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La Palestine et le Liban vivent le même cauchemar
Mohammed R. Mhawish2

. Ensemble, nous nous en sortirons

Le peuple libanais sait que nos luttes sont étroitement liées ; que les bombes qui tuent leurs enfants sont les mêmes que celles qui tuent les nôtres à Gaza.

9 septembre 2024

Au moment où j’écris ces lignes, les frappes aériennes israéliennes au Liban ont tué plus de 700 personnes au cours de la semaine écoulée, dont Hassan Nasrallah, chef de longue date du Hezbollah. Les bombes continuent de pleuvoir sans relâche, rasant des quartiers entiers et forçant plus d’un million de personnes à quitter leur foyer.

Je ne suis pas au Liban, mais je me souviens parfaitement de la scène. L’air est lourd de poussière et le rugissement assourdissant des explosions n’est couvert que par le hurlement incessant des sirènes. Les rues sont pleines de gens qui courent pour sauver leur vie, mais il n’y a aucun endroit sûr où aller . Les ambulances, débordées et incapables d’atteindre les blessés, sont impuissantes alors que les bombardements déchirent les quartiers. Les équipes de la Défense civile se démènent pour sauver les survivants, mais l’intensité même du bombardement rend leurs efforts vains.

Je peux imaginer cela parce que les scènes qui se déroulent aujourd’hui au Liban me sont familièrement déchirantes en tant que journaliste palestinien de Gaza. Elles font écho à ce que ma ville natale a vécu pendant des générations, y compris l’année dernière, le génocide israélien. Je connais la terreur qui règne dans ces rues. Je sais ce que c’est que de se réveiller au son des bombes, de se précipiter pour se mettre en sécurité sans avoir où aller, de tenir son enfant contre soi et de se demander si l’on vivra assez longtemps pour voir le lendemain.

Mais au milieu de cette dévastation, quelque chose d’extraordinaire a attiré mon attention. Alors même qu’ils fuient pour sauver leur vie et enterrer leurs morts, les Libanais continuent d’exprimer une solidarité indéfectible avec la Palestine. Ils parlent de Gaza, amplifiant la voix de ceux qui subissent la même terreur de l’autre côté de la frontière, et déclarant que leur lien est plus fort que la peur qui les étreint sous les bombardements israéliens.

Malgré les bombes, la souffrance des déplacés et la menace constante de la mort, ils restent inébranlables dans leur appel à mettre fin à la guerre à Gaza. C’est une solidarité au-delà des mots, une unité forgée dans le sang et la souffrance partagée.