Divergences Revue libertaire en ligne
Slogan du site
Descriptif du site
Les aurores bolloréales et les horreurs antifa.
Du rififi chez les "indépendants"

Comment soigner le prurit Bardella ?

Il y a bien longtemps que le groupe Hachette n’est plus le dominateur des années 60/70 époque durant laquelle, la plupart des éditeurs se diffusaient encore par eux-mêmes.

Certains préfèrent l’odeur des missiles et des avions à celle frelatée des senteurs droitières bolloréennes. Histoire de nez ou limitation neuronale ?

Contre Attaque avait amorcé la pompe en reprenant les vieilles litanies « extrême-droitophobe » cachant mal l’inconscient « small is beatiful » et le poujadisme traditionnel des marchands de papier imprimé. Leur strabisme intellectuel reste obnubilé par le vice extrême-droitiste, confondant conservatisme (néo et ultra confondus), les militants du Gud et les fascistes relookés. Libraires indépendantes riment avec librairiesantifascistes@riseup.net.

L’essentiel de la diatribe repose sur la déploration obsessionnelle anti-FN, les camarades ne connaissent pas le RN – bonnet blanc, blanc bonnet – ce qui met en évidence la subtilitude des rédacteurs qui brassent large les déviances des méchants capitalistes. Leur métaphore de la grenouille arlésienne (Actes-Sud) provincialiste démontre leur partialité boboïde – les rédacteurs sont d’authentiques jacobins germanopratins.

Bref, que Bardella publiât un opus auto-laudatif chez Fayard, le fleuron de la bolloréïtude, fut la goutte qui fit exploser les neurones des naufragés de la bien-pensance. L’outrage ne pouvait rester sans réponse sanglante. Sus à la nouvelle Bastille ! Finis les canons vengeurs, place aux drones de papier (nostalgie des tigres de la même pâte)

Opération marque-pages

Après écoute de Lundi Matin « Faut-il boycotter les livres Bolloré… » et lecture des textes sur « l’opération marque-pages contre Bolloré », j’ose quelques réflexions :

1– Une libraire affirme avec réalisme que les librairies indépendantes sont dépendantes à 80 % des grands distributeurs. La règle des 80/20 fonctionne parfaitement.
2– La loi Lang a certes permis le maintien d’un réseau de librairies, mais a augmenté de 10 à 20 % la marge brute des chaînes de type FNAC d’où l’enjeu économique évident.
3 – Le « prix unique » fixé par l’industriel devient la bible des marchands castrés de leur liberté. D’ailleurs, personne ne se pose la question de la compétence du revendeur. Iriez-vous chez le boulanger qui ne vendrait que des pains de cinq livres ? La gestion de l’offre fait partie intégrante du commerçant à ses risques et périls.

Nos mousquetaires de la liberté finale et de l’antifascisme à quat’ sous (on attend un opéra sur ce sujet) laissent tomber la kalash, la mitraille, les bombinettes et optent gaillardement pour le Signet vengeur en quadrichromie. Ils rejouent l’arme fatale cinématique. Mes larmes d’indignation se mêlent à celles d’un rire incontrôlable.

Les opérateurs de la vente par correspondance (Amazon en tête) et les libraires dépolitisés se frottent les mains.

R-D. M, participant actif à la Librairie Bazar Coopérative de Strasbourg (L.B.C début des années 1970), qui se voulait un espace de liberté destiné aux associations et aux groupes militants. L’antifascisme n’était pas alors une vertu première. Ensuite, je fus libraire, représentant, responsable marketing-poches, chargé de la logistique, avant de terminer directeur commercial d’une maison d’édition universitaire.