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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Entretien avec Assaf Adiv
Les accords d’Oslo, la globalisation et l’immigration en Israël (1)
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Entretien du 14 novembre 2003, diffusé le 6 décembre 2003 sur Radio libertaire, dans les Chroniques rebelles

Depuis 1995, 35 000 ouvriers Israéliens arabes ont perdu leur emploi dans le secteur de la construction. Cela s’est fait en deux temps : d’abord avec l’exclusion du marché du travail des Palestinien-ne-s venant de Gaza et de Cisjordanie. Ensuite avec l’arrivée massive d’une main-d’œuvre étrangère.

Les accords d’Oslo ont été un marché de dupes dont l’un des principaux bénéficiaires est le patronat israélien « Grâce à Oslo, la bourgeoisie israélienne avait gagné du temps pour remplacer la main-d’œuvre palestinienne, bon marché mais peu disciplinée, par une main-d’œuvre moins chère et moins volatile. » [1]

Dans cet entretien de novembre 2003, Assaf Adiv, militant de WAC (Working Advice Center/Centre de conseil et d’information sur les droits du travail) et contre l’occupation israélienne, revient sur les accords de paix d’Oslo et la mise en pratique, dans le même temps, de la globalisation en Israël. Il décrit également la lutte sur le terrain des ouvriers Israéliens palestiniens avec son association WAC (MA’AN en arabe) pour leur droit au travail.

Assaf Adiv décrit le processus de globalisation en Israël de même que le phénomène d’exclusion vis-à-vis, d’abord des Palestinien-ne-s des territoires occupés, puis des Palestinien-ne-s de 1948 qui ont la nationalité israélienne. Phénomène amplifié avec la construction du Mur de séparation et le vote de lois discriminatoires [2] à l’encontre des Palestinien-ne-s de nationalité israélienne. Sous couvert de paix, les accords d’Oslo ont accentué la pauvreté et l’enfermement des Palestinien-ne-s dans les territoires gérés par l’Autorité palestinienne, sous contrôle israélien. L’analyse est aujourd’hui évidente : les accords d’Oslo ont contribué à l’intensification de la violence et de la misère en Palestine et en Israël.

Notes :

[1Derrière l’Intifada du XXIe siècle, « Le processus de paix et la restructuration du capital israélien », Échanges et Mouvement, octobre 2003.

[2Une loi interdisant la citoyenneté israélienne aux Palestinien-ne-s des territoires occupés marié-e-s à des Israélien-ne-s a été approuvée par la Knesset le 18 juin 2003. Cette loi avait pour but d’empêcher le regroupement familial et force donc les Palestinien-ne-s de nationalité israélienne à abandonner leur terre natale. (Source International Solidarity Movement) À noter que les mariages entre juifs/ves et non juifs/ves ne sont pas autorisés en Israël parce que les mariages civils ne sont pas reconnus.




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