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Revue de presse avril 2024

Le campisme se tient dans un espace idéologique généralisateur AOC

Extraits : ....qui empêche de sortir de la crise politique et intellectuelle actuelle. Cette lecture simpliste des sociétés israélo-palestiniennes est coupée de l’ordinai et intellectuelle actuelle. Cette lecture simpliste des sociétés israélo-palestiniennes est coupée de l’ordinaire, du vécu, qu’il s’agisse de l’occupation ou, également, du mouvement climatique. Pourtant, il semble encore possible d’espérer dans la diplomatie du quotidien et l’interrelation des sociétés civiles entre elle

[...] Il n’existerait que deux camps qui divisent le monde : les anti-Israéliens (ou antisionistes propalestiniens) et les antipalestiniens (ou pro-israéliens).

[...]Mais, plutôt que de nommer Israël par son nom, le campisme antisioniste se réfère à l’« entité sioniste ». Israël est ainsi dépossédé de sa forme-État : ce n’est pas un véritable État-nation, mais un colonialisme de peuplement, à la différence du nationalisme palestinien, qui est ontologique, concret, éternel et ancré dans le sol et où la vraie forme de l’État serait la Palestine de 1948. Dans le même sens, l’étiquetage « sioniste » permet d’amalgamer toutes sortes de composantes sociales et religieuses : comme le suprématisme, le messianisme et le sionisme traditionnel fondateur, ou encore le judaïsme orthodoxe[5]. Pourtant, il faudrait plutôt parler de nationalisme religieux ou israélien, qui englobe toutes les branches et les sensibilités (des orthodoxes, aux pratiquants traditionalistes, aux suprématistes, et même aux populations non observantes

ISRAËL-PALESTINE, LE SALUT VIENDRA D’IRAN

Ivan Segré /Lunidimatin
Extraits : Jusqu’ici, l’armée israélienne estimait à environ 400 kilomètres l’étendue du dispositif édifié sous Gaza. Mais ses premières incursions souterraines ont montré que ce chiffre était sous-évalué et que le réseau de galeries pourrait être deux fois plus important, l’équivalent de près de quatre fois le métro de Paris. ‘‘L’ampleur des réseaux clandestins du Hamas pourrait, une fois ceux-ci entièrement découverts, dépasser tout ce à quoi une armée moderne a jamais été confrontée’’, estime John Spencer, responsable des études sur la guerre urbaine au Modern War Institute, dans une note publiée le 8 janvier. Alimenté en eau et en électricité, desservi par une ventilation mécanique ou naturelle, ce labyrinthe de bunkers et de tunnels sert de refuge aux hommes du Hamas, mais abrite également des postes de commandement, des stocks de munitions, des ateliers d’armement… »

La construction du « métro de Paris » s’est étendue sur plus d’un siècle. (La première ligne de métro y a été ouverte en 1900). Le Hamas est au pouvoir à Gaza depuis 2007. En moins de deux décennies, les architectes du Hamas auraient donc fait construire un réseau de tunnels d’une étendue « de près de quatre fois le métro de Paris ». Mais ce n’était donc pas une infrastructure civile qu’il s’agissait de bâtir.

Lettre ouverte aux organisations qui convergent au sein d’Urgence Palestine

Club mediapart
Pour autant, plusieurs aspects nous inquiètent fortement : via ses interventions ou celles d’organisations qui le composent, ce collectif agglomère énormément de prises de positions problématiques : apologie des massacres du 7 octobre, aveuglement voire connivence vis-à-vis de l’extrême droite palestinienne, rhétorique complotiste antisémite, invisibilisation des viols commis envers des femmes en Israël…

Le combat pour l’indépendance de la Palestine et la liberté du peuple palestinien est juste, légitime et indispensable. Pour qu’il soit réellement émancipateur, massif et victorieux, il ne devrait tolérer ni l’antisémitisme ni les idées réactionnaires..

Par cette lettre ouverte, nous voulons permettre aux militant·e·s et aux organisations qui se réclament de l’antiracisme, de l’antifascisme, de la solidarité internationale et de la justice sociale ; aux camarades qui se sentent concernées par l’urgence du cessez-le-feu permanent pour le peuple Palestinien, par l’urgence de l’indépendance pour la Palestine, par l’urgence de la paix entre les peuples, de faire leur choix de s’engager aux côtés d’Urgence Palestine en connaissance de cause.

a) Apologie des massacres du 7 octobre

Dès le 7 octobre, nous disposions de nombreuses informations[4] montrant que l’opération menée par le Hamas[5], le Jihad islamique[6], le FPLP[7], le FDLP[8] et la Fosse aux lions[9] avait visé en grande partie des civils, notamment dans des kibboutzim et au festival de musique Tribe of Nova, avec une tonalité antisémite, pogromiste et exterminatrice caractérisée : massacres systématiques et indifférenciés de civils de tous âges, viols et mutilations, tortures, enlèvements d’otages dont des bébés et des personnes âgées, acharnement sur les cadavres, destruction des maisons...

Pourtant, la plupart des déclarations des organisations membres d’Urgence Palestine ont caractérisé le “Déluge d’al-Aqsa” le 7 octobre, d’ “opération de résistance” et l’ont défendue voire célébrée, au mépris des crimes commis contre des civils, massacrés en raison de leur judéité supposée.

Précisions sur le 8 mars parisien

Le Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les Racismes (RAAR)

Après beaucoup de fake news sur le 8 mars parisien diffusés sur les réseaux sociaux, la séquence menant à l’exfiltration de « Nous Vivrons » lors de la manifestation est maintenant bien documentée.

Il est évident que nous regrettons le caractère parfois violent de l’intervention du Service d’Ordre (SO) de « Nous Vivrons », constitué par le Service de Protection de la Communauté Juive (SPCJ), émanation du CRIF. Nous sommes également écœuré·es d’avoir dû assister au spectacle navrant d’une marche féministe où des hommes en viennent à s’affronter physiquement.

Mais rappelons que la présence de « Nous Vivrons » ainsi que celle d’un SO dédié avaient été validées par les organisatrices du 8 mars, après les incidents du 25 novembre 2023. De plus, il est probable que le cortège des femmes juives n’aurait pas pu défiler sans cette protection, vu la pression subie par ce groupe non seulement en amont (sur les réseaux sociaux), mais aussi pendant la manifestation, sous forme d’injures et de bousculades, jusqu’à l’éclatement des violences et l’exfiltration des militantes juives.

Qu’on soit bien clair : il est évident que des groupes d’extrême-droite n’ont pas leur place dans une manifestation comme le 8 mars, ni dans aucune manifestation à caractère progressiste. Si des fachos sont dans nos manifs, il faut les dégager !

Mais ici, on a voulu exclure des groupes (« Nous Vivrons », mais aussi « No Silence ») qui ne sont pas d’extrême-droite, et qui, parce qu’ils dénonçaient des crimes majeurs commis contre des femmes, avaient leur place, d’autant plus que leur présence avait été discutée en amont et acceptée par les organisatrices.

Le RAAR s’inquiète de l’identification croissante, opérée au sein d’une partie des organisations progressistes, entre les groupes juifs condamnant les crimes du Hamas et le « fascisme ».

Le RAAR n’est pas proche de « Nous Vivrons », et ne partage pas son agenda politique. Dans son communiqué du 9 mars, le RAAR a cependant défendu le droit de ce groupe à manifester et également la nécessité d’intégrer la condamnation des viols du 7 octobre ainsi que la question de la libération des otages au sein de la lutte féministe.

Comme en témoignent nos communiqués des derniers mois, nous sommes solidaires du peuple palestinien, dénonçons la colonisation en Cisjordanie, appelons à un cessez-le-feu immédiat et condamnons les crimes de guerre de l’armée israélienne, ainsi que l’extrême-droite actuellement au pouvoir en Israël.

Nous continuerons à le faire, sans jamais oublier les victimes juives et israéliennes du 7 octobre, et plus largement, la lutte contre l’antisémitisme.
Paris, le 12 mars 2024 raar@riseup.net https://raar.info/ https://www.facebook.com/RAAR2021/
https://twitter.com/RAAR2021

Guerres

par Laffranchi | Mar 10, 2024 |

Le pessimisme brutal dans lequel nous plonge l’écrasement de Gaza sous les bombes, la famine et les tirs des snipers nous révèlent que le fascisme est bien là. Comment qualifier la guerre menée par Israël à Gaza et en Cisjordanie autrement que comme un « nettoyage ethnique », comme un génocide.

Il y a quelques années, nous pouvions croire que l’humanité – malgré sa brutalité capitaliste et son productivisme destructeur – pourrait peut-être entendre raison. Des printemps arabes aux luttes pour le climat, des révoltes des Iraniennes à la résistance des Afghanes… on conservait des lueurs d’espoir.