Après avoir lu un article paru dans le journal Le Monde portant ce curieux titre « Croyons les techno-monarchistes et libertariens américains lorsqu’ils annoncent vouloir se débarrasser de la démocratie » nous nous sommes intéressés à son contenu qui de fait renvoyait au site web Le Grand Continent et à son article « Se préparer à l’Empire : Curtis Yarvin, prophète des Lumières noires ».
Ne voulant pas copier simplement la traduction de l’interview que vous pourrez lire ensuite nous avons trouvé l’originalpiraté ’(depuis il est en clair) retraduit ici.
Cette interview a donné lieu à discussion entre nous, du fait de son apparent inintérêt. Nous avons quand même convenu de la publier. Sous l’aspect déroutant d’une discussion de bistrot, voici des propos très inquiétants sur la nouvelle politique américaine vue par un de ces plus excités idéologues. Il s’appelle Curtis Guy Yarvin et semble très influent dans le cercle restreint du vice-président des États-Unis, James David Vance. Il est interviewé par le très vénérable New-York Times.
En faisant un tour sur son site personnel nous avons trouvé un texte récent à propos de Gaza et de la situation actuelle qui illustre bien la façon de penser de ceux qui se pensent les maitres du monde.
Par ailleurs il apparaît en lisant cette interview qu’il existe un courant philosophique américain critique des Lumières européennes qui se se fait jour sous le terme de Dark Enlightenment Lumières noires que nous mettons ici en exergue et que nous discutons.
La haine de la démocratie, vieille rengaine de l’extrême droite, la « gueuse », comme ils disent, nous en connaissions bien le discours.
Celui d’une élite (par le sang ou par l’argent) qui n’a pas à être contrôlé par la loi du plus grand nombre.
Nous savions aussi qu’elle n’était qu’une façade, car les puissances financières savent s’en accommoder.
À cette démocratie réduite à la participation aux élections de représentant·es, nous, libertaires, préférons de loin la démocratie directe, celles des Assemblées générales décisionnelles (cf les luttes en Serbie), du fédéralisme, de l’autogestion, qui permet à chacun·es de s’emparer du collectif comme il s’empare de sa propre vie.
Nous avions fait la critique de la démocratie formelle depuis longtemps et n’avons pas spécialement envie de la défendre, mais…
Ce qui avance maintenant clairement avec l’idéologie de l’Empire liée à l’Intelligence artificielle est non seulement extrêmement préoccupant mais menaçant à très court terme.