Juin, juillet, aout, septembre, tous ces mois ont retenti dans tel ou tel domaine du même refrain « on manque de moyens ! ».
Le 29 mai 2026 une petite fille, Lyhanna disparaît. En cela rien que d’ordinaire. Mais contrairement à d’autres fois, une série d’événements s’enchaîne. Le prédateur est connu, comme souvent, c’est un proche. La machine de justice est au courant, avant même que le crime ne soit commis. La machine médiatique démarre, elle a trouvé son sujet de l’été.
A la même période, il commence à faire chaud, très chaud ; avant même que l’été n’ait d’un point de vue calendaire vraiment démarré, il est là à son plus haut niveau. Le mois suivant, rebelote, la canicule de mai deviendra la « première canicule ». Les mois suivants verront ces périodes plus ou chaudes se suivre avec une régularité de métronome.
Le 22 juillet, dans les Landes le feu démarre. Devant sa menace 220 000 personnes vont devoir fuir. Le plus grand exode depuis le début de la guerre de 40. Ce feu n’est toujours pas complètement éteint lors de la deuxième quinzaine d’août. La population locale a collaboré à la lutte des pompiers à l’encontre des efforts de la police ;
Le mercredi 12 août, l’éclipse de soleil fait la une des nouvelles, pour y assister, il est conseillé de se procurer des lunettes adhoc, il n’y en a pas assez. Certains accusent le gouvernement de négligences.
Une constante dans tous ces événements la vox populi déplore le manque de moyens !
Elle a raison. Donc, si on fait le point, la France manque de Canadair, de pompiers, de flics, de magistrats, d’eau, il y a trop de soleil, donc pas assez de clims, de ventilateurs, etc, etc.
Donc, on pourrait déplorer cet état de fait, accuser le système, le capitalisme et tout le registre des slogans révolutionnaires.
Au fond et si la question était ailleurs. Comment se fait-il que nous nous satisfassions de vivre dans un pays où nous laissons jour après jour la nature qui nous entoure. Comment acceptons-nous de vivre dans un pays où tant de femmes perdent leur vie et où tant d’hommes trouvent normal de tuer leurs compagnes, momentanées ou pas, où tant d‘enfants perdent leurs parents de cette façon.
Les structures ont bon dos. C’est normal de leur en faire porter la responsabilité, mais ça ne suffit pas.
Ce qui précède n’est qu’une partie du problème. Si le nombre de crimes est aussi élevé, il concerne aussi tous ceux qui sont en contact direct avec, qu’ils soient flics, juges, avocats ou simplement amis. Cela concerne tout aussi bien les pompiers, les victimes d’incendie, les libraires et leur lecteurs, et bien sûr parce que le pays est concerné les structures de santé.
C’est donc dans un de ces pays que nous vivons, un des plus riches de la planète où les moyens de base semblent manquer partout. C’est dans ce pays que parmi les mois qui viennent nous allons assister à un festival de promesses.
L’hystérie gagne déjà le monde des médias, officiels ou sociaux. Ceux qui ne ont pas pour l’un sont pour l’autre ou cherchent un terrain d’atterrissage tranquille.
De part et d’autre beaucoup de nos compatriotes sont à la recherche d’u sauveur suprême.
En continuant à faire un pas de côté nous allons tenter de comprndre ce qui est en jeux.