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Christiane Passevant
32e Festival international du cinéma méditerranéen
Montpellier du 22 au 30 octobre 2010
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Le 32e Festival international du cinéma méditerranéen sera sous le signe des femmes avec la présence de trois grandes dames du cinéma.

D’abord une rétrospective de la carrière cinématographique de Carmen Maura, inoubliable interprète de Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? (1984) et de Femmes au bord de la crise de nerfs (1988) de Pedro Almodovar, ou de Ay Carmela (1991) de Carlos Saura ou encore de Mes chers voisins (2000) d’Alex de La Iglesia. Figure importante du cinéma espagnol à partir des années 1980, ses interprétations seront couronnées par de nombreux prix.

Deux autres grandes figures du cinéma méditerranéen et international, Hiam Abbass et Ronit Elkabetz pour un « regard croisé » sur le cinéma et sur l’image des femmes en Méditerranée.

Ronit Elkabetz joue une mère prostituée, paumée et bouleversante, dans Or (Mon trésor) de Karen Yedaya qui obtient la Caméra d’or à Cannes en 2004, la même année elle passe derrière la caméra pour réaliser, avec son frère Shlomi Elkabetz, Prendre femme. Elle revient à la réalisation pour les Sept jours (2008), retrouve Karen Yedaya pour Jaffa (2009).

Ronit Elkabetz reçoit en 2010 le prix France Culture Cinéma pour la qualité de son œuvre et son engagement.

Enfin Hiam Abbass, très grande comédienne palestinienne toujours juste et émouvante ; elle est aussi réalisatrice, scénariste, productrice et écrivaine. Sa filmographie est impressionnante et il n’est guère de festival du cinéma méditerranéen où elle ne figure dans un film.

Depuis Noces en Galilée de Michel Kleifi (1987, avec Juliano Mer-Khamis qu’elle retrouve dans Miral), elle n’a cessé de tourner avec de nombreux réalisateurs/trices, Haïfa de Rashid Masharawi et Chacun cherche son chat de Cédric Klapisch (1995), Vivre au paradis de Bourlem Guerdjou et Raddem (Démolition) court métrage de Danielle Arbid (1998), Satin rouge de Raja Amari (2001), La porte du soleil de Yousry Nasrallah (2003), Paradise Now de Hany Abu-Assad et La fiancée syrienne de Eran Riklis (2004) qu’elle retrouve pour les Citronniers (2008) — parabole à propos de l’absurdité du mur de séparation —, Free zone d’Amos Gitaï, Amerrika de Cherien Dabies (2009) jusqu’à Miral de Julian Schnabel, actuellement sur les écrans. Hiam Abbass y interprète le rôle de Hind Husseini qui dédie sa vie à l’éducation d’enfants palestiniens pris dans la tourmente de 1948, année de la création de l’État d’Israël, et fonde dans la maison de son père Dar Al-Tifel, à la fois orphelinat et école.

Pierre Salvadori ouvre le festival avec, en avant-première, son dernier film, De vrais mensonges avec Audrey Tautou, Nathalie Baye et Sami Bouajila.

Autre événement à souligner une rétrospective du cinéma de Marco Ferreri. Disparu en 1997, Ferreri, comme Elio Petri — retrouvé l’année dernière pour neuf de ses films au cours du 31e festival —, semble oublié et ses films n’apparaissent guère sur les écrans. Ce sera donc une occasion de retrouver ce cinéaste provocateur, atypique et sans aucun doute dérangeant.

Une nuit en enfer, toujours au rendez-vous du festival, cette fois avec le réalisateur italien Dario Argento, grand maître de l’angoisse et de la terreur depuis L’Oiseau au plumage de cristal (1970).

Et ce sera bien sûr la découverte de 12 longs métrages en compétition, 20 longs métrages en panorama, de 20 à 25 courts métrages en compétition, de 20 courts métrages en panorama, de 12 documentaires en compétition, sans oublier les avant-premières, le cinéma en région, les débats et le cinéma expérimental.

Comme tous les ans, ce sera un festival de la culture cinématographique.

P.S. :

La Classe ouvrière va au paradis d’Elio Petri (1971/copie neuve ou restaurée) sera présentée au Centre Rabelais, à Montpellier le samedi 30 octobre à 18h.



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