
« Aujourd’hui, c’est l’empire des multinationales qui implose sous nos yeux, et la plupart continuent à se lamenter plutôt que de mettre en place une société où la solidarité et le bien commun seraient restaurés. Il s’agit de rompre avec un système qui nous détruit et de bâtir des collectivités et un environnement où il nous sera donné de commencer à vivre. […] En dépit de la répression meurtrière, des exactions et des tortures, la résistance n’a pas cessé à Oaxaca. Le feu est entretenu sous la cendre. Le mouvement des barricadiers, des libertaires et des communautés indiennes s’est débarrassé des ordures gauchistes – lénino-trotskysto-maoïstes – qui prétendaient récupérer le mouvement. Les choses sont claires et quand le combat reprendra, il sera sans crainte et sans ambiguïté. En revanche, en Europe, où l’on ne fusille plus personne, ce qui domine c’est la peur et la servitude volontaire. Le système financier s’écroule et les gens sont encore prêts à payer leurs impôts pour renflouer les caisses vidées par les escrocs qu’ils ont portés à la tête des États. Ici, à la différence d’Oaxaca, les citoyens élisent le boucher qui les conduira à l’abattoir. »
Raoul Vaneigem, octobre 2008
« Les mots nous divisent, les actes nous unissent. » Tupamaros (Uruguay)
tu as entendu parler à l’école, il n’était ni un roi, ni un général, ni un héros de bataille, il ne portait aucun uniforme et il n’arborait aucune médaille. Mais il se battait pour une humanité plus lumineuse, il servait l’esprit de justice, il servait l’alliance fraternelle de tous les producteurs. »
Ernst Toller à son neveu Henry, décembre 1921.
A l’origine, ce texte est paru sous pseudonymes, car les idées ne nous appartiennent pas. A l’époque, nous n’avions fait que transcrire sans doute maladroitement des idées générales, émergées de diverses révoltes. Cette nouvelle édition retranscrit ici dans son intégralité le texte paru en 1996. Thierry Lodé et Voltairine de Serque
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2009
Février 2009 No. 13
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