Avec son nouveau format livre, la revue Réfractions fait peau neuve. Sa lisibilité donne envie de la lire plutôt que de la classer verticalement dans la section anarchisme de ma bibliothèque encombrée.
Un livre ou une revue sont d’abord des produits destinés à diffuser une pensée. Son " habillage " reste le premier contact avec le lecteur, d’où son importance. Mes vieux réflexes de libraire/éditeur m’inspirent quelques remarques :
LA COUVERTURE
— Le titre, " Les habits neufs du fascisme", indique un thème sur le fascisme relouqué.
— Le bleu horizon a-t-il une signification particulière ? L’insecte, un cafard, je suppose, doit symboliser le fascisme.
LE 4ème de Couveture
— On passe du fascisme au néofascisme, dont le contenu annoncé reprend tous les thèmes de la doxa héritée d’un gauchisme à bout de souffle, ce qui me surprend pour une revue qui prétend se vouer à "une compréhension libertaire du monde". Le sociétal a envahi tous les champs de la critique. Il ne manque pas de boutons de guêtre à l’énumération.
LE DOS de couverture
— Parfait.
TABLE DES MATIÈRES
— Elle est très claire et les titres annoncent le sujet sans ambiguïté.
— La bibliographie précise est conforme au n°. A mon avis, c’est préférable que l’ancienne rubrique.
— Un index général (thèmes et auteurs) permettrait de naviguer dans la revue.
Réfractions a parfaitement géré sa mutation graphique et matérielle.