Divergences Revue libertaire en ligne
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Le néo-fascisme et la logique du moindre mal

Auteur Tomas Ibanez

Cet article de Tomas Ibanez peut être séparé en trois parties. Voter ou pas, le nouveau totalitarisme et enfin comment résister au nouveau totalitarisme.

Elections, piège à cons ?

Cette première partie reprend au fond le vieux débat anarchiste sur l’abstention. Le problème est que cette question est obsolète. Ce débat repose sur deux erreurs, l’une est de croire que le vote ou l’abstention de ceux qui se disent anarchistes peut avoir une quelconque importance sur le résultat d’élections quelle qu’elles soient, l’autre est de croire que le système électoral a une autre importance que celle de spectacle.

La proportion d’anarchistes ou libertaires de quelques tendances en rapport avec la quantité de possibles votants est ridicule. la question de l’abstention est d’abord une question de chiffres.

En moyenne l’abstention s’élève à 30% des inscrits, au moins pour la France. Au second tour des élections législatives de 2024, il y avait 43 328 508 personnes inscrites sur les listes électorales pour la France entière (y compris les collectivités d’outre-mer).
Le nombre de personnes inscrites qui n’ont pas voté (abstentions) s’élevait à 14 460 749, ce qui correspond à un taux d’abstention de 33,37 %. ar ailleurs 4,9 millions de Français ne sont pas inscrits sur les listes électorales. Cela a pour conséquence que chaque personne élue ne l’est que par une toute petite minorité de voix et ne peut rien changer en profondeur faute d’un quelconque soutien. La machine politique n’a pas besoin d’une approbation démocratique, mais de l’existence d’un courant dynamique. Et celui-là est loin à droite.

Face à ces chiffres, quelle signification peut avoir l’abstention des anarchistes si ce n’est la fidélité à une vieille tradition relevant un temps ou le vote, les élections avaient encore une importance démocratique "one man one vote". Cela relève plus d’une éthique individuelle que d’une quelconque efficacité et le vote semble être le dernier geste désespéré que l’on puisse faire. Car le nouveau totalitarisme est la question.

IA et contre récvlution ??

Tomas Ibanez semble hésiter entre nouveau totalitarisme et néo-fascisme. Il semble penser que le premier terme soit plus pertinent. Là nous sommes bien d’accord. Il prends en compte avec raison la numérisation générale de la société. Pour autant il laisse de côté la relation circulaire entre l’utilisateur de l’outil numérique et le producteur de cet outil. Tout comme il oublie l’addiction de l’utilisateur à son outil, en l’occurrence le smartphone. Quant au Népal, le pouvoir décida de couper Internet, c’est-à-dire l’accès aux réseaux sociaux, la jeunesse descendit dans la rue et mit à bas ce pouvoir.

Enfin, plus étonnant, Tomas ne semble pas prendre conscience de l’existence de l’idéologie comme des idéologues qui permettent aux géants de la Tech de s’étendre indéfiniment par le biais de l’Intelligence artificielle. Suffit-il de ne pas mentionner les Lumières noires pour qu’elles n’existent pas ?

Comment résister ?

Dans cette partie T. Ibanez semble reconnaître que du point de vue de la démocratie parlementaire classique, les jeux sont faits. T.I. ne fait ainsi que reconnaître que ce ui se passe aux USA est en train de s"étendre à d’autres pays. Mais quand il dit avec raison que la seule résistance est que "se dynamisent des espaces libertaires de confluence de sensibilité antitotalitaire et d’action conjointe d’autant de collectifs anarchistes que possible" il oublie, ou n’a t il jamais su que ce ne peut être qu’avec je ne sais combien de train de retard. No pasaran ?? comme précédemment, ce fascisme est déjà passé, sous forme de projets, 2025 aux USA, Péricles en France, Timbro en Suède.

Pierre :