Didi. 18 février 2026
Il y a plus de 20 ans, en tant que réserviste dans l’armée israélienne servant en Cisjordanie, j’ai refusé de faire partie de l’occupation israélienne. Dans mon dernier message, j’ai dit que le Refuser Solidarity Network déplace son attention vers la construction des infrastructures nécessaires pour soutenir la résistance au sein de la société israélienne. Je veux vous en dire plus sur ce que cela signifie en pratique, et pourquoi ce moment est si crucial. S’il vous plaît, aidez-nous à faire connaître la résistance israélienne à vos amis, à votre famille et à votre communauté en transférant cet e-mail à 3 personnes.
Au cours des deux dernières années, nous avons été témoins d’un courage extraordinaire de la part de refuseurs, d’organisateurs et d’activistes qui ont choisi de résister au génocide, à l’occupation et à l’apartheid malgré d’immenses risques personnels. Mais le courage seul ne suffit pas. Pour que la résistance grandisse, elle doit être soutenue par une structure : connaissances partagées, relations et compétences nécessaires pour s’organiser efficacement dans des conditions de répression. Sans cette base, la résistance reste isolée. Avec elle, la résistance devient durable.
C’est pourquoi nous investissons désormais profondément dans le développement d’ateliers et de formations conçus pour doter les militants et les partenaires du mouvement des outils nécessaires pour soutenir et étendre l’opposition de l’intérieur. Ces formations portent sur les fondamentaux de la construction de mouvements : comment s’organiser sous la répression, tactiques efficaces de changement, comment construire une résilience collective et comment transformer les actes individuels de refus en une force sociale et politique plus large.
Ce travail est déjà en cours. Nous construisons des relations avec des partenaires de la société civile qui comprennent que s’opposer au génocide et à l’occupation nécessite une coordination à long terme et une capacité partagée. Nous créons des espaces où les militants peuvent apprendre les uns des autres, renforcer leurs réseaux et développer des stratégies permettant à la résistance de persister et de croître même dans des conditions de plus en plus hostiles.
Ce qui rend ce moment particulièrement urgent, c’est la tentative de normaliser ce qui s’est passé. Alors que le génocide à Gaza est redéfini à travers le langage de la « stabilité » et de l’« ordre d’après-guerre », il existe une pression énorme pour que la dissidence disparaisse, pour que les gens acceptent ces issues comme inévitables. Notre rôle est de veiller à ce que la résistance ne recule pas, mais devienne plutôt plus organisée, plus connectée et plus capable de défier les systèmes responsables de cette violence.
Construire ce type d’infrastructure est un travail lent et délibéré. Il ne fait pas la une du jour au lendemain. Mais c’est essentiel. L’histoire l’a démontré. De la Rébellion d’Extinction à d’innombrables soulèvements nationaux, une colonne vertébrale infrastructure est souvent ce qui maintient ces mouvements unis. Chaque formation renforce la capacité des militants à continuer. Chaque lien construit entre organisateurs rend la résistance moins isolante et plus durable. Chaque investissement dans les infrastructures de mouvement contribue à garantir que l’opposition au génocide et à l’occupation reste une force matérielle au sein de la société israélienne.
Ce travail n’est possible que grâce à votre soutien. Votre soutien nous aide à fournir les formations, la coordination et les soins qui rendent possible une résistance durable. Merci d’être resté à nos côtés. S’il vous plaît, aidez-nous à toucher plus de personnes et à faire plus de changements en transférant cet e-mail à 3 personnes de votre réseau.