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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Jacques Langlois
Causes endogènes
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+ Les dictatures, souvent facilitées ou mises en place par les décolonisateurs, ont spolié les PTM, avantagé les multinationales par la corruption (facile il suffit de sous-déclarer la production, de disposer ainsi d’une caisse noire -sans jeu de mots- pour isoler l’argent de la corruption versable dans des paradis fiscaux). Pour faire taire le peuple, elles ont acheté des armes. Ainsi le Nigeria, depuis les années 70, a reçu plus de 200 milliards de $ tout en restant un des pays les plus pauvres d’Afrique avec 70 % de sa population en dessous du seuil de pauvreté à moins de 1 $ par jour et par personne. Ces dictatures s’installèrent d’autant plus facilement que les colonisateurs n’avaient pas laissé une élite administrative et intellectuelle, n’avaient aucunement préparé à des structures démocratiques.

+ Les PTM ont aussi été laissés sans infrastructures solides : ports, transports, communications, santé, éducation, etc. ensuite, ils ont été poussés à emprunter pour acheter des prestations et des produits occidentaux alors en récession.

+ Les PTM ont trop souvent privilégié le court terme pour se sortir des situations urgentes ; ils ont peu préparé l’avenir, dans le cadre ; il est vrai, de moyens de plus en plus faibles et de contraintes de plus en plus fortes, par les IFI ou l’OMC, qui les ont dépossédés de leur souveraineté. Ils n’ont pas su, pas voulu ou pas pu conduire de grandes réformes comme la réforme agraire, problème récurrent qui tue la paysannerie à petit feu. Cela favorise les grandes exploitations, du genre des » latifundias », qui laissent en friche ou déboisent ou ne produisent plus que pour l’exportation.

+ La pingrerie de la nature et du climat qui les ont souvent prédisposés à une trop grande spécialisation de la production, donc à une faible diversité des ressources exportables. On pourrait espérer que l’actuelle flambée des prix leur profite enfin. Ce sera dur car les multinationales maîtrisent les marchés, manipulent les cours, volent le plus clair de la valeur en monopolisant les bénéfices et en faisant payer des royalties et des fausses prestations en tout genre.

En conclusion, la dette sert à étrangler le Tiers-Monde et à maintenir l’impérialisme des pays riches, auxquels vient de s’adjoindre la Chine qui cherche à investir (et à investir en) l’Afrique. Dictature totalitaire communiste, la Chine est devenue l’Etat le plus dynamique du capitalisme et de la mondialisation libérale. Elle a tant besoin de matières premières ! Elle conjugue, avec de moins en moins de bonheur, une économie capitaliste avec plus des ¾ de sa population maintenue dans une misère digne des PTM les plus démunis ! Mais cette domination ne peut fonctionner qu’à l’intérieur d’un système néolibéral et financier qui règne totalement sur la planète ; sans celui-ci, la domination serait plus difficile. Mais alors, si l’idéologie de ce système a été propulsée depuis 30 ans, si les gouvernements des pays riches ont appliquée cette dernière, ne serait-ce pas pour tirer leur épingle du jeu, ce qui par effet de totalisation et asymétrie de pouvoir, produit la faiblesse accélérée des PTM ?

La domination est alors à la fois voulue et résultante d’ « opportunités ».



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