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Christiane Passevant
33e Festival international du cinéma méditerranéen à Montpellier
21-29 octobre 2011
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L’année dernière, le Festival international du cinéma méditerranéen proposait, outre un choix toujours aussi large de films de fiction et documentaires, le thème des femmes en Méditerranée, avec la présence de femmes de caractère, comédiennes et créatrices d’envergure, Carmen Maura, Hiam Abbass, Ronit Elkabetz. Trois femmes emblématiques de la Méditerranée et de l’ouverture sur le monde.
Un choix d’ailleurs qui annonçait en quelque sorte la participation des femmes dans les révolutions du Sud de la Méditerranée.

Chaque année, la question se pose : comment assurer un choix aussi dense et riche que l’année précédente ? Ce 33e Cinemed, outre le "tour des horizons méditerranéens en 250 films", propose des rencontres, des rétrospectives, des hommages, beaucoup de découvertes ou de redécouvertes… Et des vampires.

Pour l’Espagne, la Catalogne et son cinéma est à l’honneur avec la présence de Ventura Pons qui est certainement "le plus connu des cinéastes catalans.

Après des débuts au théâtre il se lance dans le cinéma avec Ocaña, portrait intermittent, sélectionné à Cannes en 1978. Depuis cette date, une vingtaine de films ont suivi, la plupart présentés dans de nombreux festivals internationaux (dont Berlin principalement, et bien sûr Montpellier). En 1995, il a reçu le Prix national du cinéma de la Généralité de Catalogne pour son film Le comment et le pourquoi, et en 2007 la Croix de Sant Jordi pour l’ensemble de son œuvre. Ses films ayant été [hélas] peu distribués en France, c’est donc la découverte d’un large corpus d’une œuvre méconnue" qu’offre le festival, et ce programme sera accompagné d’un hommage à Catalan Films.

L’Italie sera à l’honneur avec une rétrospective des filmls de Pietro Germi, "l’un des pères de la nouvelle comédie italienne". Des films rarement montrés, des films à redécouvrir de ce réalisateur, également acteur, qui évolue d’abord "entre néoréalisme et film noir américain" pour s’orienter ensuite vers des comédies de mœurs avec Ces messieurs dames, Palme d’or à Cannes en 1966. Il a joué dans plusieurs de ses films, mais aussi dans des œuvres de Soldati, Damiani, Bolognini. "Pietro Germi est le cinéaste représentatif de l’évolution du cinéma italien depuis l’immédiat après-guerre jusqu’aux années 1970. L’amertume de ses analyses sociales confère à ses films une force de témoignage qui s’exprime aussi bien dans les drames que dans les comédies."

Il ne faut pas oublier l’hommage rendu à l’œuvre de la grande comédienne Andréa Ferréol, inoubliable dans la Grande bouffe de Marco Ferreri ou Zoo de Peter Greenaway en autres films. Elle sera au festival pour parler de son itinéraire dans le cinéma international. De nombreuses rencontres cinématographiques donc avec des comédiens, réalisateurs aussi parfois, comme Sami Bouajila, Roschdy Zem et Pascal Elbé, qui incarnent avec talent et originalité une génération de cinéastes méditerranéens.

Côté vampires, si l’on pense d’abord à Dracula et à l’univers particulier de Bram Stoker, il faut dire que la référence cinématographique n’est pas uniquement britannique. Pour cette nouvelle "Nuit en enfer", les vampires seront méditerranéens. Et il est à parier que l’on pourra découvrir des raretés durant la fameuse nuit.

Des découvertes, des redécouvertes, un programme déchirant pour lequel il sera encore une fois difficile de choisir et de se partager, qu’il s’agisse des films des longs métrages et des courts métrages en compétition, des avant-premières, des colloques, des raretés et des documentaires.

Un beau festival, j’ai presque envie d’ajouter… Comme d’habitude.



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