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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Jean-Luc Debry
Tous propriétaires
Du triomphe des classes moyennes
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Collection Expression directe

Editions homnispheres

À l’image des petits-bourgeois de
La
Noce
de Bertolt Brecht, le monde des
employés et des petits chefs de bureau
domine le champ idéologique de l’ensemble
du corps social et imposent ses
valeurs. Le prolétariat semble avoir été
dissous comme par magie dans cette opération.
Il en a adopté les codes caractérisés par la tyrannie
du même : même façon de produire, de consommer, de se
divertir, de parler, de (sur)vivre.

Cette classe, moyenne en tout, est l’incarnation de la fin
de l’histoire, c’est-à-dire de son effacement au profit de
l’actualité la plus immédiate avec ce que cela comporte
de sordide, d’amnésie et de malhonnêteté intellectuelle.
Glorification de l’individualisme, des lieux communs, des
non-lieux, du conformisme et du faux-semblant. Une victoire
sans partage.

Signe des temps, le slogan « Tous propriétaires ! » fait florès.
Simple et édifiant, il semble se suffire à lui-même et résonne
comme « un cri de ralliement ». À lui tout seul, il résume
l’utopie des marchés et désigne un lieu d’enfermement.
Brandi comme un étendard, il tend à mettre sur un pied
d’égalité le propriétaire d’un hôtel particulier à Neuilly, celui
d’un deux-pièces-cuisine en HLM et celui d’une « maison
de maçon ».

Extraits

P.S. :

Jean-Luc Debry, employé modèle, s’intéresse à des sujets de réflexion que son
époque et sa condition sociale réprouvent. Il participe depuis plusieurs années
à la revue d’histoire populaire Gavroche et est également l’auteur de récits
historiques. Il a fait connaître la pièce de Georges Cavalier, La Commune
à Nouméah
, écrite et jouée à Fort Boyard le 1er janvier 1872 (Séguier, 2002).



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