Comme à chaque fois que le mouvement social traverse un creux ou un recul, des textes apparaissent comme venus de nulle part pour tenter de réfléchir, d’esquisser une solution.
Ceux que nous publions ci-dessous sont de ce genre. Leur intérêt vient tout à la fois de leur traversée des médias mainstream et de leur volonté de faire réfléchir.
Nous savons bien que simultanément ce sont des bouteilles à la mer. Ces textes sont aussi des cris poussés devant ce monde qui nous écrase. Nous savons aussi que parfois la seule résistance gît dans le débat. Et ce débat est si rare...
Eviter les pieges du liberalisme.Repenser le monde en anarchiste
L ’anarchisme effraie autant qu’il fascine. Parce que l’anarchisme a déjà déstabilisé des États, inspiré des assassinats de rois et de chefs militaires, parce que l’anarchisme c’est l’amour de la liberté, le rêve de l’émancipation pour toustes, la fin des guerres et des armées, la fin de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, c’est cette figure rebelle qui ne se laisse pas enfermée, encadrée ou contrôlée. Mouvement profondément anti- autoritaire qui veut en finir avec les chef.fes, l’idéal anarchiste est à l’opposé du système dans lequel nous vivons actuellement, mais il n’en est pas pour autant hermétique. Influencé par son époque et son environnement, l’anarchisme est traversé par différents
courants et par ses propres tensions internes. Cependant,force est de constater que, aujourd’hui en France,l’anarchisme n’a plus le vent en poupe.
La France insoumise, le fascisme et la révolution
Voici le premier volet d’un texte qui tente de déplier une question importante : pourquoi et comment la gauche, c’est-à-dire la gauche institutionnelle, est redevenue une hypothèse crédible pour nombre de personnes ayant quelques aspirations supérieures à celle d’un réaménagement plus gentillet du capitalisme ? Question qu’il s’agit aussi pour l’auteur, de renverser : où est passée la puissance destituante et révolutionnaire qui explosait régulièrement dans les rues jusqu’en 2016 ? Rêve-t-elle désormais NFP ?
"Notre marche est longue et elle laisse des traces, même si ça ne se voit pas pour l’instant ou si on ignore et méprise notre chemin".
Rien qu’une fois faire des vagues
un témoignage critique des Soulèvements de la Terre
Il était pour nous trois primordial de témoigner de notre expérience et de prendre le temps de formuler une critique de fond des Soulèvements de la Terre, car nous pensons que les méthodes de cette organisation, aujourd’hui hégémonique dans le paysage militant/écologiste français, sont à de nombreux égards nocives pour les luttes et qu’elles sont peu critiquées. Plus largement, nous voulons mettre en mots ce que nous peinons à communiquer et qui semble plus abstrait : à savoir, le fait que, selon nous, la manière dont s’organisent les Soulèvements traduit une conception de l’engagement politique qui est aux antipodes des principes d’émancipation qui nous animent. Avec ce texte, nous cherchons à partager les réflexions et interrogations qui ont émergé de ce constat, afin d’inviter celles et ceux qui nous lirons, à réfléchir à la façon dont nous voulons agir politiquement, dans quel but et avec qui.
Nous n’écrivons pas pour « diviser », ni pour « laver notre linge sale en public », mais parce que nous pensons qu’il est important d’exprimer des critiques pour questionner, nommer et transformer des pratiques politiques, afin que celles-ci tendent vers le plus d’horizontalité possible. Taire les dissensus et les tensions au nom de « l’unité », de la « réputation », de la « peur de vexer » nous semble une impasse : il y aura toujours mieux à faire, toujours plus urgent, toujours plus important, que de prendre ces temps, pourtant nécessaires, de remise en question, de (d’auto-)critique et de discussion.