, ,
Quatre résultats, quatre différences de résultats, mais une constante, la présence d’une droite extrême en quête du pouvoir. Pourquoi droite extrême et pas extrême droite ? D’abord parce que cette droite a des limites floues qui dépassent ou sublime les limites organisationnelles, ensuite parce que les leaders de cette mouvance assument leur volonté de changer de système. Leur langage prétend à la cohérence, mais en fait, rassemble des idées, des thèmes sans lien les uns avec les autres, si ce n’est la volonté de faire peur. Et le meilleur vecteur pour cela est la présence réelle ou potentielle de ceux qui ne « nous » ne ressemblent pas. Pour ces 4 résultats, la décision tourne autour de cette présence.
En Suède, il y avait 2 blocs différents, opposés, celui qui était au pouvoir, avec le soutien de cette droite extrême a perdu de très peu au profit du bloc de gauche mené par les sociaux-démocrates. Les Démocrates suédois, ont vu leur importance diminuée, ne permettant plus à la droite de gouverner.
L’enjeu étant la question des étrangers. Arbetaren, journal anarcho-syndicaliste, se demande, mais « Qu’est-ce qu’il faut faire, bordel ? En tant que citoyen et en tant qu’activiste. Je sais que je ne suis pas le seul électeur à me sentir impuissant, désespéré et extrêmement frustré que le discours soit complètement déconnecté de la réalité, et qu’aucun parti politique ne prend ces énormes défis au sérieux ».
En Allemagne il y a eu trois scrutins locaux dont les résultats sont tout aussi parlants. Tous les trois à l’Est. Dans tous ces cas, l’AFD ce parti national-révolutionnaire,a connu une poussée importante, décisive en Saxe-Anhalt, importante en Mecklembourg Poméranie, peu nombreuse à Berlin mais nette.
En Saxe Anhalt, l’AFD a presque atteint la majorité absolue avec 43,8 % des voix, ce qui lui manque pourra lui être apporté par le petit rouge brun BSW qui a emporter un petit peu plus que les 5% nécessaires pour avoir des sièges au parlement local. Les perdants sont les sociaux-démocrates (SPD) et les Chrétiens-démocrates (CDU). Au Mecklembourg si l’AFD a fait un bon score,38% , il n’a pas été suffisant, son allié potentiel le BSW étant resté en dehors de la représentation parlementaire. La CDU a été complètement écrasée.
Il en est tout à fait différent à Berlin. La gauche radicale, "Die Linke" est arrivée en tête avec 25.6 des voix écrasant le SPD, 12%, Une coalition est possible avec les Verts (Grüne). L’AFD n’a pas percé 16%, même si elle a presque doublé son score, alors que die Linke était menée par Elif Eralp, une émigrée guerroyant contre la hausse des loyers.
Conclusion L’AFD avance partout dasn ces Laënder de l’exRDA. Les partis de gouvernement sont soit écrasés comme à Nerlin et en Saxe Anhalt, soit obligés de négocier sur leur gauche comme en Mecklembourg. Ce qui pourrait n’apparaître que comme l’activité politicienne normale montre en fait l’aspiration d’une population pour un autre type de société, autoritaire, portée par l’AFD.
A Berlin, la droite CDU attaque Die Linke pour son antisémitisme et sa liaison avec les gangs.Pour en savoir plus, lire dans Die TAZ l’article où cela est abordé