pu paraitre définitivement écartée. il y a dix ans, n’importe quel Congrès socialiste ou anarchiste se serait abstenu de perdre son temps clans une pareille controverse , on se serait contenté de rappeler que le prolétariat poursuit l’affranchissement des hommes sans distinction de sexe, de race ou de nationalité. C’était clair, c’était logique, c’était suffisant ; aujourd’hui, c’est encore clair (...)

Aout 2017- Même pas peur

Donc c’est aux cris de « nous n’avons pas peur » que un grand défilé de protestation a eu lieu sur les Ramblas de Barcelone après les attentats du mois d’Aout 2017. Tous les médias en ont fait leur grands titres et leurs fromages. Est ce aussi simple que cela ? N’y a t’il pas une autre lecture à faire de ces événements ?

Car enfin ne serait ce pas une façon schizophrénique de regarder ce qui se passe autour de nous ? Nos dirigeants ne cessent de nous rappeler que nous sommes en guerre contre le terrorisme. Comment s’étonner que des partisans de ce terrorisme ne se fassent entendre de la même façon, c’est-à-dire en tuant, dans nos villes ? Les bombes « alliées » ne font pas de différences entre les tueurs de Daech et les civils soumis par eux.

Faut il toujours rappeler que ce sont (...)

Introduction

La révolution russe de 1917 a constitué le point culminant de la lutte des classes au 20e siècle. Pour la première fois dans l’histoire mondiale, un mouvement social fondé sur le renversement de l’exploitation de classe a réussi à accéder au pouvoir d’État. Cependant, la révolution d’Octobre a été davantage que la mobilisation politique de masse d’un ressentiment de classe. Comme Léon Trotsky l’a si fameusement souligné dans sa magistrale Histoire de la révolution russe, les Bolcheviks ont mobilisé non seulement les ouvriers et les paysans russes, mais également les minorités nationales pour lesquelles Octobre représentait l’opportunité de mettre fin à des siècles d’oppression nationale. Le bolchevisme promettait alors un monde libéré tant de l’exploitation de classe que de l’oppression nationale, (...)

Tôt, au matin du 25 Octobre 1917. A Petrograd, les ouvriers prennent possession de positions stratégiques dans les rues balayées par le vent. Au Palais d’hiver, le chef du gouvernement provisoire, Alexander Kerensky, attend, anxieux, la voiture qui assurera sa retraite. A l’extérieur, les gardes rouges ont pris le contrôle de la centrale téléphonique. La prise de pouvoir des Bolcheviks est imminente.

Il n’y a ni téléphone ni électricité au palais. Depuis sa fenêtre, Kerensky peut voir le Pont du Palais : il est aux mains des marins bolcheviks. Finalement, une voiture de l’ambassade américaine est dépêchée et Kerensky commence sa fuite hors de Petrograd la rouge. Alors que le véhicule tourne à un angle, Kerensky remarque un graffiti, fraîchement peint sur les murs du palais : « A bas le youpin Kerensky, (...)










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    "Catalogne : A propos d’orages et de boussoles"


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