Chansons engagées, chansons politiques, chansons sociales, toutes ces qualifications se retrouvent dans le répertoire de Serge Utgé-Royo. La source d’inspiration ? La mémoire sociale, l’imaginaire social... Un trésor de textes, de musiques fredonnées par-delà les frontières - visibles et invisibles -, les prisons, les murs et les barrières...
Durant cette rencontre avec Serge Utgé-Royo, j’ai voulu connaître les motivations, les influences qui ont guidé ses choix et construit sa perception du monde, l’origine de sa prise de conscience et l’engagement qui en a découlé. Parce que la transmission de l’émotion et de la passion qui habitent son interprétation ne repose pas seulement sur le talent ou une très belle voix. L’émotion va bien au-delà de la forme, elle vibre de vie et touche au plus profond de l’intime... Là où le rêve et l’utopie existent encore.
Revenir à la source, à l’authenticité du ton de Serge Utgé-Royo, dans ses chansons comme dans celles des autres, c’est comprendre l’étincelle qui traverse ses interprétations.
Amis dessous la cendre est peut-être la quintessence de ce qu’il donne sur scène ; en voici un extrait pour, en quelque sorte, lancer notre « échange » de questions/réponses :
| Je crie pour me défendre : À moi, les étrangers ! La vie est bonne à prendre Et belle à partager... Si les massacres s’accumulent, Votre mémoire s’atrophie Et la sinistre marée noire Couvre à nouveau notre avenir Vous cherchez dans le crépuscule L’espérance de la survie Les bruits de bottes de l’Histoire N’éveillent pas vos souvenirs... Amis dessous la cendre... |