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	<title>Divergences, Revue libertaire internationale en ligne</title>
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		<title>Divergences, Revue libertaire internationale en ligne</title>
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		<title>Causes endog&#232;nes</title>
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		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>+ Les dictatures, souvent facilit&#233;es ou mises en place par les d&#233;colonisateurs, ont spoli&#233; les PTM, avantag&#233; les multinationales par la corruption (facile il suffit de sous-d&#233;clarer la production, de disposer ainsi d'une caisse noire -sans jeu de mots- pour isoler l'argent de la corruption versable dans des paradis fiscaux). Pour faire taire le peuple, elles ont achet&#233; des armes. Ainsi le Nigeria, depuis les ann&#233;es 70, a re&#231;u plus de 200 milliards de $ tout en restant un des pays les plus pauvres (...)

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&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_568 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:259px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L259xH374/3-3-be16b.jpg' width='259' height='374' alt=&quot;&quot; style='height:374px;width:259px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ Les dictatures, souvent facilit&#233;es ou mises en place par les d&#233;colonisateurs, ont spoli&#233; les PTM, avantag&#233; les multinationales par la corruption (facile il suffit de sous-d&#233;clarer la production, de disposer ainsi d'une caisse noire -sans jeu de mots- pour isoler l'argent de la corruption versable dans des paradis fiscaux). Pour faire taire le peuple, elles ont achet&#233; des armes. Ainsi le Nigeria, depuis les ann&#233;es 70, a re&#231;u plus de 200 milliards de $ tout en restant un des pays les plus pauvres d'Afrique avec 70 % de sa population en dessous du seuil de pauvret&#233; &#224; moins de 1 $ par jour et par personne. Ces dictatures s'install&#232;rent d'autant plus facilement que les colonisateurs n'avaient pas laiss&#233; une &#233;lite administrative et intellectuelle, n'avaient aucunement pr&#233;par&#233; &#224; des structures d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ Les PTM ont aussi &#233;t&#233; laiss&#233;s sans infrastructures solides : ports, transports, communications, sant&#233;, &#233;ducation, etc. ensuite, ils ont &#233;t&#233; pouss&#233;s &#224; emprunter pour acheter des prestations et des produits occidentaux alors en r&#233;cession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ Les PTM ont trop souvent privil&#233;gi&#233; le court terme pour se sortir des situations urgentes ; ils ont peu pr&#233;par&#233; l'avenir, dans le cadre ; il est vrai, de moyens de plus en plus faibles et de contraintes de plus en plus fortes, par les IFI ou l'OMC, qui les ont d&#233;poss&#233;d&#233;s de leur souverainet&#233;. Ils n'ont pas su, pas voulu ou pas pu conduire de grandes r&#233;formes comme la r&#233;forme agraire, probl&#232;me r&#233;current qui tue la paysannerie &#224; petit feu. Cela favorise les grandes exploitations, du genre des &#187; latifundias &#187;, qui laissent en friche ou d&#233;boisent ou ne produisent plus que pour l'exportation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ La pingrerie de la nature et du climat qui les ont souvent pr&#233;dispos&#233;s &#224; une trop grande sp&#233;cialisation de la production, donc &#224; une faible diversit&#233; des ressources exportables. On pourrait esp&#233;rer que l'actuelle flamb&#233;e des prix leur profite enfin. Ce sera dur car les multinationales ma&#238;trisent les march&#233;s, manipulent les cours, volent le plus clair de la valeur en monopolisant les b&#233;n&#233;fices et en faisant payer des royalties et des fausses prestations en tout genre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion, la dette sert &#224; &#233;trangler le Tiers-Monde et &#224; maintenir l'imp&#233;rialisme des pays riches, auxquels vient de s'adjoindre la Chine qui cherche &#224; investir (et &#224; investir en) l'Afrique. Dictature totalitaire communiste, la Chine est devenue l'Etat le plus dynamique du capitalisme et de la mondialisation lib&#233;rale. Elle a tant besoin de mati&#232;res premi&#232;res ! Elle conjugue, avec de moins en moins de bonheur, une &#233;conomie capitaliste avec plus des &#190; de sa population maintenue dans une mis&#232;re digne des PTM les plus d&#233;munis ! Mais cette domination ne peut fonctionner qu'&#224; l'int&#233;rieur d'un syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral et financier qui r&#232;gne totalement sur la plan&#232;te ; sans celui-ci, la domination serait plus difficile. Mais alors, si l'id&#233;ologie de ce syst&#232;me a &#233;t&#233; propuls&#233;e depuis 30 ans, si les gouvernements des pays riches ont appliqu&#233;e cette derni&#232;re, ne serait-ce pas pour tirer leur &#233;pingle du jeu, ce qui par effet de totalisation et asym&#233;trie de pouvoir, produit la faiblesse acc&#233;l&#233;r&#233;e des PTM ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La domination est alors &#224; la fois voulue et r&#233;sultante d' &#171; opportunit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LEXIQUE</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>P.S.</dc:creator>


		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) propuls&#233; par l'OMC pour privatiser tous les services, y compris ceux de sant&#233;, d'&#233;ducation de t&#233;l&#233;communications, etc. ADPIC, accord sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle et commerciale. Ajustements structurels. Ensemble de r&#233;formes politiques et &#233;conomiques r&#233;clam&#233;es par les IFI aux pays qui demandent de l'aide quand ils &#233;prouvent des difficult&#233;s &#224; rembourser leurs emprunts ou &#224; servir les int&#233;r&#234;ts de la dette. Ainsi, de nouveaux pr&#234;ts deviennent (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_569 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:237px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L237xH375/4-4-50158.jpg' width='237' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:237px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services&lt;/strong&gt; (AGCS) propuls&#233; par l'OMC pour privatiser tous les services, y compris ceux de sant&#233;, d'&#233;ducation de t&#233;l&#233;communications, etc. ADPIC, accord sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle et commerciale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Ajustements structurels&lt;/strong&gt;. Ensemble de r&#233;formes politiques et &#233;conomiques r&#233;clam&#233;es par les IFI aux pays qui demandent de l'aide quand ils &#233;prouvent des difficult&#233;s &#224; rembourser leurs emprunts ou &#224; servir les int&#233;r&#234;ts de la dette. Ainsi, de nouveaux pr&#234;ts deviennent conditionnels. Ces ajustements contiennent une politique n&#233;olib&#233;rale absolue : lib&#233;ralisation des march&#233;s, libre circulation des capitaux, privatisation des services et des entreprises publics, suppression des monopoles d'Etat, suppression des prix subventionn&#233;s, orientation de la production vers l'exportation, cure g&#233;n&#233;rale d'aust&#233;rit&#233;&#8230;etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Club de Londres.&lt;/strong&gt; Groupe informel rassemblant les banques priv&#233;es d&#233;tenant des cr&#233;ances )sur les PTM ; ce groupe se r&#233;unit p&#233;riodiquement pour r&#233;&#233;chelonner les cr&#233;ances priv&#233;es (CP) sur les PTM ou autres pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Club de Paris.&lt;/strong&gt; Groupe informel cr&#233;e en 1956 par les dix pays les plus riches du monde (19 aujourd'hui), dont le r&#244;le est de trouver des solutions coordonn&#233;es et viables aux difficult&#233;s de remboursement des dettes publiques (DP) ext&#233;rieures. Il ne traite donc que des cr&#233;ances entre gouvernements : par moratoire, suspension du versement des int&#233;r&#234;ts, r&#233;&#233;chelonnement des DP des PTM.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Consensus de Washington.&lt;/strong&gt; Ensemble de recommandations lib&#233;rales pour tous les gouvernements, base de contenu des ajustements structurels. Pourquoi de Washington ? Parce que la Banque mondiale et le D&#233;partement du tr&#233;sor US sont stationn&#233;s dans cette ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Dette ext&#233;rieure :&lt;/strong&gt; somme des dettes publiques et des cr&#233;ances priv&#233;es d&#233;tenues par l'&#233;tranger.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Objectifs du mill&#233;naire.&lt;/strong&gt; Ils r&#233;sultent d'une d&#233;claration sign&#233;e par 189 pays en septembre 2000. Pour 20015, sont vis&#233;s 8 objectifs qui visent &#224; r&#233;duire la pauvret&#233; et la mortalit&#233; infantile et maternelle, &#224; am&#233;liorer la sant&#233; et l'&#233;ducation, &#224; diminuer les maladies end&#233;miques, dont le paludisme et le SIDA, un environnement durable et un d&#233;veloppement soutenu. Au train o&#249; on va, ces objectifs pourtant mod&#233;r&#233;s ne seront atteints qu'&#224; la fin du 1er si&#232;cle du mill&#233;naire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s&lt;/strong&gt;. En 1996, les IFI propos&#232;rent &#224; l'OCDE et au G8 un traitement, si j'ose dire de faveur, pour les pays les plus mal en point et incapables de servir leur dette. Cette aide, notamment par remise de dette, &#233;tait conditionn&#233;e par l'observation de recommandations strictes (r&#233;vis&#233;es &#224; la hausse en 99). 49 PTM &#233;taient &#171; &#233;ligibles &#187; ; seuls 19 subsistent aujourd'hui et 3 ou 4 ont vu un d&#233;but d'ex&#233;cution. Ainsi, la C&#244;te d'ivoire, ne devenait &#233;ligible que si elle lib&#233;ralisait totalement le secteur du cacao en 98-99. L'initiative PPTE a donn&#233; lieu en 2005, lors de la r&#233;union du G 8 en Ecosse, &#224; 40 milliards de $ de r&#233;duction de dette pour 18 pays. Des r&#233;ductions sont encore envisag&#233;es pour 20, s'ils deviennent &#233;ligibles, c'est-&#224;-dire s'ils passent sous les fourches caudines des IFI.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://divergences.be/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;strong&gt;Prix de transfert.&lt;/strong&gt; Le prix de vente des produits issus de la filiale du pays A vers le B puis vers le si&#232;ge de la multinationale. Ces prix sont manipul&#233;s pour effacer tout b&#233;n&#233;fice imposable dans les rares pays avec une fiscalit&#233; sur les entreprises, ce qui gonfle ceux que l'on souhaite voir appara&#238;tre dans les pays sans fiscalit&#233;. L'Irlande est championne, pour l'instant, de la chose dans l'UE.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Causes exog&#232;nes, ext&#233;rieures ou ind&#233;pendantes de la volont&#233; des PTM. </title>
		<link>http://divergences.be/spip.php?article370</link>
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		<dc:date>2007-02-27T09:06:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>P.S.</dc:creator>


		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>Les causes ou les origines de la dette des PTM avec leurs cons&#233;quences. On a en d&#233;j&#224; vu quelques unes lors de l'historique. R&#233;capitulons et synth&#233;tisons On pourrait raffiner en examinant les causes &#233;conomiques et politiques. Ce serait trop long et surtout cela diminuerait l'appr&#233;hension des responsabilit&#233;s des dirigeants des pays riches et des IF qui ont tout fait pour maintenir la domination du Nord sur les PTM. + La libre circulation des capitaux, en tant que condition des placements (...)

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&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les causes ou les origines de la dette des PTM avec leurs cons&#233;quences.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; On a en d&#233;j&#224; vu quelques unes lors de l'historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R&#233;capitulons et synth&#233;tisons&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_567 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:243px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L243xH375/2-3-f9508.jpg' width='243' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:243px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt; On pourrait raffiner en examinant les causes &#233;conomiques et politiques. Ce serait trop long et surtout cela diminuerait l'appr&#233;hension des responsabilit&#233;s des dirigeants des pays riches et des IF qui ont tout fait pour maintenir la domination du Nord sur les PTM.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ La libre circulation des capitaux, en tant que condition des placements occidentaux (pr&#234;ts et investissements) pour permettre leur entr&#233;e et surtout leur sortie en termes de retrait des pr&#234;teurs et investisseurs en cas de difficult&#233;, pour cause de rapatriement des b&#233;n&#233;fices et des royalties. Au passage, cela autorise l'&#233;vasion fiscale des nationaux des PTM. Cela conduit aussi &#224; du surinvestissement, donc &#224; des bulles sp&#233;culatives qui un jour ou l'autre &#233;clatent provoquant un retrait brutal et massif des capitaux &#233;trangers et nationaux, une crise bancaire et mon&#233;taire comme l'ont montr&#233; les r&#233;centes crises en Asie du Sud-est (97) et en Am&#233;rique latine depuis 1992. La libre circulation ouverte &#224; l'&#233;tranger nuit &#224; la cr&#233;ation de solides banques locales, car elles ne font pas le poids vis-&#224;-vis des banques multinationales. La libre circulation encourage les placements de ma&#238;trise des ressources des PTM par les multinationales, donc la mise sous domination &#233;trang&#232;re de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ Les potions des IFI (ajustements structurels pr&#233;conis&#233;s par le consensus de Washington concoct&#233; par les IFI) qui ont oblig&#233; les pays endett&#233;s &#224; privatiser &#224; tout va, &#224; diminuer les imp&#244;ts sur les riches et les soci&#233;t&#233;s, &#224; installer une politique d'aust&#233;rit&#233; touchant les plus pauvres avant tout, &#224; ouvrir leurs fronti&#232;res et &#224; perdre des droits de douanes et qui ont mis en concurrence internationale des productions locales peu comp&#233;titives avec des importations d'exc&#233;dents occidentaux subventionn&#233;s ou des produits hyper comp&#233;titifs (du genre du lait en poudre de Nestl&#233;, qui a supprim&#233; l'allaitement au sein dans des pays o&#249; il n'y avait pas d'eau salubre !). Ceci a emp&#234;ch&#233; le d&#233;collage d'industries manufacturi&#232;res en proscrivant le protectionnisme en faveur des possibles industries naissantes. Les recommandations des IFI et de l'OMC ont conduit &#224; la fois &#224; la sp&#233;cialisation des PTM et &#224; leur mise en concurrence sur le march&#233; mondial des m&#234;mes productions, ce qui a d&#233;grad&#233; les termes de l'&#233;change (en prix et en volume) et amenuis&#233; les ressources d'exportation dans le temps m&#234;me o&#249; les PTM devaient importer plus de biens d'&#233;quipement et de consommation (faute de production locale pour ces derniers). De plus ces traitements par les IFI ont profond&#233;ment ruin&#233; des peuples d&#233;j&#224; pauvres : fin des prix subventionn&#233;s pour les fournitures de base, d&#233;gradation des services publics (le PTM devant consacrer ses de plus en plus maigres ressources &#224; rembourser la dette ext&#233;rieure), privatisation des entreprises publiques (sur obligation des ajustements structurels et pour trouver de l'argent en vendant les bijoux de famille) et donc d&#233;graissages de personnel. Le peuple se r&#233;voltant, les PTM ont accru la r&#233;pression et ses moyens. En 2000, en Bolivie, le service de l'eau &#233;tait pass&#233; sous la coupe de Bechtel (firme compradore US) qui avait doubl&#233; aussit&#244;t les prix. Cela entra&#238;na une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et le blocage des transports, for&#231;ant le gouvernement &#224; annuler la concession et &#224; chasser Bechtel. EDF eut quelques ennuis de m&#234;me type en Argentine et au Br&#233;sil&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ L'action des multinationales pour s'emparer des ressources et des moyens de production &#171; privatis&#233;s &#187; par les PTM ou ouverts &#224; l'investissement priv&#233;, gr&#226;ce au libre-&#233;changisme et &#224; la libre circulation des capitaux pr&#244;n&#233;s par les IFI et l'OMC. Par ailleurs, les multinationales ma&#238;trisent les march&#233;s et mettent les PTM en concurrence entre eux sur les m&#234;mes produits. Que, du reste, les IFI ont fait produire dans des pays qui ignoraient ces cultures : le caf&#233; au Vietnam, par exemple l'huile de palme en Indon&#233;sie. Qui ne conna&#238;t les agissements de l'United fruit en Am&#233;rique du Sud dans les ann&#233;es 70 ? Du coup, les b&#233;n&#233;fices s'envolent &#224; l'&#233;tranger et ne sont pas r&#233;investis dans les PTM. Ou pour placer leurs propres productions. Les seuls aspects positifs, si l'on ose dire, furent la cr&#233;ation de manufactures locales d'assemblage ou de production dans des &#171; sweat shops &#187; (usines &#224; sueur) de produits &#224; faible valeur ajout&#233;e comme les textiles ou les puces informatiques. Cette action est fond&#233;e sur la mise &#224; profit par les multinationales des diff&#233;rentiels de l&#233;gislation sociale, fiscale, environnementale car elles seules ma&#238;trisent l'encha&#238;nement des &#233;tapes de la production et car elles peuvent jouer sur les prix de cession interne (prix de transfert, par exemple, l&#224; o&#249; la fiscalit&#233; est plus d&#233;favorable, on s'arrange pour produire &#224; perte en minimisant les co&#251;ts r&#233;els). En outre, les multinationales jouent plut&#244;t sur la sous-traitance, car ce qui est d&#233;localis&#233;, ce ne sont pas des usines, mais des productions interm&#233;diaires. Ainsi, quand une multinationale trouve moins co&#251;teux ailleurs, elle y part laissant les usines sur les bras des investisseurs locaux (gr&#226;ce le plus souvent &#224; des CP). Ainsi Nike, qui avait &#233;t&#233; attaqu&#233;e &#224; cause des conditions de travail a bien failli quitter le Vietnam o&#249; le pouvoir agitait les syndicats du parti communiste contre elle suite &#224; une r&#233;volte des salari&#233;s. Par ailleurs, les multinationales ne d&#233;localisent que les &#233;l&#233;ments de la cha&#238;ne de production, en se r&#233;servant la conception, le marketing et la vente. Enfin, les multinationales en profitent pour placer dans les PTM, leurs industries les plus dangereuses et polluantes par suite d'une absence de droit de l'environnement dans ces pays. Cet ensemble d'actions de multinationales, sans morale et sans souci social ou &#233;cologique, conduit pourtant les PTM &#224; &#234;tre d'une prudente lenteur dans l'am&#233;lioration de leurs l&#233;gislations, car ils risquent de perdre leurs seuls avantages comp&#233;titifs dans la division internationale du travail : faibles frais de main d'&#339;uvre li&#233;s aux bas salaires, horaires d&#233;mentiels, l'absence de syndicats et de protection sociale (retraites, accidents du travail, maladie), pas de co&#251;ts de protection de l'environnement et de la sant&#233; des travailleurs et des populations (voir Bhopal), surexploitation des terres, des mers et des for&#234;ts, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ Les politiques mon&#233;taires des pays occidentaux, tr&#232;s lib&#233;rales et mon&#233;taristes, ont privil&#233;gi&#233; la rente et le patrimoine en jugulant l'inflation qui amenuise la valeur des pr&#234;ts et en faisant augmenter les taux d'int&#233;r&#234;t r&#233;el, ce qui a accru les charges de service de la dette des PTM. Certes, c'est pour tout le monde, mais dans la jungle, ce sont toujours les plus faibles qui s'en sortent le moins bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;+ L'action des banques, des fonds d'investissement, des fonds de pension, des hedge funds (fonds sp&#233;culatifs ou fonds d'arbitrage), etc. Elles ont propos&#233; des pr&#234;ts car elles avaient beaucoup &#224; placer et &#224; rentabiliser au maximum. Pas folles, elles ont exig&#233; des taux variables d'int&#233;r&#234;t (afin de profiter des augmentations des taux directeurs des banques centrales), lesquels ont nettement augment&#233; par suite des politiques mon&#233;taires du Nord. Elles ont aussi obtenu haut la main, le droit de rapatrier leurs fonds. Elles n'ont gu&#232;re perdu sur le secret des affaires et les paradis fiscaux. Cet argent facile a relanc&#233; l'inflation dans les PTM, a amen&#233; une sur&#233;valuation de certaines monnaies, ce qui a nui aux exportations, et a conduit &#224; des investissements surabondants de m&#234;me qu'&#224; un manque de prudence dans la s&#233;lection des investissements. Les banques locales se sont retrouv&#233;es avec beaucoup trop de cr&#233;ances douteuse et les crises sp&#233;culatives les ont souvent conduites &#224; la faillite, et, surtout, &#224; l'incapacit&#233; de financer l'&#233;conomie. Elles ont obtenu que les pr&#234;ts soient r&#233;dig&#233;s en dollars (ou Euros ou Yen), ce qui a accru vertigineusement les dettes exprim&#233;es en monnaie locale quand les monnaies locales se sont effondr&#233;es lors des crises. De conserve avec les Etats et les multi-nationales des pays riches, les banques ont financ&#233; &#224; tour de bras pour toucher des commissions (OPA, OPE, Fusions, &#233;missions de titres), pour r&#233;mun&#233;rer des experts et autres conseils, pour recevoir des int&#233;r&#234;ts, pour percevoir les royalties, pour expatrier les b&#233;n&#233;fices, ne laissant presque rien aux PTM pour s'autofinancer et se d&#233;velopper. De plus, les banques priv&#233;es ont obtenu des IFI d'&#234;tre privil&#233;gi&#233;es dans le remboursement des CP ; soit les 2/3 des dettes ext&#233;rieures. On peut affirmer que les d&#233;cisions des IFI servent avant tout &#224; &#171; solvabiliser &#187; les CP. Cette politique nocive est appuy&#233;e par &#171; les agences de notation &#187; des pays et des grosses firmes quant &#224; leurs capacit&#233;s de remboursement. Notons que ces agences sont de droit priv&#233; et ne s'int&#233;ressent qu'au fric et aux dangers institutionnels. C'est pourquoi le CADTM pr&#233;conise la mise en place d'audits ind&#233;pendants et citoyens pour l'analyse des dettes (origine, nature, histoire, conditions, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; En conclusion de ce point, il doit &#234;tre clair que les potions n&#233;olib&#233;rales ne sont pas du tout v&#233;cues de la m&#234;me fa&#231;on par les pays riches et les PTM. Cela d&#233;pend des ressources, des capacit&#233;s, des rapports de force, des asym&#233;tries de pouvoir et d'information. La lutte entre les renards et les poules conduit in&#233;vitablement &#224; la perte des volailles &#224; la merci de capitaux volatiles (eh eh).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le principal responsable aujourd'hui de la dette exponentielle des PTM est donc l'ordre capitaliste, financier et n&#233;olib&#233;ral qui s'est install&#233;, syst&#232;me qui par construction est favorable au Nord, d'autant plus que celui-ci, avec hypocrisie, ne s'applique pas les m&#234;mes potions : subventions, vols de propri&#233;t&#233; biologique et du vivant, normalisation technique, r&#233;servation des march&#233;s publics, normes en tout genre, etc. tout est bon pour faire du protectionnisme camoufl&#233;. C'est ce qui explique l'&#233;chec de l'OMC &#224; Doha, le cycle de n&#233;gociations qui devaient s'ensuivre (AGCS, sur les services et ADPIC, sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle et les brevets) &#233;tant en panne faute d'accord sur les questions agricoles et les m&#233;dicaments g&#233;n&#233;riques. On a vu aussi que la domination des PTM continuait par d'autres moyens &#224; la fois plus subtils, plus cach&#233;s et plus efficaces. Ce n'est pas nouveau. Il y a d&#233;j&#224; 30 ans on analysait la d&#233;gradation des termes de l'&#233;change. S'y est ajout&#233; l'emprise de la finance mondialis&#233;e. Pour ma part, supprimer la dette des PTM, n'aurait que peu d'effet &#224; long terme si le syst&#232;me &#233;conomico-financier n&#233;olib&#233;ral actuel continuait &#224; l'identique. Ce n'est pas une raison pour ne pas le faire, ne serait-ce que parce que cela donnerait aux peuples exploit&#233;s un ballon d'oxyg&#232;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoire de la dette</title>
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		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>Un peu d'histoire de la dette apr&#232;s ces chiffres monstrueux qui montrent clairement que les pays riches pompent l'argent des PTM, ceux-ci, en termes de flux, renvoyant beaucoup plus (int&#233;r&#234;ts et amortissement des emprunts) que ce qu'ils re&#231;oivent. Avant la d&#233;colonisation, dans les ann&#233;es 60-70, les occupants endett&#232;rent leurs colonies pour cr&#233;er des infrastructures (transport, &#233;nergie, lignes &#233;lectriques) ou des installations pour exploiter les ressources mini&#232;res ou fossiles de celles-ci ou pour (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_565 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:259px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L259xH368/17-3-fd085.jpg' width='259' height='368' alt=&quot;&quot; style='height:368px;width:259px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un peu d'histoire de la dette apr&#232;s ces chiffres monstrueux qui montrent clairement que les pays riches pompent l'argent des PTM, ceux-ci, en termes de flux, renvoyant beaucoup plus (int&#233;r&#234;ts et amortissement des emprunts) que ce qu'ils re&#231;oivent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Avant la d&#233;colonisation, dans les ann&#233;es 60-70, les occupants endett&#232;rent leurs colonies pour cr&#233;er des infrastructures (transport, &#233;nergie, lignes &#233;lectriques) ou des installations pour exploiter les ressources mini&#232;res ou fossiles de celles-ci ou pour d&#233;velopper des cultures intensives exportables chez eux et sur le march&#233; mondial. Le tout sans servir la population. On a vu une tr&#232;s longue ligne &#233;lectrique desservir les installations, sans alimenter ses voisins ou une voie ferr&#233;e de 1900 km vers le Katanga (ex Congo belge) r&#233;serv&#233;e au transport de minerais. Et scandaleusement quand les colonisateurs se retir&#232;rent, ils laiss&#232;rent la dette au pays d&#233;colonis&#233;. C'est un premier aspect de la dette odieuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans ces ann&#233;es 60-70, on encouragea les PTM (IFI en t&#234;te) &#224; emprunter pour se d&#233;velopper. Soit dans la cr&#233;ation d'usines de substitution d'une production manufactur&#233;e locale aux importations, soit dans l'exploitation de leurs ressources min&#233;rales, soit dans une agriculture d'exportation (cacao, caf&#233;, huile de palme, bananes, ananas, coton, etc.) en lieu et place, souvent, des cultures vivri&#232;res. Le discours &#233;tait : vous avez des ressources naturelles et de la main-d'&#339;uvre, acqu&#233;rez la technologie n&#233;cessaire pour les exploiter en vous sp&#233;cialisant vers le march&#233; mondial. Cette remarquable strat&#233;gie eut pour cons&#233;quence la surproduction de denr&#233;es et de mati&#232;res (les PTM entrant en concurrence les uns avec les autres dans les m&#234;mes produits), donc la baisse des prix, laquelle encouragea &#224; produire encore plus pour compenser et entra&#238;na ainsi la mise en place d'un cercle vicieux. Etait-ce par incomp&#233;tence des IFI ? Sans doute pas : ce fut machiav&#233;liquement encourag&#233; par elles et le Nord pour se procurer mati&#232;res et denr&#233;es &#224; bas prix, pour ne pas d&#233;pendre d'un seul fournisseur, ce qui causa une rapide d&#233;gradation des termes de l'&#233;change, rendit la balance commerciale structurellement d&#233;ficitaire et amenuisa les capacit&#233;s de remboursement de la dette. Sur ce dernier point, il y eut une prise en tenaille expliquant le d&#233;s&#233;quilibre de la balance commerciale : r&#233;duction de la valeur des exportations en volume et en prix, d'un c&#244;t&#233;, augmentation des importations en biens d'&#233;quipement et en produits agricoles ou alimentaires faute de cultures vivri&#232;res locales, augmentation des achats de produits manufactur&#233;s par les classes dirigeantes et la bourgeoisie ais&#233;es des PTM, de l'autre. La chose, si bien lanc&#233;e continua &#233;videmment sur son erre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pour les installations manufacturi&#232;res cens&#233;es substituer la production locale aux importations, les experts n'avaient pas pens&#233; &#224; ce qu'il fallait des infrastructures pour les faire fonctionner correctement : travailleurs, qualifi&#233;s, banques locales, &#233;ducation, ing&#233;nieurs ma&#238;trisant la technologie, &#224; ce qu'il fallait aussi des machines adapt&#233;es au climat. N'a-t-on pas vu l'URSS exporter des bidets l&#224; o&#249; il n'y avait pas d'eau courante ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ensuite, avec les deux chocs p&#233;troliers de 1973-74 et de 1979, le Nord et les pays riches se mirent &#224; regorger de p&#233;tro-dollars &#224; placer co&#251;te que co&#251;te avec le quadruplement puis le doublement des prix du p&#233;trole. Cette inflation par les co&#251;ts amena les USA &#224; augmenter les taux d'int&#233;r&#234;ts. De plus, les pays du Nord entr&#232;rent en r&#233;cession &#224; cause de ces mirifiques augmentations. Pour d&#233;velopper leur croissance, ils encourag&#232;rent les PTM &#224; emprunter moyennant l'achat de leurs produits et de contrats d'investissement pour leurs propres entreprises, genre Bouygues. Les PTM pour s'en sortir, car la plupart sont importateurs de p&#233;trole, durent aussi emprunter. Parall&#232;lement, les riches avaient de l'argent d'euro-dollars ou de p&#233;tro-dollars &#224; placer. On les a vu alors encourager de plus belle l'investissement dans les PTM. M&#234;me des &#171; &#233;l&#233;phants blancs &#187;, c'est-&#224;-dire de gigantesques installations (barrages voies ferr&#233;es, usines) inutiles, inexploitables, vite d&#233;grad&#233;es, furent construits par le Nord aux frais desdits PTM. Par exemple, Pourquoi ? Parce que les pays riches pouvaient ainsi fourguer leurs machines et autres biens d'&#233;quipement, leurs ing&#233;nieurs notamment en BTP, toucher des int&#233;r&#234;ts sur les pr&#234;ts, engranger des b&#233;n&#233;fices le cas &#233;ch&#233;ant quand l'installation &#233;tait utile et propri&#233;t&#233; des investisseurs ext&#233;rieurs, placer leurs avocats,leurs experts, etc. moyennant finances juteuses. Ainsi, la domination des pays riches pouvait continuer, comme la guerre &#224; la place de la politique, par d'autres moyens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans les ann&#233;es 80-90, le Nord ne s'embarrassa pas de scrupules pour conserver un acc&#232;s peu co&#251;teux aux richesses des PTM. Il suffisait de faciliter les exactions de dirigeants faciles &#224; corrompre. Des concessions, des march&#233;s, des productions &#233;taient fournis aux pays riches, souvent ex-coloniaux, contre des liasses de beaux dollars donn&#233;es &#224; des Mobutu, des Suharto, des Pinochet, ou autres Amine Dada. Des pourcentages des b&#233;n&#233;fices leur &#233;taient r&#233;troc&#233;d&#233;s. Ces sommes partaient directement en Suisse ou autre paradis fiscal. En retour compl&#233;mentaire, ces r&#233;gimes pourris faisaient des petits cadeaux aux dirigeants occidentaux (les diamants de Giscard offerts par Bokassa) et finan&#231;aient leurs partis politiques avec des &#171; r&#233;tro-commissions &#187; occultes sur les passations de march&#233;s. L'affaire ELF en est une parfaite illustration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parall&#232;lement, les dictateurs maintenus en place par les occidentaux ou tol&#233;r&#233;s au nom des affaires, devaient assurer leur s&#233;curit&#233; contre la r&#233;volte des peuples saign&#233;s &#224; blanc par le double d&#233;tournement de leurs richesses (par leurs dirigeants et par les pays riches). A cette fin, ils achet&#232;rent des armes (la France est un &#233;minent vendeur d'armes&#8230;), ce qui augmenta la dette et donc la domination occidentale. C'est pour ces raisons que le plus clair de la dette est odieux, quoique cette politique fut lanc&#233;e sous la bonne vieille fran&#231;afrique de Foccart, puis du fils de Tonton, dit &#171; papamadit &#187;. Avec cette emprise, les &#171; &#233;l&#233;phants blancs &#187; continu&#232;rent. Ainsi en est-il de la construction du barrage Inga II au Za&#239;re &#224; la fin des ann&#233;es 80, dont 6 turbines sur 14 fonctionnent car le site s'est ensabl&#233;, ce qui fait que la capitale, Kinshasa, est toujours victime de coupures de courant. La centrale nucl&#233;aire de Bataan aux Philippines, construite par le rosbif Westinghouse moyennant 17 millions de dollars US vers&#233;s au dictateur Marcos, n'a jamais fonctionn&#233; : elle est construite sur une ligne de faille sismique !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Depuis les ann&#233;es 90, se joue une autre musique, compl&#233;mentaire et non-exclusive des pr&#233;dations pr&#233;c&#233;dentes. La libre circulation des capitaux, le libre-&#233;change propuls&#233; par l'OMC, la mondialisation de la finance, le triomphe de l'id&#233;ologie lib&#233;rale et de ses pratiques, ont chang&#233; les r&#232;gles de l'harmonie. D&#233;j&#224; tr&#232;s endett&#233;s, les PTM rencontr&#232;rent des difficult&#233;s de remboursement et de d&#233;ficit budg&#233;taire accrues. Les IFI, comme condition de leur renflouement, les soumirent &#224; des &#171; ajustements structurels &#187; fond&#233;s sur le &#171; consensus de Washington &#187;. Il s'agissait de supprimer les prix subventionn&#233;s (eau, &#233;lectricit&#233;, pain), de privatiser les services et les entreprises publics, de diminuer les d&#233;penses sociales, de s'ouvrir au commerce international en baissant les droits de douane et les subventions &#224; l'exportation, de faciliter l'entr&#233;e et surtout la sortie des capitaux (investissements des multinationales et rapatriement de leurs b&#233;n&#233;fices, droit des capitaux &#224; quitter le pays imm&#233;diatement en cas de crise) afin de r&#233;tablir les &#233;quilibres budg&#233;taires et commerciaux et de retrouver une capacit&#233; de remboursement des pr&#234;ts. Gr&#226;ce &#224; la libre circulation de l'argent, les nationaux des PTM purent placer leurs capitaux &#224; l'&#233;tranger ou les sortir du pays sans probl&#232;mes, ce qui accro&#238;t tr&#232;s vite la p&#233;nurie de liquidit&#233;s dans le pays (cas de l'Argentine en 2001 et de l'Asie lors de la crise de 1997).&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ce chantage est &#233;videmment une autre forme de domination. Pendant ce temps, gr&#226;ce &#224; ce chantage, mais surtout gr&#226;ce au libre &#233;change g&#233;n&#233;ralis&#233; et &#224; la libert&#233; totale des capitaux, qu'il a permis d'installer, les multinationales purent investir dans les PTM : sweat shops, usines de montage, rachat des entreprises publiques ou des mines privatis&#233;es, achat de for&#234;ts qu'elles d&#233;vast&#232;rent, achats de consid&#233;rables plantations de denr&#233;es exportables, etc&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De quelques chiffres &#233;loquents et effarants.</title>
		<link>http://divergences.be/spip.php?article372</link>
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		<dc:creator>P.S.</dc:creator>


		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>Concentrons nous sur la dette ext&#233;rieure, constitu&#233;e pour 1/3 de dette publique (DP) par les IFI et les Etats et pour 2/3 de cr&#233;ances priv&#233;es (CP) comme pr&#234;ts par le secteur financier priv&#233;, par exemple par souscription des banques priv&#233;es &#224; des obligations &#233;mises par les PTM. Les DP sont &#224; assez long terme (15 ans) et &#224; taux d'int&#233;r&#234;t mod&#233;r&#233; ou bonifi&#233; et concernent surtout des PTM qui ont des ressources naturelles ou agricoles &#224; mettre sur le march&#233; mondial. Les CP sont li&#233;es &#224; des investissements de (...)

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&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;LANGLOIS, Jacques&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_564 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:242px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L242xH375/16-3-d3bdd.jpg' width='242' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:242px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concentrons nous sur la dette ext&#233;rieure, constitu&#233;e pour 1/3 de dette publique (DP) par les IFI et les Etats et pour 2/3 de cr&#233;ances priv&#233;es (CP) comme pr&#234;ts par le secteur financier priv&#233;, par exemple par souscription des banques priv&#233;es &#224; des obligations &#233;mises par les PTM. Les DP sont &#224; assez long terme (15 ans) et &#224; taux d'int&#233;r&#234;t mod&#233;r&#233; ou bonifi&#233; et concernent surtout des PTM qui ont des ressources naturelles ou agricoles &#224; mettre sur le march&#233; mondial. Les CP sont li&#233;es &#224; des investissements de rentabilit&#233; pour les banques et &#224; des op&#233;rations de d&#233;localisation ou d'achat de firmes d'Etat r&#233;cemment privatis&#233;es ou de ma&#238;trise de ressources profitables. Ces CP sont &#224; court terme (3 &#224; 5 ans), &#224; taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233; et surtout variable. La dette ext&#233;rieure des PTM en 2004 est de 2600 milliards de $, dont 58 % sont des CP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans ce cadre, la dette ext&#233;rieure des PTM (DP + CP) est pass&#233;e de 70 milliards de $ en 1970 &#224; 2800 en 2005. Elle a donc &#233;t&#233; multipli&#233;e par 40 en 35 ans pour 5 milliards d'habitants. Remarquons que celle des USA qui repr&#233;sente 3400 milliards $ pour 300 millions d'habitants n'inqui&#232;te personne car les USA sont per&#231;us par les march&#233;s financiers comme ayant la capacit&#233; n&#233;cessaire de remboursement, alors que cette capacit&#233; se d&#233;grade dans les PTM. De 1980 &#224; 2005, les PTM ont rembours&#233; 5800 milliards de $ pour un stock de dette de 540 en 1980. Pour 1 $ d&#251; en 1980 les PTM ont rembours&#233; 8 et en doivent encore 4&#8230;Les sommes vers&#233;es pour le seul service des int&#233;r&#234;ts ont d&#233;pass&#233; 450 milliards de $ en 2004, soit 5,5 fois le montant officiel de l'aide publique au d&#233;veloppement, 78 milliards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La fortune de Mobutu au Za&#239;re &#233;tait de 8 milliards en 1997 et la dette du pays de 12, celle des Duvalier de 900 millions contre 750 pour Ha&#239;ti. Les taux d'int&#233;r&#234;ts r&#233;els, c'est-&#224;-dire le taux nominal au moment de l'&#233;mission de l'emprunt (taux contractuel) moins l'inflation, sont pass&#233;s de &#8722;2 % en 1970 &#224; + 8,6 en 1981. Les multinationales rapatrient 104 milliards (b&#233;n&#233;fices, royalties des brevets). Pendant ce temps, les d&#233;penses de publicit&#233; au Nord sont de 1 000 milliards par an et celles d'armement de 1150 milliards en 2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le probl&#232;me de la dette</title>
		<link>http://divergences.be/spip.php?article373</link>
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		<dc:date>2007-02-27T09:04:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>P.S.</dc:creator>


		<dc:subject>LANGLOIS, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Economie</dc:subject>

		<description>Le probl&#232;me de la dette des PTM est devenu patent depuis plus de 20 ans. Du point de vue des Institutions Financi&#232;res Internationales (IFI) comme le FMI, la Banque mondiale, le &#171; Club de Paris &#187; pour les dettes publiques, le &#171; Club de Londres &#187; pour les cr&#233;ances des banquiers et investisseurs priv&#233;s, etc., on craint de multiples cessations des paiements, pouvant entra&#238;ner un &#171; effet domino &#187; d'&#233;croulement de tout le syst&#232;me mon&#233;taire et financier mondialis&#233;. Le Mexique, par exemple, a suspendu le service (...)

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&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?rubrique142" rel="directory"&gt;Dette des pays du Tiers-Monde (PTM) et mondialisation financi&#232;re&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?mot44" rel="tag"&gt;LANGLOIS, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://divergences.be/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;Economie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='csfoo htmla'&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_563 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:256px;' &gt;
&lt;img src='http://divergences.be/local/cache-vignettes/L256xH374/15-4-c9b5e.jpg' width='256' height='374' alt=&quot;&quot; style='height:374px;width:256px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='csfoo htmlb'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le probl&#232;me de la dette des PTM est devenu patent depuis plus de 20 ans. Du point de vue des Institutions Financi&#232;res Internationales (IFI) comme le FMI, la Banque mondiale, le &#171; Club de Paris &#187; pour les dettes publiques, le &#171; Club de Londres &#187; pour les cr&#233;ances des banquiers et investisseurs priv&#233;s, etc., on craint de multiples cessations des paiements, pouvant entra&#238;ner un &#171; effet domino &#187; d'&#233;croulement de tout le syst&#232;me mon&#233;taire et financier mondialis&#233;. Le Mexique, par exemple, a suspendu le service de la dette ; L'Argentine lors de la crise de 2001 a fait craindre le pire avant d'&#234;tre un peu renflou&#233; par le FMI. Du point de vue des altermondialistes et d'associations comme le Comit&#233; pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM), il s'agit de faire cesser l'exploitation des PTM par les pays riches et les multinationales, de supprimer la &#171; dette odieuse &#187;, de leur redonner les moyens d'investir et de se d&#233;velopper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me est devenu si pr&#233;gnant qu'il y a environ 10 ans, les pr&#234;teurs publics ont invent&#233; un traitement de faveur pour les pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s (PPTE, 49 pays). Mais les conditions mises &#224; cette op&#233;ration sont si draconiennes que seuls 19 pays sont aujourd'hui concern&#233;s et que sur ces 19, 3 ou 4 seulement ont vu un d&#233;but d'ex&#233;cution de la chose. Le 11 juin 2005, lors d'une r&#233;union du G8 &#224; Gleneagles en Ecosse, on afficha une remise de dette de 40 milliards de $ pour quelques PPTE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le CADTM (&lt;a href='http://www.cadtm.org/' class='spip_out'&gt;voir son site&lt;/a&gt;) montre ais&#233;ment qu'il s'agit encore d'une escroquerie destin&#233;e &#224; faire croire aux bons peuples occidentaux que l'on fait quelque chose contre la faim dans le monde. Cependant un pays a eu droit imm&#233;diatement &#224; une remise de dettes occidentales : l'Irak apr&#232;s l'intervention de mars 2003 et les d&#233;g&#226;ts caus&#233;s au pays et &#224; ses installations p&#233;troli&#232;res. Il faut ici rappeler que l'aide publique au d&#233;veloppement avait &#233;t&#233;, years ago, fix&#233;e &#224; 0,7 % du PIB. Aujourd'hui, Chirac plastronnant son mondialisme, la France en est &#224; 0,34 % (0, 31du temps des socialistes jospiniens !), les USA encore en dessous et accordant leur aide tr&#232;s majoritairement &#224; Isra&#235;l et &#224; l'Egypte. Seuls les pays scandinaves se sont ex&#233;cut&#233;s&#8230;Rappelons aussi les pr&#233;tendus objectifs du &#171; Mill&#233;naire &#187; affich&#233;s ensuite par le club des pays riches : faire dispara&#238;tre la pauvret&#233; en 10 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les chiffres actuels montrent qu'au rythme adopt&#233;, il faudra en r&#233;alit&#233; 100 ans !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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