un film espagnol grand public de 2020 ?
Le générique de fin n’en finit plus ; comme à l’accoutumée, les spectateurs n’y prêtent guère d’attention et quittent peu à peu la salle qui commence à être rallumée pour leur faciliter la sortie… Nous sommes dans une séance de cinéma d’aujourd’hui. Pour autant, ce déroulé interminable atteste bien le grand nombre de personnes qu’il est nécessaire de mobiliser pour réaliser un film.
Et, par conséquent, la nécessité de réunir un public suffisant pour amortir les investissements consentis. D’autant que s’agissant d’un film en costumes, les coûts ne sont pas négligeables soit en l’espèce plus de six millions d’euros accompagnés cependant d’un soutien de 1,4 M€ de l’ICAA (Instituto de la cinematografía y de las artes), l’organisme public qui dépend du ministère de la culture espagnol. Or le précédent film d’Alejandro Amenábar, Regresión (2015) malgré le casting séduisant - Ethan Hawke et Emma Watson dans les rôles principaux - s’était soldé par un échec public : 17,6 millions de dollars dans le monde dont environ 8,8 millions en Espagne pour un budget estimé entre 15 et 20 millions. En conséquence, Alejandro Amenábar a mis quatre années pour monter son projet suivant et n’avait plus droit à l’erreur.
Pari réussi ! Lettre à Franco a pris la deuxième place des films espagnols distribués en Espagne en 2019 avec presque 2 millions de spectateurs et la troisième en terme de recette avec d’un peu plus de 10 millions d’euros. Comme dans le reste du monde, 2019 a été une très belle année en termes de fréquentation dans les salles espagnoles : plus de 105 millions d’entrées [1].
Pourtant, le sujet de Mientras dure la guerra portant sur les débuts de la guerre civile était porteur de divisions potentielles. Du reste, quelques incidents ont émaillé la sortie du film en Espagne. Trouvant que le film d’Alejandro Amenábar "raconte l’histoire de manière biaisée et pleine d’erreurs historiques", l’extrême droite a appelé à son boycott. Une vingtaine de militants d’España 2000, un groupuscule d’ultras, a même perturbé une séance à Valence où Amenábar était présent pour accompagner la sortie de son film. Dès le début de la projection, des militants ont déployé une banderole devant l’écran sur la quelle on pouvait lire "Rejoignez la résistance, Espagne 2000". Pendant ce temps, d’autres militants, assis dans le public, ont crié "¡Viva España !" et "¡España libre !", accompagnés d’applaudissements.
Pour autant, il semble bien que toute cette agitation ait profité au film : le deuxième week-end d’exploitation a réuni plus de spectateurs que le premier, phénomène très inhabituel dans la mesure où les films aujourd’hui subissent la logique de flux de la promotion télévisuelle. Ce qui fait dire à Amenábar : “Han intentado boicotear la película pero están consiguiendo lo contrario, que venga más gente” [2].
Amenábar tisse deux lignes narratives situées aux débuts de la guerre civile, précisément entre le 19 juillet et le 12 octobre 1936. D’une part, l’accession de Franco à la tête du soulèvement militaire depuis le Maroc jusqu’à sa nomination en tant que généralissime. Et d’autre part l’évolution de Miguel de Unamuno par rapport à la rébellion : du soutien public qui lui vaut d’être démis de ses fonctions de recteur de l’Université de Salamanque par le gouvernement républicain, au divorce officiel lors des célébrations de la journée de la race organisées dans son université le 12 octobre. Les deux lignes se croisent à Salamanque lorsque Franco y installe son quartier général.
Comme tout film de fiction, Amenábar prend beaucoup de liberté avec les faits. ABC relève 18 erreurs historiques majeures [3] en terminant, non sans humour, par la moustache que Franco arbore dans le film alors qu’il l’avait rasé et de terminer l’article par cette saillie de Queipo de Llano : « la seule chose que Franco avait sacrifiée pour l’Espagne est sa moustache ».
Ce qui importe est de comprendre la logique des choix effectués car, aujourd’hui, la documentation (iconique et bibliographique) et leur facilité d’accès sont telles qu’il est impossible d’ignorer les données historiques.
Le film débute le 19 juillet. Deux camions militaires pénètrent sur la Plaza Mayor de Salamanque. Plaza Mayor très fidèlement reconstituée avec ses jardins aujourd’hui disparus qui ont laissé place à une minéralisation totale très fin du XXème siècle. Par conséquent, la réalisation sait se donner les moyens de respecter l’histoire et, partant, les libertés prises avec elle apparaissent bien comme des choix délibérés. Ainsi, venant de Valladolid, les soldats qui entrent ce jour là sur la Plaza Mayor appartiennent à l’infanterie et à la cavalerie dont l’officier chargé de lire la proclamation, qui était à cheval.
Retour au film : un groupe de soldats descend de deux camions, installe des armes. Avec un porte-voix, l’officier peut alors annoncer le début de la guerre. Des réactions contrastées dans le public de la place et deux jeunes civils, pistolets au poing, entrent dans le champ, côté droit. Un mouvement de caméra revient sur l’officier qui donne l’ordre, d’un simple geste, à ses soldats d’intervenir pour rétablir l’ordre. On entend bien un échange de quelques coups de feu mais hors champ et le spectateur n’en saura pas plus sur cet épisode inaugural de la guerre civile à Salamanque connu comme « El tiro de la plaza ».
Un mouvement de caméra cadre l’officier en contre-plongée et permet de découvrir une fenêtre derrière laquelle une femme assiste à la scène au premier étage d’un beau bâtiment. Raccord sur la femme qui regarde. (3’37’’). Nous comprenons assez vite que nous sommes dans le bureau du maire. La deuxième séquence s’ouvre : le maire va être la première personnalité républicaine arrêtée.
Les logiques narrative et discursive sont posées dès cette séquence inaugurale. Le spectateur ne saura pas que les jeunes qui interviennent sont des militants des jeunesses du POUM ni que l’armée a répliqué en tirant sans discernement tuant une dizaine de personnes et faisant de nombreux blessés : ce ne sont manifestement pas quelques coups de feu échangés comme entendu hors champ dans le film. Il faudra attendre un dialogue ultérieur pour qu’incidemment, les décès survenus sur la place soient juste évoqués.
Pour clore la séquence consacrée à l’entrée magistrale dans la fiction de Millán-Astray (Eduard Fernández), un plan très bref cadre de quelques corps gisant dans un champ : une sorte d’illustration du discours enflammé du fondateur du Tercio… À l’exception de ce plan, il n’existe, dans tout le film, aucune image des exactions et des exécutions sommaires abondamment pratiquées. Le point de vue retenu est, de fait, celui d’Unamuno qui ne voit rien et qui ferme même ses fenêtres lorsque le bruit des fusillades l’empêche de faire sa sieste…
Au cinéma, on filme la légende…
Le film s’achève dans l’Université de Salamanque le 12 octobre 1936, jour de la célébration de la race au cours de laquelle Unamuno va ouvertement rompre avec l’insurrection en montant à la tribune et en prononçant un discours devenu célèbre.
Trop célèbre… En effet, la version la plus répandue et que le film reprend largement est celle rédigée par Luis Portillo dans la revue britannique Horizon de décembre 1941 sous le titre : Unamuno’s Last Lecture. Très bien écrit (avec la collaboration de George Orwell ?), ce dernier discours pourrait très bien avoir comme auteur Unamuno, ce grand publiciste. Luis Portillo termine par une sentence inscrite dans la mémoire de la guerre d’Espagne :
"You will win, but you will not convince. You will win, because you possess more than enough brute force, but you will not convince, because to convince means to persuade. And in order to persuade you would need what you lack-reason and right in the struggle. I consider it futile to exhort you to think of Spain. I have finished." [4]
Professeur de droit et républicain, Luis Portillo n’était pas présent le 12 octobre à l’Université et a rédigé son article cinq ans après l’événement. Bibliothécaire à la Faculté de Droit de l’Université de Salamanque, l’historien Severiano Delgado, soutient, dans Archéologie d’un mythe [5], que la version du discours présentée par Luis Portillo est avant tout : « une sorte de drame liturgique, où vous avez un ange et un diable face à face. Ce qu’il voulait avant tout, c’était symboliser le mal – le fascisme, le militarisme, la brutalité – incarné par Millán-Astray, et qui affronte les valeurs démocratiques des républicains – libéralisme et bonté – représentées par Unamuno ». En ce sens, le slogan ‘Muera la Inteligencia !’ que Millán-Astray n’a vraisemblablement jamais prononcé s’avère pleinement fonctionnel… Et Severiano Delgado de conclure : « Portillo n’avait l’intention d’induire personne en erreur ; c’était simplement une évocation littéraire. »
Une évocation littéraire impérieuse : en 1941, Londres est sous les bombes de la Luftwaffe…
La version de Luis Portillo s’est imposée dans la mémoire en raison de ses qualités littéraires et politiques : l’opposition entre l’intellectuel visionnaire (vous vaincrez : en septembre 1936, la guerre était loin d’être gagnée pour les nationalistes) et le traineur de sabre convient parfaitement aux nécessités de la guerre contre le nazisme… Et surtout dans la mesure où elle a été reprise telle quelle par Hugh Thomas dans The Spanish Civil War publié simultanément en Grande Bretagne (Eyre & Spottiswoode) et aux USA (Harpers’). Après avoir remporté le Prix Somerset-Maugham en 1962, The Spanish Civil War sera traduit et diffusé dans de nombreux pays et servira longtemps de référence. L’année suivante, le discours est déclamé avec emphase dans Mourir à Madrid de Frédérique Rossif [6]. Amenábar utilise, sans distance, cette version pourtant totalement discréditée.
Dans ABC du 26 septembre 2019, Oti Rodríguez Marchante note l’utilisation de « la célèbre phrase "Vous vaincrez, mais vous ne convaincrez pas", sur laquelle il existe des divergences historiques et qu’il n’a probablement jamais dite ». En revanche, Raquel Moreno la cite dans son intégralité et la présente comme un « fragment du discours de Miguel de Unamuno » dans Expansion par le 27 septembre 2019. Puis à sa sortie en France, dans La Croix, Céline Rouden le 18 février 2020 l’évoque à son tour :
« Le 12 octobre 1936, le philosophe et écrivain Miguel de Unamuno prononce un discours resté célèbre en Espagne. Lors d’une cérémonie organisée par les nationalistes à Salamanque pour célébrer « la fête de la race espagnole », cet intellectuel, recteur de l’Université de Salamanque s’en prend directement au pouvoir autoritaire de Franco. « Vous vaincrez, mais ne convaincrez pas », prévient l’homme face à un auditoire sidéré parmi lequel Carmen Pollo, la propre femme du futur Caudillo. »
Dans Télérama du même jour, Cécile Mury :
« C’est à ce dernier qu’Unamuno s’opposa publiquement, dans un coup d’éclat resté célèbre : « Vous vaincrez, mais vous ne convaincrez pas », avait dit le vieil homme, au péril de sa vie, devant un amphithéâtre grouillant de fascistes. C’est le morceau de bravoure du film, la dernière étincelle, avant que la nuit tombe pour quatre décennies. »
Comme quoi il n’y a pas que dans l’Ouest où l’on choisit d’imprimer la légende [7]… Cependant, si les journalistes, sous la contrainte des délais d’impression du journal, n’ont pas toujours le temps de vérifier leurs sources, en revanche, l’écriture d’un scénario dispose de beaucoup plus de temps et de moyens. Par conséquent, l’usage de ce discours dont il est impossible désormais d’ignorer qu’il est apocryphe constitue, à coup sûr, un choix de la réalisation. Comme l’issue de la séance, où, dans le film, Unamuno ne doit la vie sauve (après l’avoir hué, les phalangistes brandissent leurs armes !) qu’à l’intervention de Carmen Polo (Mireia Rey) qui l’appelle. Après que Millán-Astray lui ait enjoint de prendre la main de la Señora : un gros plan cadre sa main gantée de blanc tendue à Unamuno qui s’en empare.
Or il existe des photographies de cette journée. Contrairement au film où Unamuno est placé à gauche et Millán-Astray à droite de la tribune (à leurs places, donc !), on peut y voir que, en tant que recteur, Unamuno, placé au centre, assure la présidence de la séance avec à sa droite Carmen Polo et à sa gauche le cardinal Plà y Deniel avec à ses côté Millán-Astray.
À l’issue de la séance, des photos en forte contre-plongée permettent de voir Millán-Astray, entouré de phalangistes mais sans Carmen Polo, saluer, à la porte de l’Université, Unamuno et le cardinal…
Enfin, Unamuno est sûrement rentré à pied chez lui, rue Bordadores, une courte distance de l’Université comme le soutiennent Colette et Jean-Claude Rabaté, ses biographes et non dans la voiture de Carmen Polo qui figure bien sur la photo. Mais la séquence de la voiture permet à Amenábar d’acter le divorce entre la première dame et le philosophe, rupture définitive donc entre le vieux recteur et le franquisme.
De fait, Amenábar rejoue, tout le long de son film, le drame liturgique évoqué par Severiano Delgado dans Archéologie d’un mythe… Les deux acteurs principaux, Karra Elejalde (Unamuno) et Eduard Fernández (Millán-Astray), ont, d’évidence, saisi l’opportunité d’incarner ces deux personnages chargés à la fois d’histoire et de mythologie. Eduard Fernández campe Millán-Astray avec tellement de brio qu’il obtiendra, lors de la cérémonie des Goyas de 2020, le prix du meilleur acteur dans un second rôle. "Or au cinéma, plus le méchant est méchant, plus le film est réussi" [8].
Chez lui, Unamuno est accueilli par ses deux filles. Séquence suivante et finale : un peintre réalise un portrait de Franco à cheval et sur le tableau s’inscrivent les dispositions de la fin de la guerre : Francisco Franco gagna la guerre en 1939 et imposa une dictature militaire... Puis raccord sur la maison d’Unamuno avec son petit-fils et dernières informations sur le devenir des personnages du film : Salvador Vila et Atilano Coco furent exécutés sans jugement. Après son discours, Miguel de Unamuno fut à nouveau destitué de son poste de recteur et placé sous surveillance policière. Il mourut d’un infarctus deux mois après.
Générique de fin sur le drapeau bicolore.
Ainsi, sur la fin de vie d’Unamuno, Amenábar passe sans s’attarder avec cette simple notation avant le générique de fin. Or, elle est également l’objet de polémiques. La version officielle que reprend le film, est qu’il aurait eu une crise cardiaque le 31 décembre 1936 alors qu’il discutait (qu’il se disputait ?) avec Bartolomé Aragón, venu lui rendre visite ; Aragón étant un de ses anciens étudiants, professeur de droit et phalangiste. Prédécesseur d’Unamuno au poste de recteur de l’Université de Salamanque, José María Ramos Loscertales la développe dans Prólogo a la muerte de Don Miguel de Unamuno dès janvier 1937. Ce qui fait dire à Colette et Jean-Claude Rabaté : "Une telle rapidité dans l’écriture du prologue et la publication du livre témoigne de la volonté de Loscertales de répondre aux rumeurs insistantes sur l’empoisonnement d’Unamuno qui circulaient dans la ville, propagées par une radio républicaine".
Unamuno fut enterré le lendemain ; son cercueil porté par quatre phalangistes et non des moindres puisqu’il y avait devant Víctor de la Serna y Espina, un publiciste célèbre et le baryton Miguel Fleta, qui a popularisé Cara al sol, l’hymne de la phalange espagnole.
La version officielle est (évidemment !) remise en question. Notamment, dans un documentaire de Manuel Menchón, Últimas palabras para un fin del mundo (2020), qui passe en revue toutes les incohérences du dossier. Amenábar n’entre pas dans le débat ; son propos est ailleurs : il tend à dépasser les antagonismes mémoriels.
Le titre espagnol du film renvoie bien à l’accession de Franco au pouvoir : la mention Mientras dure la guerra (tant que dure la guerre) accompagne la nomination (provisoire donc) de Franco en tant que généralissime. Mention qui disparait au moment de la signature par les conjurés. Mais, elle correspond également à la situation de l’Espagne contemporaine où la guerre civile continue de diviser : la recherche des corps des disparus durant la guerre civile est un sujet de crispation et de polémique plus de 70 ans après la victoire de Franco… D’autant que le film sort en 2019, l’année où le gouvernement socialiste a obtenu, après des mois de procédure, l’exhumation du corps du dictateur hors du mausolée d’El Valle de los caidos pour le transférer en banlieue madrilène dans le caveau familial où se trouve enterrée sa veuve, Carmen Polo. Ce transfert a évidemment ravivé les divisions au sein de la société espagnole. Car une guerre civile ne peut qu’engendrer des mémoires antagonistes qu’il est ensuite quasiment impossible de réconcilier. Il n’y a qu’à regarder une carte électorale aux USA pour constater la permanence de la coupure entre le Nord et le Sud…
Dans la famille même d’Unamuno, ses deux filles s’affrontent. María (Patricia López Arnaiz) la moderne, ouverte et très jolie s’oppose à Felisa (Inma Cuevas), plutôt conservatrice, fermée et vraiment moins séduisante : nous sommes au cinéma et ce casting effectué par Amenábar indique ses choix.
María (Patricia López Arnaiz) & Felisa (Inma Cuevas)
Or, la guerre civile, guerre innommable, a été en Espagne redoublée par l’existence d’une guerre civile au sein du camp républicain entre les partisans de la Révolution et les tenants de il faut gagner la guerre d’abord… Le 19 juillet, jour où débute le film est également le jour du déclenchement de la révolution en Catalogne. Durant Le bref été de l’anarchie (Hans Magnus Enzensberger, Gallimard, 1975), le drapeau noir et rouge de la CNT flotte sur Barcelone. En choisissant Salamanque, Amenábar s’est épargné la part la plus délicate de la guerre civile à gérer politiquement. Dans le film, il y a bien des républicains qui seront vite éliminés mais le spectateur ne saura rien de leurs divisions ou même de leur appartenance partisane.
Jean-Marie Tixier
[1] - L’Espagne n’échappant pas à la McDonaldization du monde : on trouve huit films Disney dans les dix premiers. La part de marché des films espagnols s’élève seulement à 15 % des entrées avec 15,9 millions de spectateurs…
[2] - Ils ont essayé de boycotter le film, mais ils obtiennent le résultat inverse, en attirant davantage de personnes. in El Pais, Ferran Bono, le 08 octobre 2019.
[3] - Cf. Los 18 errores históricos de « Mientras dure la guerra », la película sobre Franco y Unamuno de Amenábar https://www.abc.es/historia/abci-17-errores-historicos-mientras-dure-guerra-pelicula-sobre-franco-y-unamuno-amenabar-201909292254_noticia.html
Nota : soutien du régime franquiste jusqu’en 1976, ABC est l’un des plus grands quotidiens nationaux et défend des positions conservatrices et monarchistes.
[4] - "Vous vaincrez, parce que vous possédez plus de force brutale qu’il ne vous en faut. Mais vous ne convaincrez pas. Car, pour convaincre, il faudrait que vous persuadiez. Or, pour persuader, il vous faudrait ce qu’il vous manque : la Raison et le Droit dans la lutte. Je considère qu’il est inutile de penser à l’Espagne. J’ai fini."
[5] - Arqueología de un mito : El acto del 12 de octubre de 1936 en el Paraninfo de la Universidad de Salamanca, Sílex Ediciones, 2019.
[6] - Cf. Jean-Marie Tixier, "Un film de 1963 : Mourir à Madrid" in "Les Cahiers de la cinémathèque" n°46-47 mai 1987, pp.151 à 160.
[7] - Pour reprendre la célèbre sentence de Maxwell Scott, le rédacteur en chef du Shinbone Star dans The Man who shot Liberty Valance : No, sir. This is the west, sir. When the legend becomes fact, print the legend.
[8] - François Truffaut, Le cinéma selon Hitchcock, Paris, Seghers, 1975.