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DIEU Conclusion
Le prix du monothéisme

⠀ Pour conclure cette longue notice, loin de faire le tour de la question de Dieu, il me paraît intéressant de regarder du côté de l’indispensable Encyclopédie Anarchiste (E.A.) ce que nos amis pensaient de l’impensable.

⠀ Ensuite, je propose à votre réflexion une esquisse de décryptage de l’ombre de Dieu : sujet interminable. A chacun de le compléter.

⠀ Bien évidemment, l’adage "les parents boivent, les enfants trinquent" trouve dans cette étude une triste confirmation. Le "prix à payer" du monothéisme dépasse l’entendement.

⠀ Enfin, je signale quelques titres récents ou que je viens de découvrir que les curieux pourront consulter.

⠀⠀⠀ ⠀ 1 — Dieu dans l’Encyclopédie Anarchiste.

⠀ Volontairement, avant de commencer cette série d’articles sur les connections multiples entre la religion, le politique et la violence, je n’avais pas lu les contributions sur ces thèmes parus dans l’Encyclopédie Anarchiste (EA). La qualité littéraire et intellectuelle des articles de l’EA me sidè-rent. L’épidémie anarcho-intello hors-sol n’avait pas encore perverti la vie intellectuelle des militants. Sur plusieurs centaines de pages s’étale une véritable culture ouvrière.

⠀⠀⠀– D’abord, une maîtrise de la langue française, de ses arcanes, de ses références culturelles et de ses pièges redoutables de la ponctuation.

⠀⠀⠀ – Ensuite, on perçoit dans chaque contribution un authentique travail de recherche, parfois piochant dans les travaux universitaires, une réflexion toujours profonde et parfaitement au courant des courants de pensées de l’époque.

⠀⠀⠀ – Avec l’EA, le mouvement anarchiste, se pensait lui-même dans sa diversité et ressentait le besoin de faire le point, de synthétiser ses points communs et ses divergences. L’effroyable hécatombe de la Grande Guerre avait mis à mal maintes certitudes conceptuelles et ouvrait une longue période de dérive totalitaire.

⠀⠀⠀ – Plus je lis d’articles, plus je suis ébahi par le travail effectué, la plupart du temps, après les heures de « boulot » (sans les 35 heures, ni TV, Iphone, streaming…).

⠀⠀⠀ – J’ai découvert une facette souvent refoulée du monde anarchiste : d’abord, une véritable culture d’émancipation par l’étude, la recherche d’informations, la réflexion sur les fondements d’un mode de pensée face au rouleau compresseur post-révolution russe. Ensuite, une vision du monde fortement positive et morale, pleine de dignité. On pourrait dire que cet anarchisme est « spirituel ».

⠀⠀⠀ Les anars de l’EA n’étaient pas des nanars, bien au contraire, ils portaient à bout de bras le drapeau noir de la culture et de la critique. Vouloir mettre noir sur blanc, les outils indispensables de la connaissance nécessaire au changement radical du monde était une gageure inouïe. Pour ceux qui, comme moi, ont travaillé dans l’édition (dont à plusieurs dizaines de dictionnaires et une encyclopédie de plusieurs milliers de pages) ou tout simplement publié des revues militantes de qualité, l’EA représente un travail colossal. Le papier carbone était leur traitement de texte, le courrier leur e-mail, l’épreuve d’imprimerie leur tableau noir des corrections, l’archivage des textes, leur relecture, la discussion avec les auteurs se faisaient sans base de données. La pensée était encore travail manuel. Camarades de l’EA ! vous méritez notre admiration et notre profond respect. Les artisans de la nouvelle EA le méritent tout autant. Un dictionnaire, une encyclopédie sont l’image de soi et la concrétisation des savoirs à un moment t d’une discipline, d’un courant de pensée, de ses débats internes et de sa confrontation au monde en mouvement. La militance n’est pas que casquée et cagoulée, la plume et le clavier ont aussi leur utilité.

⠀⠀⠀ – Enfin, les auteurs de l’EA avaient compris qu’il fallait connaître l’ennemi pour le combattre. Lire et étudier les grands textes religieux ou politiques n’a jamais été une adhésion à leur pensée, mais une étape nécessaire à l’action et aux combats des idées. Imagine-t-on un chef militaire ou non ignorer la / les positions de ceux contre lequel il lutte et qui s’apprête à verser son sang ou celui de ses amis ? La première arme de la lutte reste la culture. (Gramsci)

Trois exemples tirés de l’EA à lire attentivement :

⠀⠀⠀– L. Barbedette Monothéisme. En quelques pages denses, l’auteur synthétise parfaitement la problématique que je tartine faisant fi de la patience du lecteur. L’approche anthropologique, his-torique, théologique et politique est impeccable. La tension permanente entre le polythéisme et le monothéisme bénéficie d’une grande lucidité. L. Barbedette : «  un Dieu, un pape, un roi » (version de » un Dieu, un État, un Chef ») conclut voilà les « réacteurs de notre époque ». L’utilisation du mot réacteur peut sembler vieillot, mais il met le doigt sur les principes moteurs, matriciels de notre civilisation.

⠀⠀⠀ – Sébastien Faure Les crimes de Dieu. Long déballage d’un anticléricalisme désuet et parodique. En lui-même, le titre est une preuve de l’existence de Dieu, ce qui n’était pas, j’espère, l’objet de la démonstration. L’article paraît être la transcription d’une conférence. La citation suivante met parfaitement en évidence le côté passéiste et « inactuel » du propos : « la religion, c’est la haine semée entre les humains, c’est la servilité lâche et résignée de millions de soumis ; c’est la férocité arrogante des papes, des pontifes, des prêtres  ». Aucune lucidité sur les années de plomb passées et à venir. Bouffons du curé et tout ira bien ! Un peu courte la harangue à deux sous.

⠀⠀⠀ – G. Brocher Athéisme. Lecture indispensable. Dans ce long texte, l’auteur profite de sa réflexion sur l’athéisme pour brosser une charge à la hussarde contre les religions, le christianisme étant bien sûr la cible principale. Brochet fait une lecture synthétique du rapport du monothéisme à sa radicale opposition : l’athéisme, vertu cardinale de tout anarchiste. Le scientisme ambiant affleure souvent, mais l’érudition bien digérée donne à l’article, force et lucidité.

⠀ Par ailleurs, Dieu n’est pas l’unique objet de son courroux, s’appuyant sur Stirner, il dénonce les dérives modernistes qui substituent l’Homme à Dieu. « L’Homme est le dieu d’aujourd’hui, et la crainte de l’homme a remplacé la vieille crainte de Dieu ». L’Homme comme nouvel ennemi de l’Individu ; le générique, la massification anonyme le nouveau Léviathan que Saint-Max (l’insulte de Marx) deviennent la nouvelle Fiction, une re-Création mythologique seule capable de prendre le relais des vieilles lunes de l’aliénation.

⠀ Brocher entame une réflexion sur le mot Dieu, il puis brosse avec talent les composantes du monothéisme : Création, anthropomorphisme, panthéisme, polythéisme, le mal. Il cite un philosophe français utilisant le pseudonyme de Vallée du Mont-Ari (inconnu de mes dictionnaires) auteur de Lettres sur la vie vue avec le simple bon sens : « A mes yeux, la croyance en Dieu-Idée a une telle influence sur l’état social que je ne puis me dispenser de revenir sur ce Rien, cette Nullité, de ce Non-être, ce Néant, cet Impossible, ce Dieu de toutes les religions … C’est cette insanité repoussante…cette croyance en cette Fiction qui est cause de tout mal que nous pouvons constater… ».

⠀ Le long passage sur le mal fait une synthèse intéressant de cette question redoutable. Enfin Brocher connaît les principaux textes anglais et allemands aux sources de notre propre démarche.

Camarades à vos double-foyers (lunettaire bien sûr) et à vos claviers.

⠀⠀⠀⠀ 2 – L’ombre de Dieu : analyse inter-minable de la question divine.

⠀ Nous avions commencé ce pensum en tentant de réduire le champ de notre réflexion sur l’ « idée de Dieu » sans les scories et les adhérences douteuses qui, généralement, accompagnent le sujet. Nous ciblions Dieu-chose-en-soi, une sorte d’onto-théologie pure de Dieu sans transcendance et toutim qui aurait souhaité dire à Dieu, en personne , ce qu’il est. Si vous avez résisté à ces pages indigestes, vous constatez avec moi que le pari était intenable.

⠀ – Premièrement, la simple question «  qu’est-ce qu’un Dieu ? » n’implique pas de croire à son existence ni à son inexistence. C’est, simplement, vouloir conceptualiser Dieu sans preuve maté-rielle. Platon aurait-il pu parler de l’Idée de Chien sans les chiens ? Donc, le concept de Dieu peut paraître une imposture, l’arnaque absolue. On sait que les preuves indirectes et les faisceaux de présomptions fonctionnent en droit, mais en philosophie et en théologie, ce type d’argumentation frise l’ineptie et le ridicule ; à moins de déployer des tombereaux de logique et d’arguties langagières. Ce que nos doctes savants et Pères firent avec délectation.

⠀ – Secondement, notre propos se focalisait sur une aire géographique précise et une ère particulière à l’exclusion des grandes civilisations orientales, africaines ou sibériennes. On peut me reprocher cette absence de comparatisme, toutefois, à ma connaissance les grandes religions en référence ne sont pas partie à la conquête spatiale du monde ni à l’imposition sanglante d’un universalisme douteux. Ni Bouddha ni Confucius (sans citer les autres) n’eurent l’idée d’imposer leur conviction à la Terre comme Monde donné en pâture par un Dieu Souverain. Ce que le susnommé Dieu avait effectivement ordonné.

⠀ – Troisièmement, la position de départ élimine les produits dérivés : religion, foi, croyance, rite, rituel, Loi, dogme, Révélation, Salut, incarnation, sacré, profane, surnaturel, esprits, monde… les allusions à ces thèmes restent réduites au minimum syndical. Et pourtant, nous le savons, ils imprègnent tout autant notre civilisation.

– En d’autres termes, nous avons dû faire l’impasse sur l’ensemble des thématiques indispensables à la compréhension de notre situation actuelle. Ces lacunes m’ont conduit à formuler la thèse du Bloc monothéiste que certains verront d’un œil méprisant, formulée par un inculte simpliste. Une brève esquisse de cette position calmera, je l’espère, les esprits grincheux et emmitouflés dans leur conformisme à toute épreuve.

L’ombre de Dieu est bien là, même dans les replis cachés ou dans les déconstructions érudites. Beaucoup ont oublié que l’ombre tire plus vite que le tireur d’élite divin. Les Pères et nos Pairs académiques ont toujours un train de retard, d’où leur courroux corporatiste. L’ombre de Dieu est le titre d’un livre d’Étienne Souriau, Puf, 1955, 377 pages dont je recommande la lecture à ceux qui ont la chance d’avoir un bibliothèque à leur disposition.

⠀⠀⠀⠀ 3 – Le bloc monothéiste : de Dieu.0 à Dieu.5, le jour le plus long de l’inhumanité.

⠀Par de-là les guerres intestines ou fratricides, nous soutenons que nous ne sommes pas sortis de l’orbite monothéiste. Les transformations, sécularisations et autres avatars gardent et renouvellent chacun à leur manière le substrat monothéiste. La sortie du religieux, la déconstruction ne sont que des arguties d’élite en mal de segmentations du marché intellectuel salarié. Cela ne renie pas, pour autant, l’intérêt de certaines démarches. Comme tout logiciel, tout système d’exploitation les versions se perfectionnent d’où Dieu point 0( Dieu.0) et descendance. La métaphore informatique éclaire parfaitement la thèse. Dieu.n est toujours un système d’ « exploitation », le programme qui rend intelligent l’ordinateur.

Dieu.0 reprend l’idée géniale d’Emmanuel Grimaud DIEU POINT ZÉRO : une anthropo-logie expérimentale. Pour notre part, l’expression met en évidence la difficulté d’appréhender la version beta d’un logiciel supposé être à l’origine. Donc bien avant le Big-bang, ce que l’Abbé Lemaître exprime parfaitement : « le point d’origine existe, mais il est parfaitement inaccessible. » La régression par le principe de causalité démontre son inutilité épistémologique, théologique et philosophique. Ce n’est pas le lieu d’exploiter en détail les richesses de cette hypothèse. Elle a le mérite de sortir des sentiers battus et d’inviter à parcourir les autres pistes, largement détruites, dès l’apparition du Dieu.1.

– Dieu.1 est le premier système d’exploitation, fruit d’une longue maturation en le Nil et l’Euphrate. Les dieux nationaux jouent à celui qui a la plus longue et font la roue comme des dindons prétentiards. Hélas, il faut constater que l’ « exploitation » nous a légué de beaux restes : pyramides…

⠀ – Dieu.1.1 apparaît avec le peuple hébreu. Le monothéisme universalisant se fait narration : la Torah et il amène des concepts fondamentaux : Révélation, Loi, Salut… L’abondance de l’Écriture et ses méandres provoquent déjà l’apparition d’une culture du commentaire (2 Talmuds) et leurs spécialistes.

– Dieu.2 sort du giron de Dieu.1.1 en pleine crise interne et en proie à un double conflit : l’apport grecque et la domination romaine. La première Révélation étant un échec cuisant, Dieu.1.1 revoie son logiciel, grâce à une mère porteuse, il envoie son Fils remettre de l’ordre dans le boxon palestinien. Ça tangue sous les kipas. Une première vague de « métèquisation » sous la houlette de Paul élargit l’auditoire.
⠀ – Après deux siècles de persécutions, Dieu.2.1 bénéficie d’une surprise majeure, l’Empereur Constantin accepte le christianisme. L’expansion de Dieu.2.1 devient Empire et Église. Universalisme et domination territoriale partent à l’assaut de monde.

Pouvoir oblige, Dieu.2.1 fait des petits. Les hérésies se multiplient, les variants pullulent et Dieu.2 y perd son latin et sa numérotation. Les logiciels prolifèrent. Lux devient Linux.
⠀Toutefois Dieu.2 et consorts apportent leur contribution majeure à la domestication par des systèmes d’ « exploitation » de plus en plus denses. Le marché en extension favorisent les innovations : Incarnation, Résurrection, Trinité, Théologie, eschatologie, sotériologie, mariologie, christo-logie… La mécanique s’emballe. Le campement et la ruralité s’urbanisent.

– Dieu.3. L’islam à la fois retour aux sources d’un hénothéisme exacerbé et un universalisme absolutisé représente la quintessence du monothéisme dans sa dérive zélotiste primaire. Dans l’islam, la violence est cofondatrice du religieux, nous l’avons vu et nous y reviendrons en profondeur dans un chapitre dédié. La disparition du prophète ouvre les vannes du reniement et de la guerre des chefs de tribus. L’unité vole en éclat et l’assassinat d’Ali, son gendre, marque la scis-sion entre le sunnisme légaliste et le shiisme qui sera persécuté pendant plus d’un millénaire avant de se rebiffer récemment. En caricaturant : la Loi, rien que la Loi ou la spiritualité souvent ésotérique. (Soufisme, derviches tourneurs…)

– Dieu.4, l’apogée du christianisme et de l’islam. L’expansion des deux consœurs provoquent un embrassement de la région : les Croisades avec, de part et d’autre, toutes les ambiguïtés et les rationalisations en faveur des conflits, des pillages, des basses-œuvres communes aux guerres de religions. Les deux faces de l’occident règnent sans partage et inoculent leurs matrices respectives. Le M-O a mis la main sur le monde, pourrait-on dire.

⠀– Le christianisme entre en effervescence théologico-politique dont les soubresauts successifs irradient les territoires conquis. Réforme et Contre-Réforme occupent les esprits et laissent le monde laïc pointer son nez et puiser dans les ressources théo-philosophies. Les guerres de reli-gions sont d’abord des guerres civiles, des conflits politico-économiques en vue de la gestion de territoire. (Notons que le judaïsme diasporisé subit les soubresauts, mais ne tente pas un retour à la source ni une volonté de s’allier avec les puissances en guerre. Les propos de Luther ne laissent aucun espoir : la Réforme n’est pas un moment œcuménique).
⠀ L’étude du théologico-politique requerra une longue contribution. D’autant, qu’avec le temps Dieu se fait Être. Que d’embrouilles en perspective !

⠀ – L’islam perd du terrain, la Reconquista signe sa perte d’influence dans l’occident romanisé. Le sursaut mutazilite rationaliste purgé vers 900, Ibn Rushd (Averroès) ayant plié bagage, la grande épopée de l’islam sombre progressivement dans la nullité des juristes et l’éclatement des territoires. Il faudra attendre l’empire turc pour retrouver une activité politique cohérente. La défaite de Byzance reste le grand tournant.

⠀ – Dieu.4.1. Impossible de ne pas s’attarder, encore une fois, sur la question de la Trinité. Non pas pour savoir qui est qui, les théologiens ont copieusement écrit sur le sujet, mais pour dégager le véritable enjeu des polémiques et les conséquences imprévues d’un Dieu trine. L’ironie primaire remisée, il faut attaquer la question en faisant abstraction des formules faciles.

⠀ – D’abord, réduire la Trinité - (Tr) à un vulgaire trithéisme serait un retour au polythéisme tant honni  : « Les marmousets » honnis de Calvin. Ensuite, la Tr est la marque de fabrique du christianisme. Le célèbre « Faisons l’homme… »(Gn 1, 26) semble plutôt un « nous de poli-tesse, de grandeur » qu’un pluriel de personnalités. Le Dieu de l’A.T. reste mystérieux, grandiloquent, à la personnalité floue. A-t-il une compagne ? Le monothéisme intégral rejette les tentations anthropomorphiques.

⠀ Le N.T. annonce très tôt la couleur « Allez, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit » (Mt 28,19). En peu de mots, la chose est entendue Dieu est trine, les virgules avant chaque « et » marquent la césure de l’unité. Les trois « marmousets » sont à égalité. Première expression du kérygme trinitaire comme profession de foi. Il fallut plusieurs siècles pour stabiliser le cœur de la doctrine et éliminer les hérésies. Nicée (325) officialise, contre Arius, la formulation du premier credo : « Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur de l’univers visible et invisible, et en seul Seigneur J.-C, le Fils de Dieu, engendré « du » Père comme Fils unique, c’est-à-dire « de » la substance du Père…consubstantiel au Père… ».

⠀ Ici, s’introduit le concept de consubstantialité, notion fondamentale dans la structuration de la pensée occidentale. De son côté, le Saint-Esprit possède une certaine autonomie comme rouah, (nom féminin !!!! en hébreu), le souffle, tout aussi unique, égal au Père et au Fils : la troïka, la gouvernance collective. La consubstance des trois éléments impliquent des notions aux larges con-séquences :
La circulation de l’égalité dans l’unité. La Tr obtient ainsi le statut de « personna ».

⠀⠀⠀ – La Tr implique une circulation interne entre les trois « marmousets », donc la notion de relation, une sorte de division du travail primaire. Il s’agit d’une « économie  ». Saint-Thomas distingue plusieurs types de relations en « spiration » permanente.

⠀ – La Tr fixe la notion d’ « individualité » comme autonomie, personne plurielle, à la fois unique. Le christianisme devient très tôt la matrice incontournable de l’individualisme et de la modernité. Les siècles et les sécularisations successives viendront à bout des fondements tout en les parant des habits neufs de la Domination. D’Aquin forge les premières lignes forces de l’individualisme, les nominalistes mettent le turbo en rejetant les universaux, seuls les individus-choses existent, au pilon l’idée platonicienne et les artifices aristotéliciens. La modernité fait une entrée fracassante dans le théologico-politique. C’est au sein de la tradition luthérienne que Kant renonce à connaître la « chose en soi ». La Tr devient sous la plume des idéalistes allemands un devenir. En bref, le Père (l’Esprit absolu), la thèse, s’accomplit en se niant lui-même (antithèse = kénose du Fils et Création du monde), pour se réaffirmer en splendeur, au terme de l’aliénation surmontée (synthèse). On le sait, le devenir balaie et répudie les vieilles essences. La perfection de Dieu est dans son devenir. La rupture, certes brutale, remplace l’Idée fixiste de Dieu par la puissance eschatologique, à peine voilée, d’un progrès sans limite. Logique : l’infini est devant ! Les théologiens contemporains se grattent encore la tonsure sur la Trinité. Si Dieu meurt dans l’antithèse c’est pour mieux renaître, plus fort, plus performant. Nietzsche y perdit son latin et sombra ( avec l’aide de la syphilis)

⠀ – Ne le nions pas la Tr reprend le grand mythe de l’alchimie. Ici, la transsubstantiation engendre le progrès et la richesse : l’or. Une substance, mais plusieurs résultats, le tout engendré par l’action du feu et du savoir.

⠀ – Évidemment, la Trinité (féminin) dépend de trois éléments masculins. De quoi affoler les paroissiennes et leur donner des arguments valant son pesant de cacahouètes.

⠀ – La Tr fut une longue histoire de d’exclusions et de violence. Surprise ! surprise !

⠀ – Avec la Tr, le christianisme est la religion parfaite/achevée (Hegel). La Révélation est une autoproduction et auto-communication de Dieu avec lui-même. L’incarnation du Fils et sa disparition programmée sont des moments de la Libération. Bonjour les futurs dégâts collatéraux !

⠀ – La Tr est l’exemple parfait de la logique interne au christianisme.

⠀ – A la tension dualiste (Bien/mal) s’ajoute la logique trine. Le monothéisme vs christianisme repose sur la relation interne de Dieu en lui-même. Poussons le bouchon encore plus loin : la véritable unité ne peut être trine sous peine de n’être qu’une plate uniformité vouée à l’entropie. Un seul serait un linceul, le suaire un simple torchon sale et mythé (mité).

– La Tr ouvre les yeux de Dieu, condamné à la cécité par son retrait.

⠀ – L’économie interne de la Tr inaugure, nous le savons, le salut, par une succession essentielle de relations entre les personnes. Par elle, la transcendance devient immanence. Le salut / progrès / libération a trouvé son argument logique imparable. La sacralisation de l’économie mondaine engendre le matérialisme et l’individualisme consommateur. L’autoproduction de soi s’accompagne de l’autoproduction du nous. Le champ est libre aux penseurs du développement avec la bénédiction et l’onction de la religion enfin entrain de s’accomplir. Le bloc monothéiste s’esquisse dans la théologie et enfante le capitalisme comme nouvelle trinité : Travail / Valeur / Marchandise. Le Père (Création / travail) avec le Souffle de la Valeur engendre le Fils, la marchandise vouée à se reproduire sans fin : la christologie comme prémisse de l’économie capitalistique.

⠀ – Osons le double outrage. La Tr sert de matrice laïcisée à la dialectique. L’exemple le plus connu est celui du maître et de l’esclave (Hegel et consorts). le Père ne devient Père qu’en se faisant Fils, le Maître assure sa suprématie en devenant Esclave du Capital (Esprit-Saint de la modernité). Cette thèse fondamentale implique une relecture serrée de Hegel et de Marx , objet de notre prochaine livraison sur la sécularisation comme auto-régénérescence du monothéisme.

La primauté du Père a servi de modèle au patriarcat, simple évidence, mais aussi à la hiérarchisation, le Fils est le prolétaire sacrifié du raté de la Création. L’Esprit colmate les brèches par le biais des prophètes. Le prophétisme fournit la boîte à outils du bricolage permanent qui permet le maintien de l’Un trine en proie à toutes les tensions possibles. Notons que les médiateurs-prophètes ne datent pas d’aujourd’hui : le plus vieux métier du monde n’en déplaise à certaines, la concurrence sera rude !

Dieu ne devient lui-même qu’en se révélant et en se différenciant. Ses images (l’homme et les créatures) auto-justifient son existence. Le différentialisme fait partie intégrante du montohéisme. Le différentialisme cache très mal son véritable enjeu : le pouvoir et la domination. La transcendance sert d’ossature à la différence, c’est le lien indispensable, l’échelle de Jacob. Sinon gare aux dérives : l’égalité entre Dieu, l’Église et la société humaine.

⠀ – La Tr met à mal l’unité de Dieu tant vantée. Pas de problème, les penseurs ont fait leur boulot à la perfection : la Communauté des personnes différenciées, jouissant des mêmes droits. Et nous voilà avec le schème premier de l’État. L’Unité comme Communauté, comme Communion : la potion magique des drôles de druide. D’ailleurs, rien n’empêche une Tr pour athées avec une théologie capable de faire tenir la mayonnaise (l’émulsion trine, la recette miracle). Retour à Platon et à Parménide : l’un et le multiple ou l’identité et la différence.

⠀ – La dialectique, substitut de la Tr, reprend aussi la bonne vieille méthode de la métaphore et de formule : «  Dieu en Christ et par Christ en nous  » (Ernst Troeltsch). Nos chers nominalistes ne se priveront pas de réduire la Tr à de simples mots, sans réalité, des jeux de langages logiques, de la grammaire[/ marron]. Ex. l’arc-en-ciel, une lumière plusieurs couleurs.

⠀ – Les théalogiennes (théalogues) ont trouvé la parade : la Triade remplace la Trinité mâlistique . Sophia remplace ruah (le souffle).

⠀ – Les théologiens n’ont pas chômé, certains (Moltmann) ont proposé de penser la Tr. non plus comme un cercle fermé, mais comme un cercle dont le centre et le rayon varient à l’infini. L’histoire humaine se retrouve incluse de facto et de force dans le cercle infernal : Multinité au lieu de Trinité.

⠀ – De sécularisation en sécularisation, d’autres pensent la Tr « comme modèle d’organisation dans un société pluraliste ». Augustin au placard, place à la doctrine trinitaire sociale. « La Trinité est notre programme sociale » ose un certain Miroslav Volf.

⠀ – Petit mémento pour ceux qui ont la mémoire courte :
⠀⠀⠀ – « Un Dieu, un temple, une loi » Devise josianique, mais aussi Trinité bien connue.

⠀⠀⠀ – « Commandement du Dieu éternel : au ciel, il n’y a qu’un seul Dieu éternel, sur terre, il n’y a qu’un seul Seigneur (Saigneur aussi ), Gengis-Khan, le fils de Dieu  ». in la lettre du maître des steppes à Louis IX de France en 1254.

⠀⠀⠀ – Louis XIV (notre Versaillais de la première heure) « Un roi, une foi, une loi  ». Le bloc monothéiste est bien une réalité.

⠀ L’arrière-boutique du monothéisme embaume les siècles de la pestilence de ses charniers, exactions, viols, spoliations. Mono sur tous les fronts sus au poly. Le monothéisme est le premier désenchanteur du monde (nous y reviendrons longuement), le grand démythiseur (Fly-tox), le Glyphosate universel, mais sélectif.

⠀ La modernité nait du retrait de Dieu, la création orpheline se rue à l’assaut de la place vacante. L’horreur du vide devient moteur, le néant comme puissance de transformation ou la négativité des filousophes. L’individu apparaît dans ce retrait et de la volonté de puissance du monothéisme. Mais, le pauvre ne gagne pas au change, car le polythéisme lui assurait une division de la Domination. «  Un minimum de chaos est donc requis pour que l’individualité puisse exister. En revanche, dans le monothéisme, dès qu’il n’y a plus qu’un seul Dieu qui exerce son pouvoir avec un projet de salut unique, l’homme doit se soumettre à lui et lui obéir de manière absolue ». Par conséquent, la liberté de l’individu n’existe plus. Avec la pensée trine, la division en trois pouvoirs travaille en harmonie, jamais l’un contre l’autre. La Trinité est insécable, voilà la clé du mystère de la modernité et de son succès planétaire. Le polythéisme poussé dans ses retranchements aboutit à une société pluraliste de type anarcho-chaotique. La Trinité par séparation des pouvoirs (législatif, exécutif et juridique) mène à une société oligarchique que nous connaissons depuis trop longtemps. J’annonce là une relecture de Stirner, le liquidateur précoce des hegéloconneries de son temps et des sous-produits proliférant bien connus jusqu’à nos tristes jours.

⠀ – Pas morte la Trinité, l’Increvable du « jeu des 1000 bornes » (d’Hegel, Marx et tous les bons apôtres du rasage gratis le lendemain de la veille), l’inusable pneu de secours de la modernité devenue postmodernité. Elle reste la nouvelle pomme de discorde entre les trois monothéismes.
⠀Toutefois, la pomme est agréablement croquée par les adeptes. Les opposants ont tous dans leur batterie de cuisine des ersatz, des médiateurs ou des médiations qui homogénéisent leur tambouille. Le Coran vaut bien un Christ, d’ailleurs tous les deux préexistent. Le Prophète a des ressemblances avec le Fils, tous les deux bénéficièrent d’une Ascension (sans ascenseur). La Triade Brahma, Krishna et Shiva n’est pas en reste, d’ailleurs Raimon Panikkar dans le « Silence du Bouddha, une introduction à l’athéisme religieux » y fait référence.

⠀ – « La trinité divine dans l’homme au-dessus de l’individu est l’unité de la raison, de l’amour et de la volonté » (Feuerbach Essence du christianisme p. 119). Impossible athéisme, car la Trinité Nouvelle arrive à point pour relancer la machine unitaire devenue entre temps totalitaire. La Trinité, de tout temps, « reste suspendue à l’espoir eschatologique d’une perception visionnaire ». Avis aux néophytes et aux endurcis de la militance, l’œil était dans la tombe et regardait, l’ironie aux lèvres, les victimes de ses œuvres séculaires. Évidemment, la dimension de la sépulture laisse rêveur.

⠀⠀Il serait malhonnête intellectuellement de ne pas citer deux auteurs importants : Hermann Cohen et Shmuel Trigano qui tous les deux considèrent le monothéisme l’un comme la « Religion de la raison », l’autre pour qui « Le monothéisme est un humanisme ».

⠀ – H. Cohen représente la quintessence de la philosophie germanique de son époque. Il fait une relecture kantienne de la pensée juive. D’une grande érudition, sa contribution fut importante pour des générations de philosophes allemands juifs et non-juifs. Le titre de son maître-ouvrage résume parfaitement sa démarche. Vers les années 1915, il écrit un article expliquant qu’enfin la germanité et la judaïté se retrouvent dans l’horreur des tranchées, point névralgique de la germanité en devenir. Cohen est le prototype de l’allemand de confession juive et non du juif allemand. La nationalité prime sur la religion. Sa mort en 1918 lui évita de voir le désastre. Son épouse Martha Cohen meurt, comble d’ironie, à Terezin.

Shmuel Trigano, philosophe-sociologue français a écrit une œuvre importante dont la lecture prend souvent le contre-pied des idées reçues. Elle réserve des surprises et mérite le détour, car il interroge sans fard les tares de notre époque. Son «  Monothéisme est un humanisme  » dont le titre parodie Sartre l’ « Existentialisme est un humanisme » éclaire sous un angle profondément religieux les problématiques que nous venons de soulever. Le monothéisme ne peut n’avoir qu’une seule morale : avantage aux yeux de certains : Dieu unique => morale unique, plus simple tu meurs ! Modernité oblige, l’Alliance devient partenariat et pourquoi pas une sorte de coproduction de copropriétaires, le tout côté en Bourse : le Nasdaq de Dieu.5. Nous reviendrons sur ces deux auteurs quand nous traiterons du Théologico-politique, d’autres auteurs s’ajouteront : Buber, Rosenzweig, Levinas, Baeck Léo

Henri Corbin, islamologue, premier traducteur d’Heidegger en français, lui s’interroge sur le « Paradoxe du monothéisme  » (1981). Polyglotte, son érudition nous aide à comprendre la philosophie musulmane et shi’ite avant la crise de dégénérescence acutelle.

⠀⠀⠀⠀ 14 – Garçon l’addition, s’il vous SVP ! : le prix du monothéisme.

⠀Le mythe de la gratuité sert de croyance aux innocents les mains pleines de m… Tout à un prix, malgré les slogans. Une des forces du bloc monothéiste fut et est de prendre des vessies pour des lanternes. Même le salut a un prix sanglant, toujours mortifère. Jan Assmann dans le Prix du Monothéisme résume parfaitement les données de la dette. La gratuité est donc hors de prix. Je me contente de résumer ses arguments difficilement réfutables, en rajoutant quelques facéties pour le plaisir :

⠀⠀⠀ – D’abord, la majuscule de l’Unicité et les attributs classiques d’omnipotence, de Création induit un sentiment de supériorité de ce Dieu. Dès le début de la narration mosaïque de Sinaï, l’intolérance apparaît comme complément naturel. L’exclusivité a un prix et l’universalité induite devient un puissant justificatif de domination primaire.

⠀⠀⠀ – La religion issue de la Révélation génère un antagonisme et un élitisme incurable.

⠀⠀⠀ – La véracité du Récit bloque l’appétence à la recherche de la compréhension du monde. La Vérité est donnée une fois pour toute. La seule méthode scientifique la Loi et la Foi. Mythos ou logos ; sagesse ou savoir. L’antinomie sous toutes ses formes est au cœur du monothéisme.

⠀⠀⠀– L’équation : Intolérance => Violence => Exclusion fait partie de l’ADN monothéiste.

⠀⠀⠀ – L’alibi universaliste fabrique une conception équivoque de l’altérité : tous égaux, mais chacun chez soi.

⠀⠀⠀– Le monothéisme reste hanté par la dualité et par le polythéisme contre lequel il s’érige en pourfendeur autorisé.

⠀⠀⠀ – Le monothéisme est le ramasse-miettes du M-O.

⠀⠀⠀– Il lutte contre le cosmothéisme ambiant et la prolifération des divinités mineures. Il correspond aux premières grandes civilisations sédentarisées et expansionnistes. Rôle déterminant du territoire et sa surdétermination dans la Torah (Canaan, le mythe intra-sémitique).

⠀⠀⠀ – Le monothéisme engendre un changement radical du monde et de rapport au monde : apparition d’une tension entre une théologie politique théocratique et un retrait vers l’intérieur de soi comme respect de la Loi. Éthique, justice, liberté deviennent des vertus (obligations) sacralisées. On assiste à une théologisation des valeurs.

⠀⠀⠀ – La violence bénéficie du même mouvement de sacralisation, Dieu et sa Loi : le Grand-Alibi. L’histoire de la violence entre dans sa phase idéologique : sortie de la loi du plus fort et appa-rition de la notion de guerre totale : conversions de force et massacres des « saints-innocents » ou de « autres ». La volonté de Dieu orne l’étendard des troupes divines. L’amour de l’autre devient haine. (Spinoza)

– Théologisation / sacralisation comme discours de la méthode du monothéisme.

⠀⠀⠀– Un premier dommage collatéral : l’anti-monothéisme prend rapidement une connotation antijudaïsme, la figure de l’éloge du paganisme et celle d’un anticléricalisme militant, les trois va-riantes se mélangent sans difficultés.

⠀⠀⠀ – L’hyper-idolâtrie est le fruit de la sacralisation. La question de la représentation de Dieu (Icône, islam) secoue en profondeur les premiers siècles. Dans Dieu.5 l’image triomphe sous toutes les latitudes. La cocacolaïsation prend le relais des iconodules. Les plus virulents ennemis des images divines marchent en Nike et flinguent avec des kalachnikovs (le goupillon dernier cri).

⠀⠀⠀ – Le monothéisme inaugure une primauté à l’écriture qui devient Sainte, avec en corolaire le passage à un culte du Livre à la fois hystérique, mémoriel, hyper-mnésique et méta-historisant.

⠀⠀⠀– La transcendance importe l’intériorité. Le Salut individualisé ouvre l’ère de l’individualisme. L’holisme a trouvé son ennemi intime. La guerre continue, d’ailleurs !

⠀⠀⠀ – La Genèse annonce la couleur sans ambiguïté : « Au commencement… ». Le grand mouvement eschatologique est lancé. L’histoire est celle de la chute et de la rédemption. Elle a donc un sens : pain béni pour les philosophes : Hegel et Marx promeuvent la Raison, le Progrès et la Liberté / Libération des travailleurs comme réalisation de l’Histoire. La grande escroquerie aiguise sa faucille (la mort) et forge son marteau (la prolo-théologisation) sous la bannière rouge et celle étoilée (génocidaire, esclavagiste et idolâtre : « In God, we trust »).

⠀⠀⠀ – Le monothéisme mue et mute sans cesse, c’est sa force virale. La sécularisation est son mode de singularisation et de reproduction. L’exogamie le fortifie.

⠀⠀⠀ – Du théologico-politique aux formes actuelles et futures, le monothéisme, sous sa variante capitalistique / monopolistique / différentialiste…est parvenu à survivre et surtout à pénétrer les corpus les plus résistants (Confucius, Bouddha…) qui deviennent les nouveaux centres à conquérir. La Méditerranée a perdu sa primauté. Ses excès (colonialisme, industrialisme comme crédo, la gestionnite comme cléricature ), son aveuglement (les deux guerres mondiales) amorcèrent son déclin et le décentrage géopolitique.

Monothéisme, bonjour les dégâts !!!!

R-D.M

Granville janvier 2021 / Mars 2023

⠀ Pendant la rédaction de cet article quelques livres sur le sujet sont parus ou découverts sans être intégrés dans la rédaction :

Mehdi Belhaj Kacem, Dieu, la mémoire, la techno-science et le mal , LLL éditions, 2017, 203 pages.

Falque Emmanuel, Dieu, la chair et l’autre, PUF, Quadrige,2023, 494 pages. Titre important que nous utiliserons dans un nouvel article.

Vincent Elschinger, Isabelle Raité Qu’est-ce que la philosophie indienne ? Gallimard, FolioEssai N°688, 558 pages. Excellente introduction à un pensée non occidentale ancienne et très riche. On y trouve un chapitre sur les sujets : les universaux, Dieu, le temps …