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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Jean-Manuel Traimond. Photos Christiane Passevant
Chapelle de la médaille miraculeuse
Un guide méchant [et parfois moche] de Paris
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Internationale des momies

En 1830, une jeune Sœur de la Charité appelée Catherine Labouré fut réveillée vers deux heures du matin par un garçonnet blond en chemise de nuit. Les garçonnets en chemise de nuit étant rares dans les couvents, elle en déduisit qu’il s’agissait de son ange gardien. D’autant qu’il lui demanda de le suivre à la chapelle. Où la Vierge Marie l’attendait. Elles bavardèrent gaiement deux heures durant. Après quoi Catherine Labouré rentra se coucher. La Vierge Marie lui avait entre autres demandé de frapper une médaille dont elle lui décrivit, recto et verso, le modèle. Et cette médaille répandrait des grâces sur qui la recevrait en cadeau.

C’est du moins ce qu’expliqua le confesseur du couvent, qui de surcroît ne révéla qu’après la mort de Catherine Labouré que c’était elle qui avait conversé avec la Vierge. Depuis, la médaille se vend en aluminium, en argent, en aluminium plaqué, ou en or, par sachets de dix, de vingt, de cinquante ou de cent. Les devises du monde entier sont acceptées, les recettes valant au couvent la bienveillance des boutiques de change.

Horace Léon, dans Présence de l’Absence : « le corps de Catherine Labouré est conservé dans un sarcophage transparent, comme d’ailleurs non loin de là, rue de Sèvres dans la chapelle des Pères Lazaristes, celui de Saint Vincent de Paul. Dans les deux cas, le visage et les mains sont en cire. Catherine Labouré, Saint-Vincent de Paul et Bernadette Soubirous partagent donc le même honneur que Lénine et Mao Tsé Toung. »

La chapelle de la médaille miraculeuse dispose de deux autels différents pour dire la messe, parce que les prêtres des groupes de pèlerins qui arrivent sans cesse n’aiment guère concélébrer leurs messes.




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