Confinés 4ème semaine

Dimanche 12/04/2020

Macron  : Président français : nous sommes en guerre !
Steinmeier Président allemand : Le coronavirus "n’est pas une guerre" mais un "test d’humanité" !

Un regard en arrière : Nous regardions un film étranger puis nous sommes entrés dans l’écran et nous en sommes devenus des acteurs.

Médiapart a publié hier trois articles émanant d’historiens. Ces trois textes tout en faisant le lien avec un hier plus ou moins lointain font le point pour aujourd’hui. Quelques extraits de l’interview de Patrick Boucheron, l’un des rares « intellectuels » qui a quelque chose de pertinent à dire :

- Et ceux qui font montre en ce moment de leur force d’âme en exaltant la vie lettrée pour s’y faire un petit abri préservé des malheurs du monde n’expriment peut-être rien d’autre que leur morgue sociale.

- Nous vivons une épreuve grandeur nature de mondialité. Si on pouvait encore avoir des doutes sur le fait qu’on vit dans le monde, qu’il nous rentre dans le corps, c’est terminé.

- Il appartient ensuite à l’intelligence collective d’organiser politiquement une riposte, ou une veille, en tout cas un moyen de déployer les potentialités historiques qu’ouvre un événement d’une telle ampleur, dès lors qu’il creuse une brèche dans le temps.

- Le pire qui puisse nous arriver risque d’arriver parce que ce sera efficace. Il est aisé de lutter contre une politique d’atteinte aux libertés publiques dont on peut prouver l’inefficacité, mais comment faire lorsque ce n’est pas le cas ? Que va-t-on faire si, pour sortir, il nous faut télécharger une application gouvernementale retraçant tous nos déplacements ? J’ai bien peur que l’on ne connaisse déjà la réponse. Si l’on nous propose de sortir, mais diminués et contrôlés, tout porte à croire ou à craindre que l’on consentira à sortir diminués et contrôlés.

Agenda, s’il n’y avait pas eu le confinement nous serions en train de faire nos valises car demain nous partons en Algérie avec ne bande de copains dont trois ont covidé.

Lundi soir le grand Mamamouchi parle. Tout le monde l’attend et tout le monde sait ce qu’il va dire et on sait déjà qu’il va parler, parler, parler.

Texte à lire : Interview de Patrick Boucheron

Première représentation de sortie de crise 16
Deux sortes de Français les immunisés et les autres


Samedi 11/04/2020

Un peu d’histoire à propos de parallèle Il est souvent fait référence à la guerre, à la sortie de la deuxième guerre mondiale, à la grippe espagnole. Plus souvent encore devant la situation économique qui semble devenir désastreuse à la crise de 1929. C’est un parallèle qui à l’examen ne tient pas la route.

Ce qui s’est passé au début des années trente fut la conséquence de la rencontre de plusieurs phénomènes qu’on ne retrouve pas de nos jours. Il s’agit d’abord d’un krach boursier, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, qui se conjugue avec une économie allemande qui ne s’est toujours pas relevée de la défaite de l’empire allemand et de la révolution qui suivit et un conflit permanent avec la Russie soviétique. Le parallèle avec la grippe espagnole en fonctionne pas non plus, car si elle a eu pour effet de ralentir l’économie ce virus ne l’a pas arrêté.

Aujourd’hui l’économie s’est arrêtée non pas de son fait, non pas par ses contradictions inhérentes mais par l’intervention d’un agent extérieur sur lequel elle ne peut rien. Le covid19 n’est pas côté en bourse. Le seul parallèle qui tient tant soit peu la route serait avec la grande peste, celle de 1348, qui a rebattu complètent la donne économique de l’époque. Les contemporains d’alors virent la petite propriété disparaître au profit de grands propriétaires qui ne trouvaient plus d’ouvriers à exploiter.

Aujourd’hui l’arrêt de l’économie a un effet tout à fait différent, c’est un voile qui tombe et qui permet de voir l’état de la planète, la violence des inégalités et la fragilité du système mondial.

Rien ne sera plus comme avant, c’est un refrain bien connu, bien répété après chaque moment difficile, dramatique ou même parfois révolutionnaire. C’est surtout un refrain qui signe un échec, si maintenant n’est pas différent pourquoi penser que demain le sera. C’est un refrain que l’on a beaucoup entendu et que l’on entend encore dans le monde des soignants. Ils avaient montré auparavant qu’ils étaient dévoués et compétents, ils l’illustrent maintenant. La réponse d’en haut, c’est la reprise de leur refrain, on verra demain. GRdB, ci-devant patron des patrons, nous l’a bien dit, il va falloir rembourser la dette, travailler plus, donc gagner moins.

Mon vieil ami m’a rappelé de l’hôpital aujourd’hui, on a pu parler, blaguer, critiquer le monde autour de nous. Il doit rentrer mardi. Soulagement !

Ce soir 22h45 les cloches des églises ont sonné. Même ici en Alsace, région concordataire, nous n’avions jamais entendu cela. Pas désagréable du tout.

Par WhatsApp, régulièrement nous voyons les progrès de notre petite fille, bientôt un an et les cultures potagères de son grand frère, bientôt trois ans. Agréable consolation, ils sont si près et si loin pourtant.

La question des frontières, nous croyons, nous étions sûr que la porte à côté resterait ouverte à jamais. Pour nous qui vivons sur la frontière, en nous même nous pensions qu’elle n’existait plus. Il a suffi d’un tout petit truc pour qu’elle se referme. C’est à pleurer. Un tout petit truc et l’égoïsme national peur se manifester à l’air libre.

Texte à lire  : Combien vaut une vie. HÔPITAL HAUTEPIERRE, STRASBOURG, 24e JOUR On le sentait arriver ce vent mauvais mais on en doutait encore. Le corps des soignants était dans la boue, mais le sol tenait ferme sous leurs pieds.


Vendredi 10/04/2020

Impatience C’est ainsi que je pourrais intituler cette chronique. C’est comme une ritournelle qui s’est installée dans les médias. Cela ressemble aux insistantes récriminations enfantines, « quand c’est qu’on arrive ? ». Tous les parents ont un jour ou l’autre eu à faire avec ça. La réponse la plus gentille était « on n’a jamais été aussi près ».

En ce moment c’est plutôt « quand c’est qu’on sort ? ». Et il y a toujours un monsieur en blouse blanche, visible ou pas, qui dit « pas maintenant ! ». Devant l’insistance de la demande, devant l’expérience des journalistes habitués à extraire des petites phrases des politiques heureux d’en lâcher une qui va faire le buzz, devant cette insistance, frisant l’incorrection, la blouse blanche -visible ou pas- réponds en deux temps « Je ne sais pas » et ajoute « il faut rester confiné impérativement ».

Au fond la raison pour laquelle Raoult de Marseille est si populaire c’est qu’il fait, lui, le buzz.

Statistiques  : La question à laquelle personne ne semble pouvoir répondre est la suivante : combien de morts dans les Ehpad ?

Les/la mort-s Je joins un texte sur cette question. Que se passe t il quand une société « civilisée » ou pas n’enterre plus ses morts ? Les fosses communes aux Etats-Unis, ou bien les stockages de Rungis, témoignent de cette impossibilité. Que se passe-t-il dans sa mémoire profonde ? On se souvient des suites des guerres mondiales, chez les vainqueurs. Des monuments à perte de vue. En Allemagne, il n’y en a pas, sauf ceux qui célèbrent la guerre de 1870 et leur victoire. En France après ce qui se passe en sa t il de même ? qiui osera faire un monument aux morts des Ehpad ? qui osera l’inaugurer ?

Mon ami hospitalisé n’a pas rapellé, il dort toute la journée, mais il mange quand même. Mon autre ami, montagnard, qui allait mieux semble avoir rechuté. Il fait beau, le jardin est accueillant. La journée s’écoule snas heurts. Aujourd’hui en Alsace c’était vendredi-saint, un jour férié, chômé. Pas de journaux, pas de pain. Tranquille.

J’ai reçu deux textes à lire : La lettre à Lucie traite des soins à rendre aux morts, à ces morts du covid que leurs soignants n’ont pu aider. Le deuxième rappelle que répéter « après ne sera pas comme avant » peut se révéler mensonger. Son auteur rappelle que ce n’est pas aussi simple que cela.La Terre au temps des pandémies

Première représentation de sortie de crise -15

Imaginons un instant que l’on se dise, s’il y a autant d’argent que cela à donner à droite et à gauche, pourquoi retourner travailler pour en avoir bien moins ?


Jeudi 09/04/2020

Toujours l’argent/ La Maif vient de faire parvenir à ses adhérents le message suivant où elle annonce que « La période de confinement actuelle générant une baisse significative des accidents de la route, nous avons décidé de faire bénéficier l’ensemble de nos sociétaires détenteurs d’un contrat d’assurance automobile* des économies réalisées durant cette période de confinement. Le montant total que nous estimons à date s’élève à environ cent millions d’euros ».

Ma question : cette baisse des accidents concerne-t-elle seulement les assurés de l’enseignement public ?

Pour les autres assurances, pas d’économie ?

Télétravail J’ai eu cet après midi une longue discussion avec une prof de langue qui m’est chère. Enfin, discussion, c’est elle qui a surtout parlé. Elle m’a décrit par le menu ce qu’était l’enseignement à distance organisé, imposé, à l’arrache par un système qui prévoit tout sauf ce qui peut arriver. Comment continuer à faire son travail avec des moyens qui frisent le ridicule. Trente élèves, chacun devant sa tablette ou son mini-ordinateur, à distance, confinés chez eux.

Entre les deux un système hoquetant dont le financement a été fait du bout des lèvres par ceux qui ne l’utilisent pas mais en parlent avec des trémolos dans la voix.

Elle m’a raconté comment elle devait jongler entre son smartphone et sa tablette pour communiquer avec ses élèves. Comment tout prenait plus de temps qu’au collège par ce que le système n’acceptait pas tel ou tel format de fichier informatique. Il fallait convertir du texte en image ou en pdf pour que cela passe.

Pour la haute administration française, pour ceux qui donnent les ordres et qui tiennent les cordons de la bourse, l’écran et le clavier sont encore le seul domaine des exécutants, des dactylos…

En écrivant cela il me vient à l’esprit le spectacle de ces ministres arrivant à leur conseil des dossiers sous le bras comme au bon vieux temps. En avez-vous vu seulement un portant un ordinateur ? Moi pas !

Le télétravail, c’est le moment génial, du point de vue capitaliste, où le moment travail n’a plus ni fin ni début. Il me faudra revenir là-dessus.

Je viens de recevoir des nouvelles d’amis qui sont sortis du covid. Ils me disent que ça va bien maintenant ! L. a beaucoup toussé pendant 2 semaines, sans fièvre. C’est terminé. Le soleil aide à la guérison ! R. a été déclaré positif au Covid-19. Un épisode douloureux. Il a été en arrêt travail 3 semaines, mais sans hospitalisation. Ouf ! Bien qu’assez fatigué, il a repris le travail ce lundi, puisqu’il ne tousse plus, n’a plus de fièvre ! En tant qu’éducateur spécialisé il est retourné « sur le terrain ». Ma mère est confinée dans l’Ehpad, comme le père de L. Ça va. Au Canada, la fille de L. a été licenciée par tél en 10’, il y a 2 jours : son poste a été supprimé comme celui de 3 autres collègues, courtières en assurances d’entreprises. La récession sera l’épidémie sociale à venir...

En attendant, la panique commence à saisir les capitaines d’industrie. La reprise économique, en Allemagne est souhaitée à marche forcée, en dépit des précautions indispensables. Les gestes barrières devraient permettre de retourner au travail. Relancer la production de voitures semble essentiel tant ce secteur industriel apparaît comme la locomotive de l’économie locale. Produire des voitures dans un monde qui a retrouvé des frontières a-t-il encore un sens ?

Le moment ne va pas tarder en France où des pétitions vont fleurir réclamant le déconfinement (une déconfiture ?). Elles recevront des centaines de milliers de signatures. Le pouvoir suivra, courant après une possible, désire réélection comme il est venu à Marseille visiter le nouveau thaumaturge poussé par cette pétition médicalo-politique plébiscitant un médicament.

Texte à lire : pas aujourd’hui, je vais faire du tri parmi tout ce que j’ai reçu.

Première représentation de sortie de crise -14

Qui va oser enterrer le scandale des masques ?


Mercredi 08/04/2020

Pour changer, parlons gros sous. Un des grands propriétaires d’Ehpad fait tout ce qu’il peut pour que ses établissements s’en sortent bien, comme celui de Mougins (34 pensionnaires décédés, 33 autres cas positifs) par exemple. Son chiffre d’affaires en 2018, en hausse de 6.4%, selon le site capital.fr qui nous dit qu’au titre de son quatrième trimestre 2018, le chiffre d’affaires consolidé de Korian s’élève à 863 millions d’euros.

Doctolib, cette centrale de service et au service des médecins et patients dont le chiffre d’affaire pas publié est estimé à 100 millions d’Euros vaudrait 1 milliard d’euros (20/03/2019). Et avec ce qui se passe ça risque de grimper.

Une pléiade de pétitions, de rencontres virtuelles, de textes vindicatifs, circulent sur le net. Tous demandent à l’Etat d’être plus gentil. Incroyable de voir qu’ils n’ont rien compris à ce qui se passe de concret, Partout des initiatives naissent et se développent sans s’occuper de l’Etat, qui est absent et qui devrait le rester.

Après les masques, les blouses, le blues. L’incapacité de la structure santé ministérielle à anticiper. A Saverne, une intérimaire, couturière au Théâtre national de Strasbourg, fabrique des blouses lavables avec des matériaux qu’elle a récupérés. A Bayonne, 30 000 ponchos normalement destinés aux supporteurs de l’Aviron Bayonnais, l’équipe de rugby de Bayonne, seront finalement donnés en guise de sur-blouse aux soignants landais.

J’avais cru comprendre que la France était le pays de la haute couture, la fabrication de blouses doit être trop compliquée.

Le transfert de personnels soignants de Bordeaux à Mulhouse et retour s’est fait dans le car des Girondins. J’avais cru comprendre qu’un grand nombre d’avions était cloués au sol…

Comme quoi on peut se tromper !

Grande surprise ce matin, un coup de fil de mon vieux copain hospitalisé. Il a l’air de ne pas aller trop mal. Réconfortant.

Textes à lire
Pandémie, portail vers un monde nouveau
Virus et libertés

Première représentation de sortie de crise -13 ème anticpation

A quand la sortie ? Plein de dates circulent, toutes moins réjouissantes les unes que les autres. Toutes sont des hypothèses construites à partir de suppositions sur la durée du confinement. Le Secrétaire d’Etat aux Transports a déconseiller de préparer les vacances d’été. Pour le Boston Consulting Group, le scénario le plus optimiste de déconfinement table sur la mi-juin, le plus pessimiste sur la fin juillet. Pour la Deutsche Bank ses analystes obtiennent une date de sortie de confinement entre le16 mai et le 15 juin.
Degré de crédibilité de ces infos entre 0 et exactes.


Mardi 07/04/2020

A fur et à mesure que le confinement s’étend en durée et en restrictions, (à quand le couvre- feu généralisé ?) la radicalité des positions exprimées dans le monde universitaire-médiatique augmente. Une violence évidente s’exprime que l’on avait pu trouver auparavant dans le milieu des Gilets jaunes, juste un peu mieux formulée

Juste quelques citations d’un texte que l’on pourra trouver plus bas :

Des « officiels » messieurs en costume-cravate la plupart, derrière le pupitre symbolisant la compétence et le pouvoir, débitant essentiellement des mensonges.

Le premier discours est hégémonique, il est la voix patriarcale de la vérité, de la raison, de la force exhibée sur un mode viril (même si c’est parfois raté comme l’image pathétique de Macron en grand chef des armées. ..)

Serait-ce parce que ces gens se sentent eux-mêmes menacés personnellement par ce covid insidieux ? Peut-être ont-ils des parents, des proches enfermés dans ces mouroirs de la république que sont devenu les Ehpad.

Ces lieux dont on ne sait combien de décès eurent lieu ces temps par ce que l’on ne sait pas si cela relevait du virus ou pas. Quel souci scientifique. Quelle comptabilité macabre. Une personne âgée, encore en bonne santé, même relative, tenue par l’amitié avec son voisin ou sa voisine et qui succomberait au chagrin créé par la mort covidienne de l’un d’entre eux, serait-elle une victime du virus et alors comptabilisée comme telle ou bien une morte « normale » ?

Hier je parlais de crime, aujourd’hui j’ai vu que beaucoup de plaintes avaient été déposées auprès du Conseil d’Etat à ce propos. Dans cet établissement où nous savons une proche, 17 morts depuis le début de la pandémie.

Entendu à la télé : les capitalistes sont en train de se rendre compte qu’un travailleur mort coute plus cher qu’un vivant, pas sur le moment mais sur la durée. Ceci expliquerait la raison de ce soudain afflux d’argent « magique ». Faire repartir les usines productrices de capital sans avoir qui mettre dedans, c’est pour le moins difficile. Pour rembourser, on prolongera la durée de travail. Ben voyons !

Un autre souci, dans quel état seront ceux qui seront passé sous les fourches caudines du covid19 et en auront réchappé ? Auront ils envie de reprendre le joug du travail ? Et ceux qui seront restés confinés, auront-ils envie de rompre ce temps du rien faire ?

Textes à lire
Nous défendre – face au discours politique sur le Covid-19
Même pas peur !

Première représentation de sortie de crise -12

La sortie en fonction de je ne sais quoi, âge, origine géographique, covidé ??


Lundi 06/045/2020

Donc nous avons entamé notre quatrième semaine à la maison.

Alors chers amis ces vacances de printemps cela s’annonce bien ? Oui, du côté de Paris c’est déjà la première semaine, mais dans notre zone ce sera à partir de samedi. Il y aura le jour de Pâques. On va pouvoir aller chercher les œufs dans tous les jardins et parcs des environs.
Et puis les cloches vont revenir de Rome. Cette année on pourra les entendre, pas d’avion dans le ciel pour en couvrir les sonnailles. Sauf comme ce matin le bruit d’un hélicoptère que se dirigeait vers l’hôpital à côté de chez nous. Le regardant passer notre cœur se serrait. Nous avons détourné notre regard, mal à l’aise, un peu apeurés.

La situation présente interroge. Quel demain auront nous. La colère gronde, en France. Le mensonge des masques a fait tomber les derniers paravents d’un pouvoir qui ne vivait que de la parole d’en haut. La réalité, comme toujours, écrase tout sur son passage. Ce n’est pas tant les décès dans les hôpitaux qui sont scandaleux. Le peuple des soignants a fait tout ce qu’il pouvait pour soigner et sauver ceux qui pouvaient l’être.

Histoire d’un crime

Le scandale réside dans ces maisons de vieux, ces Ehpad (quel acronyme) où tant de nos anciens sont morts sans soins au grand désespoir du personnel de ces établissements qui n’en pouvaient mais.

Le scandale c’est ce massacre. Peut-on dire autrement ? Les pouvoirs vont tenter de couvrir tout cela de sommes d’argent que nous ne pouvons même pas imaginer. L’argent magique que le même beau parleur disait il y a deux mois, jour pour jour, ne pas exister. Le mensonge n’est jamais loin du crime.

Textes à lire : Des trois textes présenté ici, deux le sont par des compagnons que je connais. Par le passé, j’ai collaboré assez étroitement avec Freddy qui a écris "La vie comme elle infuse". Les choses ont fait que les liens se sont distendus sans jamais se rompre. Philippe est un géographe, spécialiste par ailleurs d’Elysée Reclus. Son texte ÉTAT RÉGALIEN, ÉTAT MÉDECIN et BIOPOUVOIR fait le point d’une manière plus scientifique sur notre situation actuelle.

Enfin il y a cet ancien texte d’Albert Camus Exhortation aux médecins de la peste, publié gratuitement par Gallimard dans la collection Tract. Un tout petit extrait, parcellaire : Malgré vos masques, malgré la placidité de votre courage, un jour viendra où vous ne pourrez plus supporter cette ville d’agonisants.

Première représentation de sortie de crise -11

Un jour viendra où vous voudrez crier votre dégout devant la peur et la douleur de tous. Albert Camus