Loin d’être un conflit enclavé ou une “guerre civile” aux enjeux uniquement internes, la guerre au Soudan est alimentée par les intérêts de pays extérieurs qui cherchent à s’approprier le territoire en le déstabilisant.
Tout d’abord, le conflit est alimenté par un commerce international d’armes : des rapports ont révélé que des composants militaires français et anglais ont été retrouvés dans des armes émiraties vendues aux Forces de Soutien Rapides.
Les constructeurs d’armes se défaussent de toute responsabilité puisqu’ils ne vendent pas directement à la milice, mais aux Émirats. Quant aux forces armées soudanaises, elles s’approvisionnent en armes auprès de la Chine, de la Turquie et de l’Iran, et sont soutenues par la Russie en échange de l’accord d’établir une base militaire russe en mer Rouge.
Les ressources telles que l’or, le pétrole, et la gomme arabique sont au coeur du conflit : les FSR, soutenus par les Émirats Arabes Unis, s’emparent des terres cultivables et riches en ressources dont le trafic illicite est utilisé par comme un moyen pour la milice de s’enrichir.
Un trafic de mercenaires considérable se déploie également au Soudan, avec des mercenaires colombiens recrutés par les Émirats et formés en Libye, mais aussi des soldats tchadiens, sud-soudanais, ukrainiens, russes, nigériens, maliens, et centrafricains, qui alimentent les rangs de la milice des Forces de Soutien Rapide.
Bien que de nombreux acteurs internationaux interviennent dans cette guerre, la carte suivante se focalise sur le rôle central joué par les Émirats.