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Impressions d’une militante après le G8
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3 QUESTIONS A... Juliana Smith, militante du réseau associatif No Vox raconte son séjour en Allemagne : après une
marche symbolique de convergence des mouvements sociaux, son groupe a du se frotter à l’appareil sécuritaire.

[L’Aire de rien->http://www.lairederien.net/]

LeCourant.net : Pourquoi avoir organisé un contre G8 en Allemagne ?

Juliana Smith : Nous ne pouvions accepter que les huit pays les plus riches de la planète décident à la place des autres
systèmes démocratiques. Nous sommes allé à Rostock pas uniquement pour défendre les questions d’emploi et lutter
contre le chômage mais pour dénoncer la répression qui frappe les migrants.

Les associations que nous regroupons ainsi que d’autres mouvements sociaux du monde étaient en convergence au
G8. Cela nous a permis de rendre plus visibles nos luttes quotidiennes.


Concrètement comment s’est organisée votre mobilisation ?

Elle a pris la forme d’une marche qui a démarré le 21 mai pour se terminer à Rostock le 1er juin. Au fur et à mesure de
notre parcours en Europe nous avons été rejoins par d’autres marcheurs comme des Hollandais ou des écologistes
allemands à vélo avec qui nous avons fusionné un peu après Hambourg. Nous avons terminé à plus de 100
représentants d’associations pas seulement français. En plus du réseau No Vox qui regroupe entre autre le Comité des
sans logis, Agir contre le chômage (AC) ou encore Droits devant, des portes paroles du droit au logement venus du Brésil
et du Japon étaient présents. Le Syndicats Sud Solidaires nous a également marché avec nous.

Ensuite, jusqu’au 8 juin nous avons pris part aux actions de protestation lors des manifestations et des blocages pour
retarder le G8 que nous considérons comme illégitime. Nous avons notamment participé à l’occupation de la base
militaire allemande du Bombodrom, située au milieu d’une réserve écologiste, pour dénoncer la monstruosité des
budgets militaires.

Quel bilan tirez-vous de ce G8 ?

Ce qui est surprenant c’est le système répressif, violent, face à une mobilisation qui est légale, légitime et pacifique. Plus
de 80 millions d’euros ont été dépensés en frais de sécurité. Il y avait 20.000 policiers, des hélico et des chars
d’assauts. C’est un peu le propre des G8 mais il faut le dénoncer. Tant d’argent dépensé pour criminaliser nos actions,
on marche sur la tête.

Mais dans l’ensemble la mobilisation a été bonne. Il y a avait beaucoup d’associations très diverses qui ont réussi à
converger. Nous étions à la fois sur des actions de protestations et sur des rencontres. Ce contre G8 nous a permis de
rencontrer d’autres mouvements et d’échanger sur nos pratiques et nos luttes.

Finalement, les dirigeants du G8 n’ont fait que des déclarations. Ce ne sont que des mots, on reste méfiants.


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