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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Réserves de change
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Ce sont les masses de monnaies étrangères ou de devises accumulées par les banques centrales au titre des excédents de la balance commerciale (excédent des exportations sur les importations, par exemple Chine) plus celle des paiements (excédents sur les opérations financières ou les avoirs financiers). Par exemple, quand EDF empruntait (dès 1986) pour financer la construction du parc nucléaire, cela créait un flux entrant de capitaux qui améliorait le solde de la balance des paiements. C’est pourquoi le gouvernement se frottait les mains. Le service de la dette, c’est-à-dire les remboursements du capital (ou « principal ») et les versements d’intérêts créaient l’effet inverse. Mais le gouvernement serait alors parti et ce seraient ses successeurs qui récupéreraient la patate chaude. C’est grand, c’est beau, la politique… Les réserves de change permettent de contrer les attaques contre la valeur de la monnaie sur le marché des changes. Si cette valeur baisse, il suffit de racheter sa propre monnaie avec les devises qu’on détient, à condition d’en avoir assez pour faire remonter le cours. Il y a quelques années, Soros avait spéculé sur la livre sterling, il s’est ramassé. L’euro (15 pays dans la zone euro, mais pas la Grande-Bretagne) est devenu tellement vaste qu’il est devenu presque impossible de spéculer contre lui. Le dollar ne baisse plus de trop face à l’euro, ou au yen, ou à la livre parce que les Chinois achètent des brassées de dollars sous forme de titres du Trésor américain. En retour, ils fourguent leur camelote aux consommateurs américains pour tirer la croissance chinoise par ses exportations.



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