Les critiques du techno-féodalisme.
Dès l’apparition du terme techno-féodalisme, les premières critiques apparaissent. Leurs pertinences ne réfutent pas le concept, mais permettent de mieux le modéliser.
Les critiques marxisantes.
Elles insistent sur le fait que le capitalisme naît de la crise de la féodalité :
- Baisse des rendements agricoles, manque de terres et de main d’œuvre…
- Ruralité comme modèle économique unique. Les objets techniques (moulins… ont ne productivité faibles.
- Le capitalisme suppose la fin de la période féodale et de son monde de production. Il correspond à l’autonomisation de l’économie et à l’importance croissante de la monétarisation.
- L’homo œconomicus définit par son individualisme possessif.
– « [l]a structure économique de la société capitaliste est issue de la structure économique de la société féodale » (Marx 2016 [1867], p. 693).
Techno-fascisme ou technoféodalisme.
La problématique réduit le racisme à sa tendance lourde totalitaire.
Le néologisme fonctionne par analogie ce qui évite de rentrer dans les détails.
Les multinationales ? un technofascisme ?
Fascisme et technoféodalisme partage la même volonté d’imposer les modèle, l’un par la force, l’autre par le bien-être marchand de l’utilisateur.
La vidéosurveillance remplace la délation et gestapo, la police des moeurs du type iranien. L’eugénisme n’est pas loin. Pas de racisme, mais le spectre de la mort en bonne santé et de l’abolition de la douleur. Le genre et le trans réactive les mécanismes du racismes.
Populisme (Musk) et culte du chef comme cache-sexe.
– Culte de la puissance et emprise de la technologie comme arme. La’mpire de la raison calculatrice. Autobahn et V2.
– Besoin d’espace ( Lebensraum) et village mondiale.
- La grande transformation se met en place par étapes successives liées au développement des commerce maritime et aux conquêtes coloniales. Les conquérants (Angleterre, européennes… ) réduisent les territoire conquis à leur ruralité afin de pérenniser leurs exploitations et réduire les risques de concurrence (Indes, Chine… D’ailleurs, ces pays ne développeront pas de marine intercontinentale )
- La première mondialisation européanise la domination.
- Dans ce contexte, l’Église joue un rôle prépondérant en tant que mythe tutélaire fondateur.
Féodalisme et technoféodalisme.
Au-delà des des différences évidentes, l’ancien et le nouveau féodalismes s’appuient sur des principes fondamentaux intemporels :
- La fusion du politique et de l’économique sous la férule de l’Église. Le pouvoir s’exerce sur un territoire donné le dominium, elle rapport de domination par excellence.
- La dépendance à la terre seigneuriale est certes totalement a disparu, mais de nouvelles formes de soumission apparaissent sous le règne de la Tech. C’est d’ailleurs un argument fondamentale dans la compréhension du techno-féodalisme.
- La stagnation féodale liée à la dépendance au Seigneur en guerre perpétuelle. Rien de nouveau sour le soleil de la Tech.
– On peut imaginer la fin du monde, la S.F adore, peut-on imaginer la fin du capitalisme sans flots de sang et de sueur ?
– Il ne s’agit pas de rétroprojeter le féodalisme sur le capitalisme, mais de démontrer comment les invariants ressortent des illusions perdues.
– Malgré sa ruralité obligée le féodalisme commence l’urbanisation du monde. Il introduit les prémisses d’un monétarisation .
– Le féodalisme se substitue à l’empire romain ( Charlemagne ). A la différence des Mongols, le féodalisme s’enracine et ouvre l’ère de l’européo-centrisme. L’Eglise devient l’épicentre du séisme qu’il diffuse sans vergogne. (Mondialisation féodale). L’" impérialité " chrétienne annonce les sécularisations futures.
– Les luttes théologiques recoupent les mutations profondes dans l’économie. La révolution nominaliste casse les codes. Le déclin de la forme-empire et la naissance de l’individualisme brisent les attaches féodales.
– la source du mouvement d’accumulation du capital serait à chercher dans un changement de mentalité. Idem pour la Tech
Le technoféodalisme au quotidien.
– LA révolution Fr avait reprogrammé en profondeur la société et les mentalités, la Tech accélère la dépossession et réincorpore les individus dans les rêts de la dépendance/asservissement à un corps doctrinaire totalitaire par fragmentations articulées entre elles.
– Marx avait vu le rôle de la monnaie, la Tech prend le relais ? La dématérialisation monétaire n’étant que la partie la plus simple à comprendre.
– L’argument massue de la Tech : réduire les coûts et apporter d confort à l’usager.
– Suzerain = oligarque
– L’ancien servage est remplacé par l’uberisation.
– La tech vaut augmenter les profits en diminuant la masse salariale.
La tech // Avec la baisse de la démographie.
l’« IA Potemkine » (alias « les services qui prétendent être alimentés par des logiciels sophistiqués, mais qui reposent en réalité sur des humains agissant comme des robots ») peut être mieux comprise comme quelques éléments :
- Mythe de la sécurité par la technique, remplace de dal police par la télésurveillance ...
- Priorité à la technique, comme substitut à la croyance et la décision humaine.
– L’IA sera utilisée pour externaliser l’action morale, rationalisant les approches solutionnistes qui préservent le statu quo sans rien faire pour s’attaquer aux causes profondes
– La tech se féodalisme en produisant son propre univers financier et symbolique.
– Tech = pax americana => pilier de Dark Enlightenment => capitalisme néo-réactionnaire se revitalisant.
– La techn jugent l’état et la démocratie comme des freins à son développement.
– La chine comme modèle par sa pratique néo-mandarine du leadership collectif, centralisé mais plurivocal.
– La tech à son clergé : les médias. Domination du temps réel.
– La Tech correspond à l’ère du cyberpunk
– la technologie pour échapper au productivisme, au consumérisme, à l’autoritarisme et au conservatisme des États-Unis. C’est son côté néo-révolutionnaire.
L’empire du NET et du SEN
– Faire renvois aux articles.
– Le technoféodalisme génère un NET qui contribue a fixer le SEN //
– Le serf d’un nouveau genre apparaît celui le serf du cloud dont des pans entiers de la vie se trouvent dématérialisés. L’attachement à la terre féodal disparaît a profit d’une dépendance jusqu’à l’addiction aux flux numérique.
– La dépossession des outils de production s’accélère et le luddisme devient impensable. C’est aussi une révolution généralisée de l’externalisation des facultés cognitives.
Capitalisme et technoféodalisme
– Les marchés ne sont plus un facteur unique pour faire des profits.
– Rôles des plateformes numériques.
– Le capitalisme ne disparaît pas, il mute il a trouvé une nouvelle forme d’exploitation systémique.
– La marchandisation généralisée officialise le capitalisme . LA féodalité était partout jusqu’en 1790, seulement la noblesse avait perdu son sang face à une nouvelle classe : la bourgeoisie montante.
– Même situation qu’en 1780, la nouvelle classe s’appelle : la TECH. La baisse de la rente ( du taux de profit) a permis l’accouchement d’un nouveau pouvoir adossé à la Tech ( au taux de profit faramineux).
– La volonté de profit privé fonctionnement toujours.
– Les hommes de la Tech sont pas des aventuriers du capital que des aristocrates indolents et jouisseurs ( ne pas confondre libertins et et libertaires)
– " Le techno-féodalisme n’est pas simplement du féodalisme avec des gadgets nouveaux. Il est simultanément beaucoup plus avancé que le capitalisme et fait néanmoins penser au féodalisme.
Le techno-féodalisme est le meilleur des mondes. " (Idem Varoufakis)
LE fonctionnement
Le réinvestissement même à hauts risques est le nergf de la guerre de la Tech. elle ne vise pas la rente, mais la domination pure et simple avec des pulsions de conquête politiques à moment ou un autre (Musk)
Le capital de commandement se sert des moyens de productions pour réorganiser voire créer de nouveaux moyens de productions (robots…)
– Le néoK se renforce le capitalisme agonise.
Les néoKistes ne courent après les profits à courts termes, mais visent à) exercerce le pouvoir réel des états qu’ils contrôlent ( "système d’exploitation" quel beau mot !)
– L’exemple d’Amazon montre la volonté d’imposer un noveau mode de distribution sans obligation de rentabilité immédiate.
– " Le techno-féodalisme n’est pas simplement du féodalisme avec des gadgets nouveaux ". ( idem )
Le technoféodalisme ne se réduit pas à un néo-féodalisme régressif, mais il impose des niveaux paradigmes. Il produit en amont les techniques qu’il impose à ses vassaux ( affidés) C’est lui qui commande à la fois le fond et le fonds.
– Le technoféodalisme ne cherche pas à investir dans les industries lourdes, il se contente d’imposer ses outils ce qui lui évite des investissements à long terme. Les réseaux remplacera monnaie du capitalisme classique décrit par Marx dans le livre I du K .
– Il impose ses commandements aux non-propriétaires de type féodal. Il est le "Maître du Chateau" qui pilote par ses réseaux les modes de production et de consommation.
Les algorithmes sont le système cérébral, les réseaux le système nerveux.
– Le K de commandement a mis en place une extraction de sur-valeur jamais vue.
– " • Le féodalisme était fondé sur l’extraction immédiate à partir de l’exploitation directe des paysans.
• Le capitalisme est fondé sur la captation du surtravail de la main-d’œuvre salariée.
• Le techno-féodalisme est un nouveau système où les techno-seigneurs ont le
pouvoir de nous obliger à faire des choses pour leur bénéfice " (Idem) La tech met en place une nouvelle servitude, la " serferie ", un individualisme atomiste qui généralise la dépossession. La corvée contemporaine prend des allures de " robota " (les langues slaves ont la bonne idée de mettre en lien travail et robot !!!!
• L’esclavage rime avec nouvel âge, le stade cloudé du M-A.
" Vous n’aurez rien, mais vous vivrez heureux " Davos et l’idéal socialisant réunis.
– Il remplace le salariat par le précariat. Amazon utilise essentiellement de l’intérim et vise à robotisation de plus en plus poussée.
– Avec le technoféodalisme, le capitalisme change de nature. Le meilleur des mondes arrive à marche forcée.
Le techoféod se caractérise par le lien gordien qui lie les différents acteurs : actionnaires, travailleurs, clients, banques dans l’activité d’une entreprise.
– Le numérique joue le rôle du suzerain qui tisse les liens de vassalités avec ses affidés et leur environnement social. C’est un Saint Empire Numérique.
– Le technoféod reprend l’utopie des années 60 de libération . Google est le prototype du processus.
– Le cyber-espace est une féodalisme dans lequel le pouvoir réel est tendancieusement dématerialisé. Dès les années 40/50 Schumpeter avait compris dans Capitalisme, socialisme et démocratie, trad. de l’anglais par Gaël Fain, Paris, Payot, 1951 [1942]).
– L’idéal serait de doter le marché électronique global d’un cadre juridique cohérent international qui protège le droit du propriétaire et le sacré comme néo-Eglise.
Le technoféod s’appuie sur la commercialisation des données de la connaissances, des information devenus data par vol systémique. Les firmes s’emparent de ces données pour développer ce que certains appellent « un capitalisme de la surveillance »
– La capacité de la Tech d’influencer les mentalités et la psychologie des consommateur équivaux à la puissance normative de l’Église ou du Parti. Capitalisme de Surveillance et de Commandement.
– Cercle vertueux => Client/ message/ marchandise via des algorithmes .
– Technoféod = Conquête de l’ouest généralisée.
La tech est un féodalisme car elle permet aux propriétaires d’exploiter ses idées sans investir dans l’industriel ( Ex Google Maps ne construit pas de rot ni ne construits de voiture.
– capacités de contrôle des états sur les méga-entreprises, voire l’inversion des rôles
dans le contrôle économique. La démocratie perd de sa substance et s’épuise, impuissante dorénavant.
– un changement de logique systémique => la mise en résonance de la recherche du profit par ne fluidité digitale favorables aux entreprises contrôlant les données produites par les utilisateurs des plateformes.
– Tech = économie de la connaissance par le pillage (Google a initié le système) et l’autoproduction ( Wikipédia).
– Tech = idéologie construite par l’hybridation de la sous-culture hippie et des principes sacrés du libre marché.
– L’âge de l’information succéderait à l’âge de l’agriculture et de l’industrie. Le cyberespace
ne connaît pas de limites et l’information y devient la condition de la connaissance.
La propriété
– Vous n’aurez pas rien, mais vous serez heureux.
– Ayn Rand recommande que le droit de propriété soit étendu aux idées qui profiteront ainsi aux gens via les entrepreneurs qui les développeront.
– Il s’agit d’opposer les pionniers (hommes d’esprit) aux suiveurs (les masses). Dans cette logique, les droits de propriété doivent être cédés exclusivement aux pionniers.
– C’est le secteur privé qui doit être à l’initiative, il faut leur donner toute liberté d’action, et en particulier, l’accès à l’information captée sur les réseaux de communication se massifiant. L’idéal serait de doter le marché électronique global d’un cadre juridique cohérent international.
– l’idéologie de ces libertaires pour valoriser les capacités qu’il offre
à ses utilisateurs : le numérique va « déconcentrer le pouvoir loin des États et des institutions et le transférer
1) une redynamisation continue de l’économie ;
2) une autonomie et une créativité au travail ;
3) uneouverture et mobilité ; 4) une prospérité partagée ;
5) un dépérissement de l’État. Au lieu de ces bonnespropriétés, on assiste à un retour des monopoles, digérant au besoin les start-up. En effet, la profitabilité augmente avec la concentration, la socialisation du travail reprend de plus belle (de moins en moins d’autonomie dans les faits), une culture du contrôle de la manière dont les salariés ou autres parties prenantes utilisent bien leurs ressources, en
particulier leur temps, est mise en place.
Le Bitcoin
– Pas de mécanisme démocratique d’attribution.
– Premier arrivé, premier servi. on est dans le domaine de la crypto-aristocratie, de la kleptomanie primititif
– Le bitcoin est un techno-féodalisme. La minorité aristocratique détient le pouvoir d’accumuler les rentes
– " le Bitcoin n’est ni féodal ni capitaliste, il est simplement oligarchique." (Yanos Varoufakis in Variations 26/ 2003 cf OpenEditions )
Les plateformes.
– Définir à partir d’exemples.
– Les plateformes sont devenues des sortes de banques centrales des techniques de pouvoir. Elles génère un hyperprofit pour l’oligarchie.
– Les banques centrales permettent aux néo-oligarques, en créant de la monnaie, de racheter les actions de leur société. Double profit !!!
– Les banque centrales sont devenues " le souverain féodal" asservi à ses vassaux (parfois plus riche que lui), tout en étant le symbole de l’unité et l’acteur d maintien de l’édifice.
– Les plateformes numériques remplacent les marchés. Le profilage permet de diriger les actes des consommateurs. Le travail salarie ne paie plus, pas de rente indexée sur le partage des bénéfices.
– Plateformes => capitalisme de commandement et de surveillance. Je ne roule plus pour vous, je veille à mes grains (gains, mon taux de profit)
– Les plateformes et leurs segmentations créent une fausse concurrence. Elles gardent la même ambition : généraliser la numérisation en organisant des économies d’échelle et du transfert de charge permanent. Les surproduits en dépendent.
– la plateforme assure l’accès aux services dont ont besoin les utilisateurs dans leurs activités. Cette boucle de rétroaction serait à la base du système d’asservissement des utilisateurs aux plateformes. Les plateformes sont alors comparées à des fiefs : quand on utilise le logiciel Word, le coût pour le quitter est tel que l’on continue à payer le surplus exigé.