Tanslating Anarchy raconte l’histoire des anticapitalistes et anti-autoritaires du mouvement Occupy Wall Street, qui ont communiqué de manière stratégique leur politique révolutionnaire au public, d’une manière à la fois accessible et révolutionnaire.
En « traduisant » leurs idées en concepts quotidiens tels que l’autonomisation communautaire et les besoins collectifs, ces anarchistes ont déclenché le mouvement social américain le plus dynamique depuis des décennies.
Le récit minutieux et riche de Bray sur Occupy Wall Street démontre l’influence centrale de l’anarchisme sur ses militants les plus engagés, mais refuse de se dérober à tirer les dures leçons de ses limites.
L’anarchisme, affirme-t-il de manière convaincante, doit se positionner comme un mouvement quotidien des gens « ordinaires » qui sont les seuls à pouvoir changer le monde. Cela nécessite un programme et un message positifs et pratiques, une politique réfléchie et responsable, une organisation solide, ainsi que des tactiques et une stratégie claires.
Lucien van der Walt (Université Rhodes), [1]
Dans Translating Anarchy (Traduire l’anarchie), Mark Bray offre un aperçu unique du fonctionnement interne et de la politique d’OWS, ainsi que de ses interactions avec la presse et le public. Le livre ne se contente pas de décrire comment OWS a « articulé stratégiquement sa politique » auprès de la presse et du public, mais fournit également un récit interne des événements clés d’OWS, délimite les courants anarchistes et autres qui ont contribué à son orientation politique, et tire des leçons concernant les approches clés mais controversées d’OWS sur le rôle des revendications, le processus de consensus, la violence et la non-violence, ainsi que d’autres questions cruciales pour l’organisation radicale future.
Simple et non académique, mais en réalité savant et historiquement documenté, il offre une lecture souvent pleine d’esprit. C’est un ouvrage incontournable pour quiconque souhaite comprendre le phénomène OWS ou qui pourrait un jour interpréter les mouvements sociaux pour le public et les médias.
Jeremy Brecher, [2]