
L’Élite au pouvoir
C. Wright Mills (Agone)
Préface de François Denord
Traduit de l’anglais par André Chassigneux
Nouvelle édition revue et actualisée
Collection "L’ordre des choses"
Charles Wright Mills, universitaire étatsunien atypique, souvent dépeint comme une force de la nature, fut une icône de la gauche intellectuelle des années 1960. Motard, excessif, mort à 45 ans d’une crise cardiaque, il ne dépareillait pas d’un James Dean ou d’un Jack Kerouac. Peu de chose inclinait pourtant ce fils d’un agent d’assurances à se muer en une égérie de la sociologie critique.

Le 1er numéro de La Révolution Prolétarienne paraît en janvier 1925. Revue de combat, avant tout fidèle à la charte d’Amiens, c’est à bien des égards la continuation de la ” Vie Ouvrière ” fondée par Pierre Monatte en 1909. Refusant la voie réformiste comme la subordination au Parti, elle procède à l’examen de tous les problèmes pratiques et théoriques qui se posent au mouvement ouvrier, et publie des articles de fond où la question du communisme tient la plus grande place, ainsi que des études très documentées sur la vie syndicale, les grèves, la situation économique et industrielle, est très tôt attentive à la condition des peuples colonisés comme à la naissance des mouvements d’émancipation, et elle contribue d’une manière décisive à la prise de conscience des problèmes coloniaux par le mouvement syndical. Mais on y trouve également de nombreuses enquêtes et des témoignages sur l’URSS et les pays de l’Est, elle dénonce sans relâche les conditions de vie des prolétaires dans les contrées du socialisme réel, la persécution des trotskistes et des anciens camarades de Lénine, les assassinats et les déportations. La “RP” reparaît au lendemain de la libération. Mais la revue ne réussira pas à retrouver l’influence qui était la sienne entre les deux guerres. Elle continue à paraître aujourd’hui, malgré les difficultés financières.
François Lonchampt
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2012
N° 30. Mars 2012
Français
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