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Christiane Passevant
Le suspect de l’hôtel FALCÓN. Itinéraire d’un révolutionnaire espagnol
Charles Reeve & Raúl Ruano Bellido (L’Insomniaque)
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Francisco Gomez Palomo, alias Paco, le suspect de l’hôtel Falcon, pensait ne rien n’avoir à rajouter sur la connaissance de la Révolution espagnole et de la guerre civile. Et « il ne manquait pas de rappeler que son témoignage ne devait pas prendre une place privilégiée par rapport à ceux des compagnons qui n’avaient jamais eu le temps, le droit ou l’occasion de s’exprimer — ceux qui étaient morts, aussi bien que ceux qui avaient choisi, comme lui, de garder le silence. En somme, pour Paco, témoigner de sa riche expérience personnelle n’avait de sens que dans le cadre d’un partage complice dans le présent avec ses camarades et ami-es. » Réaction commune à beaucoup de militants et militantes, témoins et protagonistes de cette époque comme s’ils et elles s’effaçaient « derrière le mouvement de l’Histoire. »

Le suspect de l’hôtel FALCÓN. Itinéraire d’un révolutionnaire espagnol de Charles Reeve & Raúl Ruano Bellido est un partage, un témoignage indirect et passionnant, écrit à partir de notes avec de nombreux encadrés qui donnent des repaires historiques et des visions différentes de la période révolutionnaire, des tensions, des dissensions et de la guerre civile en Espagne. On y croise aussi des personnes qui, comme Orobon Fernandez, « avait une vision cohérente du moment historique, qui comprenait le fascisme comme une tendance nouvelle du pouvoir bourgeois, qui n’avait aucune illusion sur les socialistes, défenseurs de l’État, ni sur le rôle contre-révolutionnaire des communistes soumis à Moscou. Orobon défendait une union à la base des militants de l’UGT et de la CNT au sein d’organisations unitaires de type conseil. »

La révolution espagnole porte une expérience unique de transformation sociale et de réorganisation de la production. Les nombreux textes d’analyse et de témoignages qu’elle a générés, au-delà du soulèvement de 1936 et de la mise en pratique des principes révolutionnaires par la base, de comprendre ce qui peut en faire le succès ou l’échec. Espagne 1936-1937. La guerre dévore la révolution d’Henri Paechter (Spartacus), Guerre de classes en Espagne et textes libertaires de Camillo Berneri (Spartacus), Révolutionnaires en Catalogne, 1936-1937 de Marcel Ollivier (Spartacus), Barricades à Barcelone 1936-1937. La CNT de la victoire de juillet 1936 à la défaite de mai 1937 d’Agustín Guillamón (Spartacus), Ni l’arbre ni la pierre de Daniel Pinos (ACL), Les fils de la nuit d’Antoine Gimenez (L’Insomniaque), La raison douloureuse de Federico Gargallo Edo (Fondation des études libertaires Anselmo Lorenzo), Ma Guerre d’Espagne à moi de Mika Etchebéhère (Babel), Pour le bien de la Révolution d’Albert Minnig et Edi Gmür (Cira), Révolution et contre-révolution en Catalogne de Carlos Semprun Maura (Nuits rouges) et bien d’autres encore… Tous ces écrits permettent l’analyse d’une expérience exceptionnelle, ce qui n’empêche pas le regard critique sur les actions, la réalité politique, les pressions et les enjeux d’alors. Nulle part n’est mis en avant le besoin de construire des icônes ou des images héroïques. Et c’est aussi cet effacement devant les enjeux de la lutte qui marque l’itinéraire de Paco, mais aussi sa lucidité, sa radicalité et son ouverture d’esprit.

Paco n’aurait peut-être pas aimé que ce livre paraisse, pourtant ses amis, Charles Reeve et Raúl Ruano Bellido, réussissent là un "montage" remarquable qui, à travers les récits et les écrits croisés, donne une perception remarquable des événements en Espagne, puis en France, et de l’itinéraire d’un homme simplement radical et engagé.

Charles Reeve [1] : Nous avons voulu faire ce livre pour laisser une trace, celle d’un ami très important pour nous. Paco était quelqu’un de très discret, mais qui ne passait pas inaperçu, et n’a jamais vraiment voulu parler de lui, mais vers la fin de sa vie, il évoquait sa vie avec ses ami-es.
Et avec Raúl, nous avons pris des notes. Après la mort de Paco, nous avons travaillé ensemble, nous avons fait de la recherche et pendant trois ans, nous avons fait un collage avec ces notes, des photos, des témoignages pour reconstituer son itinéraire. […]

Il n’a jamais considéré que les choses étaient jouées d’avance, mais il avait une expérience historique et il est resté fidèle à ses idées. Il a pris ses distances avec les positions verticales et autoritaires d’une partie du POUM. Il faisait partie de ces révolutionnaires, de formation marxiste et marquées par l’opposition de gauche dans le bolchevisme, mais qui n’avaient jamais été trotskistes. C’était déjà sa position en Espagne. Après son exil, en France, il a évolué vers une critique de toutes les positions marxistes autoritaires. Il était dans la tendance de Castoriadis et Lefort, dans le PCI de l’époque qu’il a quitté avec eux. Il a accompagné le groupe Socialisme ou Barbarie, puis ICO (Informations et correspondance ouvrières) [2] et est toujours resté ami avec Henri Simon. Je pense qu’il était réticent à tout ce qui était organisationnel et rigide. En fait, Paco était un passeur. Je l’ai connu après 1968 et il m’a fait rencontrer énormément de personnes. Son plaisir était de mettre en contact des personnes. C’était son activité politique et sa vie.
Paco était un passeur.

Le suspect de l’hôtel Falcon. Extraits.

Extrait de l’avant-propos de Charles Reeve et Raúl Ruano Bellido

Dans la narration de cet itinéraire, le protagoniste s’efface souvent derrière le mouvement de l’Histoire. Conséquence inévitable de la force des événements collectifs vécus, mais aussi du caractère réservé de Paco, présent mais toujours en retrait, rétif à toute mise en avant militante, voire personnelle. C’est ainsi qu’on pourra nous faire la remarque qu’il est finalement assez peu question de Paco dans ces pages. Pourtant, si nous devions parler d’un aspect exemplaire dans le parcours de vie dont il est ici question, nous mettrions en valeur le courage et la détermination d’un certain milieu révolutionnaire, dans les circonstances historiques et sociales qui furent celles de l’Espagne dans les années 1920 et 1930. Ces jeunes communistes qui, pris dans le tourbillon de la révolution, furent très tôt capables de rompre avec le mensonge stalinien, sans pour autant se soumettre aux calculs tacticiens de Trotski, le vieux chef bolchevik pour qui ils éprouvaient néanmoins le plus grand respect.

C’est cette position, si difficile à tenir devant les tâches concrètes et immédiates d’une révolution en devenir, qui a caractérisé l’originalité d’une petite organisation comme le POUM, avec ses faiblesses mais aussi avec ses richesses. Particulière également, l’influence qu’ont eu sur ce milieu le courant anarcho-syndicaliste et ses potentialités subversives. Fin 1936, les dirigeants du POUM cherchèrent à se rapprocher de la CNT après leur exclusion du gouvernement de la Généralité, prévoyant que cet événement marquerait le début de leur persécution. Ils formulèrent alors ce qu’une grande partie de la base poumiste ressentait dans sa pratique politique.

Juan Andrade écrivit : « On peut affirmer que l’avenir de la Révolution espagnole dépend absolument de l’attitude qu’adoptent la CNT et la FAI… Les chances du POUM de devenir le grand parti de masse qui emporterait l’hégémonie dans la révolution sont limitées par l’existence de l’anarchisme. »

Andrés Nin ira plus loin : « Les formules de la Révolution russe appliquées mécaniquement nous mèneraient à l’échec du marxisme. […] En Espagne, l’existence d’un mouvement anarchiste pose des problèmes nouveaux… La CNT est une organisation révolutionnaire en puissance, malgré ses préjugés et ses positions erronées… Les vacillements de la CNT tiennent à l’absence d’une théorie du pouvoir…

Mais le POUM est mille fois plus proche de la CNT et de la FAI que du
PSUC. » Cette proximité anima pour beaucoup l’engagement de ces jeunes révolutionnaires, dont Paco. Motivant, par la suite, certains à poursuivre, en exil comme en Espagne, la quête de la voie de l’autoémancipation sociale.

Le POUM à Madrid en 1936

Si le POUM était bien implanté en Catalogne, il n’était à Madrid qu’une petite organisation. Il regroupait un nombre réduit de militants, à peine une trentaine, dont environ 60 % venaient des Jeunesses communistes et de l’Izquierda Comunista. Pour ces militants, la critique que le PCE faisait du PSOE était déjà perçue comme timorée, voire insuffisante. C’était le cas de Paco. Comme il le faisait remarquer, c’était justement une des raisons pour laquelle ils avaient quitté le PCE pour rejoindre l’Izquierda Comunista. Alors, dans ces circonstances, revenir au PSOE, comme leur proposaient Trotski et la majorité de l’Izquierda Comunista, leur semblait un retour en arrière inacceptable.

À Madrid, les militants du POUM étaient très sensibles à l’influence de la CNT auprès des ouvriers. Paco ne manquait jamais de rappeler l’importance qu’avaient eue les luttes menées par la CNT à Madrid pendant la République. Deux grèves avaient particulièrement marqué l’époque. La première était la grève générale du bâtiment de 1936, citée plus haut. La deuxième était celle des travailleurs de l’hôtellerie contre le pourboire et pour des salaires dignes. Paco racontait, avec humour, que celui qui laissait un pourboire dans un café ou un restaurant risquait les remontrances des employés, pour peu qu’il tombe sur des militants ou sympathisants de la CNT. Ceux-ci se lançaient alors invariablement dans un discours contre le pourboire, perçu comme une aumône. La victoire de cette grève avait augmenté considérablement la popularité de la CNT dans la capitale.

Paco lisait régulièrement La Tierra, journal paraissant à Madrid, indépendant de la CNT, mais proche des positions anarchistes. Le rédacteur en chef était le militant libertaire Eduardo de Guzmán.
Y collaboraient, outre des anarchistes, des républicains fédéralistes
et des intellectuels radicaux. Parmi les collaborateurs anarchistes figurait Orobón Fernández. Orobón, qui avait vécu à Berlin, était un proche de Rudolf Rocker et avait été secrétaire de l’AIT. Pour Paco et ses amis, Orobón était un des militants de la CNT dont les conceptions tranchaient avec celles de la majorité des dirigeants de l’organisation anarchiste. C’était un homme qui avait une vision cohérente du moment historique, qui comprenait le fascisme comme une tendance nouvelle du pouvoir bourgeois, qui n’avait aucune illusion sur les socialistes, défenseurs de l’État, ni sur le rôle contre-révolutionnaire des communistes soumis à Moscou. Orobón défendait une union à la base des militants de l’UGT et de la CNT au sein d’organisations unitaires de type conseil. Il avait été très influencé par la Révolution allemande et, en particulier, par la République de conseils de Bavière. Il mourut juste avant le soulèvement militaire franquiste. Paco appréciait ses interventions et ses qualités d’orateur, où un côté didactique s’alliait à une solide formation théorique, une fine connaissance de la critique de l’économie politique, le tout animé par un fort idéal libertaire. L’idée de l’unité ouvrière à la base était une proposition qui faisait écho à une profonde aspiration du moment.

Juin 1937, le Guépéou s’invite à l’Hôtel Falcón

Compte tenu des graves événements survenus lors des Journées de mai, le IIe congrès du POUM ne put se tenir que le 18 juin 1937 à Barcelone. Une dizaine de délégués de Madrid firent le déplacement ; Paco et cinq autres camarades étaient délégués des Jeunesses du POUM de Madrid. Tous descendirent à l’hôtel Falcón, situé plaza del Teatro sur les Ramblas.
Réquisitionné par le POUM, l’hôtel abritait le comité exécutif du parti, ainsi que sa section locale. C’était aussi le lieu de rencontre des militants poumistes et d’une petite foule de révolutionnaires étrangers qui s’activaient alors à Barcelone *. Pendant les Journées de mai, l’hôtel Falcón était défendu par des miliciens du POUM, parmi lesquels Orwell, qui en parle longuement dans son livre Catalogne libre. Quand Paco et ses camarades arrivèrent, le lieu était vulnérable aux provocations de la police et du Guépéou car, trois jours après la fin des événements de mai, Orwell et les autres miliciens étaient remontés au front.

La direction du POUM se comporta comme si rien ne s’était passé, comme si l’insurrection de mai 1937 n’avait pas eu lieu, probablement aussi, parce qu’elle voulait faire preuve de fidélité à l’accord du Front populaire. Pourtant, une atmosphère de chasse aux sorcières régnait déjà dans la ville, comme en témoigne George Orwell :

« Je n’avais nulle part où aller et ne connaissais aucune maison où chercher refuge. Le POUM n’avait pratiquement pas d’organisation clandestine. Ses leaders s’étaient sûrement toujours rendu compte que le parti serait très probablement interdit ; mais jamais ils ne s’étaient attendus à une chasse à la sorcière de cette sorte et aussi étendue. Ils s’y étaient, en vérité, si peu attendus que jusqu’au jour même de l’interdiction du POUM ils avaient poursuivi les travaux d’aménagement des locaux du POUM (entre autres choses, ils faisaient construire un cinéma dans l’immeuble du comité exécutif, qui avait été auparavant une banque). Aussi le POUM était-il dépourvu des lieux de rendez-vous et des cachettes que tout parti révolutionnaire devrait, cela va de soi, posséder. »

Chez les militants de base du POUM, au contraire, l’inquiétude était forte. Nombreux étaient ceux qui pensaient que ces événements marquaient un tournant dans l’évolution de la situation et scellaient la fin de la vague révolutionnaire. Ils craignaient que, après les Journées de mai, la répression de l’État républicain sur les révolutionnaires s’accentuât. D’autant que les staliniens étaient particulièrement implantés dans les organes de police.

Víctor Alba, dans son Histoire du POUM, est plus sévère encore :
« Au comité central et dans le parti, tous savent que la persécution va se déchaîner. […] Mais, au fond d’eux-mêmes, les poumistes croient que la persécution restera plus verbale que physique, et, au bout de quelques semaines, les précautions et les mesures d’illégalité se relâchent. »

Or, une sanglante répression ciblée était déjà engagée. De nombreux militants révolutionnaires de la CNT et du POUM avaient été arrêtés après les barricades de mai 1937 et croupissaient en prison. Le 6 mai 1937, les anarchistes Camillo Berneri et Francisco Barbieri avaient été assassinés à Barcelone, probablement par des agents du Guépéou. Le Servicio de Información Militar (SIM), police politique où officiaient des cadres du Guépéou et du PCE, se fit de plus en plus présent et pressant.
En effet, la suite ne se fit pas attendre !

Libéré à Barcelone, recherché par l’armée…

C’est ainsi que, le 15 juin 1938, les inculpés furent discrètement libérés par les autorités. Sans la moindre inculpation !

Toutefois, Paco et ses copains n’avaient aucune garantie et vivaient dans l’insécurité. Ils sortaient de prison alors même qu’ils étaient en âge de faire leur service militaire. Ils risquaient donc d’être envoyés au front, au moindre contrôle de rue par la police militaire. Mettant à profit leurs liens avec les camarades de la CNT, ils prirent les devants et se firent incorporer dans une unité de l’armée républicaine commandée par des officiers socialistes de la tendance Caballero, composée en partie d’anciens miliciens de la CNT ayant été « militarisés ». L’unité était déployée dans la province de Lérida, à Urgell, sur le Sègre, un affluent de l’Èbre. Le front se trouvait alors sur le fleuve.

Paco fut affecté aux services d’intendance. À la tête de cette brigade se trouvait un officier de la CNT, Miguel García Vivancos. Ancien du groupe
« Los Solidarios » avec Buenaventura Durruti, Miguel Ascaso et García Oliver, Vivancos avait été un des membres de la CNT qui s’était aligné
sur les positions des communistes exigeant la militarisation des milices.
Il avait acquis une certaine renommée militaire suite à quelques actions réussies par les hommes sous son commandement.

Paco gardera le souvenir du moment et du sentiment qui dominait.
« L’ambiance était déjà morose et on sentait venir la fin. Il n’y avait plus que la guerre et il n’était plus question de révolution sociale. »

Les camps en France

Parmi les militants du POUM qui se trouvaient à Argelès, il y avait le peintre galicien Andrés Colombo, avec qui Paco se lia d’amitié et resta en contact par la suite. Sur ces jours de la Retirada, la traversée de la frontière des Pyrénées et l’internement dans le camp d’Argelès, Colombo laissa quelques pages que Paco faisait volontiers lire à ses amis :

« Au petit matin, nous revînmes sur la route et nous poursuivîmes notre marche au milieu de la foule, jusqu’à La Junquera. Les autorités françaises nous refusaient l’entrée dans leur pays. La nuit tombait et des milliers de feux de camp surgirent dans les montagnes autour de La Junquera. Le lendemain, on ressentit une grande tension ; on savait que l’ennemi avait occupé Gérone et se dirigeait vers Figueras. Les gens étaient prêts à entrer [en France] par tous les moyens ; il y eut des groupes, peu, qui le firent par la montagne. On rendit les armes hors d’usage ; les camions et les voitures furent précipités dans les ravins, afin qu’ils ne tombent pas aux mains des fascistes.

Quand la tension monta encore, nous apprîmes que les autorités françaises nous permettaient de franchir la frontière. Il faisait presque nuit quand la foule se remit en marche, jusqu’à ce que nous croyions être le repos. Ce qui ne fut pas le cas. Nous marchâmes toute la nuit escortés et harcelés par des gendarmes à cheval qui exigeaient brutalement que nous hâtions le pas. Le matin suivant, nous fûmes conduits sur une plage qui n’avait pas de fin, les soldats sénégalais nous encerclèrent sur une grande portion de plage avec des barbelés, et c’est par cette mesure que fut inauguré le camp de concentration d’Argelès-sur-Mer. [3] »

Notes :

[1Extrait d’un entretien sur Radio Libertaire, dans les Chroniques rebelles, le samedi 16 avril 2011.

[2Informations et correspondances ouvrières est un groupe conseilliste, et bulletin du même nom, fondé en 1958 et initialement nommé Informations et liaisons ouvrières (ILO). ILO changea de nom pour devenir ICO en 1960.

Le groupe était issu d’une scission de Socialisme ou barbarie regroupée autour de Claude Lefort et Henri Simon. Le groupe considérait avec Claude Lefort que tout parti est un organisme artificiel "c’est-à-dire fabriqué en dehors du prolétariat" et préconisait un travail de liaison entre "les noyaux multiples de militants organisant librement leur activité".

[3Andrés Colombo, Batiburrillo de recuerdos, Documentos para a historia contemporanea de Galicia, Ediciós do Castro, A Coruña, 1983, pp. 30-33.



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