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Revue de presse 2024-1

 L’IA va sauver l’état de droit ? Le doux rêve des professionnels.

https://aoc.media/analyse/2024/09/08/lia-au-service-de-letat-de-droit-pour-le-developpement/

 Vous avez dit Nouveau Front Popu !

Un petit rafraîchissement historique pour les idolâtres.

https://telos-eu.us4.list-manage.co...

 Judéité

,sionisme, colonialisme : sur une cécité : Contretemps.eu

Contretemps.eu est un organe où des marxistes de toute origines s’esxpriment. Dasn cet article daté du 21 décembre 2023 l’auteur s’interroge sur les « les impensés coloniaux au coeur des discours de soutien à Israël ». il reprends tous les arguments remettant en cause l’établissement critiquant la création de l’Etat d’Israël et l’assimilant à une colonie de peuplement au même titre que celles des Etats-Unis, l’Australie, l’Afrique du Sud ou l’Algérie française. Ce qui lui permet de dire à propos du 7 octobre2023 « cette attaque avait de toute évidence beaucoup moins à voir avec celle d’une troupe de cosaques fondant sur quelque shtetl d’Ukraine – c’est-à-dire avec la violence exercée par un groupe majoritaire sur un groupe minoritaire ». Comme beaucoup de commentateur il essentialise les juifs et les Palestiniens en en faisant des communautés homogènes.

Je voudrais m’arrêter sur une de ses expressions chocs : « l’antisémitisme est l’anticolonialisme des imbéciles ». Je pourrais dire la même chose à propos de la lutte contre l’antisémitisme telle qu’elle s’exprime dans tous « les milieux autorisés » qui leur donne un b nlanc seing pour une politique sociale réactionnaire.

 Le 7 octobre

comme non-événement pour la gauche occidentale Balazs Berkovits Klarevue.com

Comment se dépêtrer de la situation dans laquelle plonge tout le monde, ce qui s’est passé le 7 octobre 2023 et la liquidation d’une partie de la population de Gaza. Est-ce faire preuve d’hypocrisie et de parti pris de penser que ce qui s’est passé ce jour-là est d’une autre teneur que l’écrasement sous les bombes des habitants de Gaza ? L’émotion montrée lors de ce qui s’est passé aux premiers jours de la guerre en Ukraine à Boutcha, en février 2023 est-elle identique à celle du 7 octobre ?

C’est ce que cet article tente de faire. Sans y réussir, allant jusqu’à faire des liaisons ahurissantes. Rappelant à quel point une gauche, que l’on qualifierait aujourd’hui de radicale avait longtemps, bien trop longtemps crus aux discours staliniens de toutes sortes : « Au fur et à mesure que la véritable nature oppressive du communisme devenait évidente, de plus en plus de personnes commencèrent à douter de ses principes. […] Au moment de l’effondrement du communisme en 1989-1990, un nombre important d’intellectuels avaient déjà remis en question et modifié leurs perspectives. ». Pour l’auteur de cet article « Le pogrom du 7 octobre aurait dû être à gauche un moment de dépalestinisation sur le modèle de la déstalinisation ». Un raccourci choquant, scandaleux, incroyable. Une négation totale de ce qu’a pu être la terreur stalinienne. Comparer le Hamas et sa place dans l’imaginaire de la gauche dite radicale à ce que fut le stalinisme est hors de compréhension pour qui se rappelle ce que furent ces années qui s’écoulèrent dans le sang en octobre 1917 et la chute du Mur en novembre 1989.

Cela dit reste l’élucidation de la myopie, la complicité de ce courant de la gauche dite radicale, intellectuels compris, avec le Hamas et son idéologie mortifère. Je crois qu’elle relève de plusieurs choses où l’antisémitisme, l’antisionisme « nouvel opium des intellectuels » selon Balazs Berkovits ne joue qu’un rôle secondaire. Cette gauche est orpheline de la Révolution mythique des origines. Cette gauche continue à penser la révolution en des termes léninistes. Cette gauche continue à penser en termes militaires, le pouvoir est au bout du fusil. Dans les années post 68 elle n’avait à la bouche, j’allais dire à la gueule que ce type de slogans : Palestine vaincra ! Tu tueras tous les ennemis du Fatah ! Nous sommes tous des fedayins ! Slogans que l’on pouvait retrouver dans les colonnes de la Cause du peuple. C’est ce qui fit le succès des tentatives insurrectionnelles de l’OLP, la tolérance intello-universitaires aux différents actes terroristes, comme lors des Jeux olympiques à Munich ou prises d’avion comme à Entebbe, qui relevaient plus d’actes suicidaires que de projet libérateur. On retrouve au fond dans cette gauche les mêmes conceptions que chez ceux qui créèrent l’Etat d’Israël, tout doit passer par la force des armes et la création d’un Etat.

 Territorialisme.

Le foyer sans l’État Laura Almagor Revue Condition.com Revue Condition rassemble des textes émanant de milieux intellectuels musulman

Une autre voie était-elle possible ? Un des porteurs de cette façon de faire a pour nom Isaac Nachman Steinberg. Socialiste révolutionnaire (sr de gauche), opposant au coup d’état d’octobre 1917. Il devint ministre de la justice du gouvernement de Lénine, il tenta autant que cela lui fut possible de limiter la répression politique des premiers mois. En février 1918 lors d’une réunion du Conseil des commissaires du peuple, Lénine présente un projet de décret intitulé "La patrie socialiste en danger". Steinberg s’y oppose. Il raconte : "Lénine n’a pas apprécié mon opposition au nom de la justice révolutionnaire. Je me suis donc exclamé, exaspéré : "Alors, pourquoi s’embarrasser d’un commissariat à la justice ? Appelons-le franchement ’Commissariat à l’extermination sociale’ et finissons-en !" Le visage de Lénine s’est soudain éclairé et il a répondu : "Bien dit... c’est exactement ce qu’il devrait être... mais nous ne pouvons pas dire cela".

Menacé, en 1923 notre homme choisit l’exil, Il va alors rejoindre les restes d’une scission sioniste, l’ITO (Jewish Territorial Organisation) qui cherche un autre endroit que la Palestine pour installer les juifs menacés. Il crée avec eux la Ligue Freeland. Cette dernière se veut anti-étatique et anti-militariste. Après bien des démarches ce sera un échec puis la Shoah qui change complètement la donne. Il avait jusque-là « soutenu que la Palestine était tout à fait moralement inatteignable. » En 1950 FReeland s’affilie à Ihud (Unité), le mouvement successeur de l’organisation mieux connue Brit Shalom (Alliance pour la Paix). Ils préconisaient un État binational où Juifs et Arabes auraient des droits égaux. Albert Einstein et Martin Buber comptaient parmi les partisans de Brit Shalom. « Ce n’est donc qu’au début des années 1950 que le Premier ministre israélien David Ben Gourion les a ouvertement attaqués pour leurs opinions.

Steinberg correspondait de manière soutenue avec le leader pacifiste d’Ihud, Nathan Chofshi. En 1953, Steinberg félicita Ihud d’avoir toujours pris en compte les "désirs" et les "souffrances" de leurs voisins arabes : "Le Yikhud [Ihud] s’est opposé aux tendances en Israël vers l’arrogance nationale, la gloire de l’État, la confiance militaire en soi, à toute forme d’assimilation morale." »

 Génocide à Gaza ?

Eva Illouz répond à Didier Fassin. Klarevue.com

La question génocide ou crimes contre l’humanité est-elle seulement une question juridique fondée sur les acquis du Procès de Nuremberg ? Un minimum de correction serait de demander l’avis de celles et ceux qui sont morts sous les bombes à Gaza. Etes-vous victimes d’un génocide ou d’un crime de guerre ? Les Allemands portent depuis 1945 le poids de la culpabilité du meurtre juif, comment vont être considéré les juifs, Israéliens, ou pas, après, quand les bombardements seront terminés ?

Pour autant Eva Illouz répond » ce qui se passe à Gaza est une catastrophe humanitaire sans précédent dans l’histoire du conflit. […] Le spectacle des Gazaouis face à leurs maisons détruites, des milliers de blessés et de morts est insoutenable. Ces images vont hanter les Palestiniens et les Israéliens pendant longtemps. Mais ce désastre humanitaire est un effet catastrophique de la guerre et non un génocide. La différence est cruciale. »

C’est vraiment se cacher derrière son petit doigt. De la même façon que les juriste du Procès de Nuremberg le firent après Hiroshima et Nagasaki ! L’humanité a besoin des mots pour cacher les horreurs qu’elle commet.

 Le Printemps des poétes

ou le bal des faux culs. Facebook
Tout d’un coup, plus d’un millier de gens s’élèvent contre la désignation de Tesson comme parrain d’un évènement que la plupart des gens n’avaient pas connaissance. Nous non plus et nous n’avons aucune opinion sur le sujet, même si nous aimons bien ce qu’écrit Tesson. C’est pour cela que nous donnons à nos lecteurs connaissance de ce qu’a écrit André Markowitz, traducteur reconnu de la littérature russe et co-éditeur d’ouvrages de poésie de Mesure https://mesures-editions.fr/. Repris de son compte Facebook. https://www.facebook.com/search/top?q=andr%C3%A9%20markowicz
« J’ai dit dès le début que le premier défaut, – un défaut majeur – de la tribune publiée dans Libération était qu’elle n’était pas adressée à la bonne personne, ce qu’ont redit deux jours plus tard et Le Monde et Libération : non que j’y voie, bien sûr, une quelconque influence de ma part, mais juste l’effet de l’évidence. – Il y a banalisation de l’extrême-droite non de la part de Tesson, qui est ce qu’il a toujours été (et j’ai eu le temps de glaner quelques textes, anciens et nouveaux, il n’y a aucun doute sur la chose), mais de la part de la direction de ce « Printemps » » Lire la suite

 Sur les viols de masse

De l’indifférenciation à l’indifférence le 7 octobre en Israël. Julia Christ Klarevue

Que dire des crimes sexuels perpétrés par les hommes du Hamas le 7 octobre ? Voilà une question à laquelle Julia Christ tente de répondre. Réponse qui laisse ouvertes bien des questions. Voilà comment elle pose le problème, ce mot même me dérange. Y a-t-il un problème ou un vide, un trou noir ? « l’homme qui viole le plus souvent ne recourt pas à des outils, des prolongations techniques du corps humain, mais se sert de son corps propre comme d’une arme ». Quand il s’agit d’un viol en série, comme ce fut le cas-là, la simple répétition interroge. J. Christ réponds ainsi plus loin » On n’a donc aucune hypothèse à présenter pour expliquer comment ont fait les membres des commandos du Hamas pour user de leur intimité comme arme pendant leurs raids ». On sait que lors d’une manifestation à Paris ce rappel fut insupportable aux courant féministes pro-palestiniens. Le corps de femme reste un enjeu de pouvoir, car à travers elles on peut prendre pouvoir sur l’humanité à venir.
Cet article est important. Il faut le prendre, le lire le méditer, si on en a la force.

A propos du mot Pogrom

 Pogrom

Querelle de vocabulaire ou hypocrisie verbale. Je serais tenter de défendre la seconde proposition. La qualification de ce deux termes tourne en fait autour de la nature du Hamas. Ceux qui récusent l’appellation pogrom à propos de c e qui fut commis le 7 octobre au matin sur la frontière de Gaza avancent cet argument ; il n’y a pogrom que lorsque le pouvoir en place massacre une population désarmée. Ce fut le cas à de multiple occasions en Russie, mais aussi au Darfour et certainement ailleurs. Aux frontière gazaouies, le pouvoir en place était Israël, donc ce qui s’est passé est un acte de résistance. Ces arguties ne tiennent pas si l’on prends en compte le point de vue des armes. Qui était armé et qui ,ne l’était pas ? Il y a donc bien eu pogrom ! A moins de considérer la musique de la rave party de ce jour là comme une arme ! Le communiqué du Hamas en date du 21 janvier 2024, tel qu’il a été relayé par les médias français est à la fois un aveu et un comble d’hypocrisie.
L’aveu .Des erreurs ont peut-être été commises lors de la mise en œuvre de l’opération, en raison de l’effondrement soudain de l’appareil sécuritaire et militaire le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza »,
L’hypocrise. « Eviter de porter atteinte aux civils, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées est une obligation religieuse et morale des combattants des Brigades Al-Qassam [...] avoir fait de son mieux pour éviter de toucher des civils »,

 Terrorisme

Les anarchistes savent de quoi il s’agit à propos de ce terme. Eux que l’on continue de suspecter d’être des porteurs de bombes.Eux qui restent dans l’inconscient publique de vouloir faire peur à tous. C’est bien de cela qu’il s’agit. Commettre un acte qui fait peur à tous tout en n’en concernant directement que peu. L’utilisation de quelques bombinettes par les Henry, Ravachol et autres eu comme conséquence hormis la promulgation des lois scélérates du recul des luttes ouvrières. Cela reste la définition du terrorisme, s’attaquer aux responsables de l’ignominie en faisant peur à ceux qui n’en sont pas les acteurs premiers.

  Au commencement était.

Une nouvelle histoire de l’humanité
Cet ouvrage de David Graeber et David Wengrow, a fait l’objet de beaucoup de discussions. Le site de Christophe Darmangeat La hutte des classes nous offre deux lectures critiques à son propos.
1 : Contre la méthode. Une critique de Au commencement était... par Ian Morris historien et préhistorien officiant à l’Université de Stanford.
2 : Une critique de « Au commencement était... » (D. Graeber et D. Wengrow) par Axel Paul professeur à l’université de Bâle

Si le cœur vous en dit, le débat est ouvert.