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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Espagne : CGT-E. Par Frank MINTZ
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Il est évidemment démentiel de prétendre tout refléter, y compris des actions minoritaires, qui peuvent s’avérer essentielles dans le temps. Mais plutôt que le néant ou des infos du SI au coup par coup, une tentative de couverture globale, en attendant que des fédérations d’industries ou des syndicats, prennent la relève, me paraît valable.

Objectifs : ll s’agit d’informations pratiques sur le syndicalisme ibérique SR-AS, en partant de l’enracinement le plus concret, la CGT d’Espagne.

Données fixes économiques, sociales et politiques

Espagne 505.000 km2, 42 millions d’habitants, 10 % de chômage, taux de pauvreté 18 % (moyenne européenne 15), indigents, couches sociales.

Un des premier pays d’Europe occidentale pour les accidents du travail ; et également pour le travail au noir (bâtiment, agriculture, industrie de la chaussure, etc.). Note d’Antonio, 93, « Les Espagnols ne veulent plus tellement travailler dans le bâtiment ni dans les travaux manuels durs. »

Profusion de multinationales qui obéissent à leurs maisons mères et ne créent pratiquement pas d’emplois depuis vingt ans. L’entrée dans la CE a sinistré les activités des chantiers navals et de la pèche de la côte cantabrique.

Les séquelles de la dictature - nullement mise en cause par la Transition concoctée par la droite et le PS(OE ouvrier espagnol) et le PC - font qu’il reste des rues du “ Generalísimo ”, des symboles franquistes de monuments (Canaries, XII-05), Note d’Antonio, 93, il reste « el Valle de los Caídos (près de Madrid), dans de nombreuses villes l’on a conservé deux noms à des places ou des rues Plaza, calle del Generalísimo, calle José Antonio, calle de la Constitución. Jusqu’à octobre 2005, il y avait une statue de Franco près des « nouveaux ministères » à Madrid » (statue enlevée de nuit !). On a des méthodes scolaires encore utilisées dans des écoles privées (Saragosse, XII-05). Au-delà de détails qui peuvent sembler minoritaires, on a deux traits qui demeurent le génocide perpétré par Franco (le mot commence à être utilisé par certains historiens et correspond à la réalité : des sévices et une législation particulière appliquée à un groupe de la population pour l’exclure et le terroriser) et l’aversion contre les étrangers (les slogans passés du rejet des non catholiques et de la dénonciation du complot rouge, voire judéo marxiste) matérialisée par la condition faite aux travailleurs étrangers (alors que, depuis 1900, 90 % des familles espagnoles ont des parents immigrés politiques ou économiques). Note d’Antonio, 93, « Eviter de parler de génocide - qui devrait être réservé, selon moi, au génocide juif ; parlons plutôt de répression sanglantes ; pour que l’on ne puisse pas accuser la CGT-E de “ révisionnisme ” et de tout mélanger. »



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