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06/10/2008

La SNCF rend son rapport sur les caténaires

Les premières conclusions sont sans appel : il y a urgence pour remplacer les caténaires défectueuses, à l’origine de plusieurs pannes cet été. Mais qui va payer les 400 millions d’euros nécessaires ?

l’Express

 11.11.2008

SNCF : le profil des saboteurs présumés

Un "leader" de 33 ans, issu d’un mileu aisé et parisien, vivant grâce aux subsides de ses parents, trois autres hommes et cinq femmes âgés de 23 à 33 ans, ayant pour point commun des attaches familiales en partie rompues, une idéologie anarcho-libertaire : tel est le profil du groupe de neuf personnes placées en garde à vue ce matin, dans le cadre de la gigantesque opération de police et de gendarmerie lancée à l’aube.

Les membres de ce groupe sont soupçonnés d’être à l’origine des sabotages qui ont perturbé samedi les TGV Nord, Est et Sud-Est. Une dixième personne a également été placée en garde à vue. Mère de l’une des jeunes femmes, elle ne serait pas directement impliquée dans ces sabotages anti-TGV. Au total, 20 personnes ont été interpellées, mais seules dix sont gardées à vue pour une durée maximale de 4 jours comme l’autorise la loi dans le cas d’enquête liée au terrorisme.

La rapidité de réaction des forces de police s’explique notamment par le fait que certains des membres de ce groupe étaient placés sous surveillance depuis le mois d’avril dernier, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte à Paris. Leurs habitudes - et notamment les retrouvailles régulières des membres de ce groupe dans une ferme de Tarnac, en Corrèze, où certains d’entre eux vivent - avaient été repérées. Tout comme la participation régulière de plusieurs d’entre eux à des manifestations, où ils se mêlaient aux "anars" : les enquêteurs trouvent leur trace dans des cortèges contre le fichier Edvige, à Paris, contre le renforcement des règles européennes sur l’immigration, à Vichy (Allier), mais également à Thessalonique, en Grèce, contre l’Europe libérale, ou contre le centre de rétention de Vincennes.
...Le parisien

 11.11.08

Sabotages à la SNCF : le groupe d’"ultra gauche" suspecté était surveillé depuis plusieurs mois

Tôt, mardi 11 novembre, la police a interpellé dix personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de malveillance contre la SNCF. Pour au moins deux d’entre elles, les enquêteurs ont acquis la certitude qu’elles se trouvaient à proximité des voies à 4 heures du matin au moment des incidents.

Le groupe était "suivi" par la police depuis des mois, en raison de son appartenance à l’ultra gauche et "à la mouvance anarcho-autonome". " Ils tiennent des discours très radicaux et ont des liens avec des groupes étrangers", précise l’entourage de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, notamment en Allemagne et en Grande-Bretagne. Leur présence aurait également été signalée en marge d’une réunion du G8 en Pologne.
...Le Monde

 Le 11 novembre

Sabotages SNCF.

La fédération SUD-Rail prend acte des déclarations du gouvernement qui,
après une série de sabotages, annonce l’arrestation « d’une dizaine de
personnes suivies par la Police depuis des mois ».

La fédération SUD-Rail n’a pas d’avis sur la réalité ou non de cette « 
mouvance » répartie aux quatre coins du pays, et qui serait si bien
organisée.

La fédération SUD-Rail met en garde ceux qui frisent la diffamation en
voulant confondre « terrorisme » et action syndicale. La fédération
SUD-Rail et ses militants ont choisi l’action collective avec les salariés
 : c’est par exemple le sens de notre rassemblement devant le ministère à
Paris (La Défense) demain 12 novembre à 10h30, contre la dégradation de la
réglementation du travail.

La fédération SUD-Rail rappelle qu’il y a un an, des évènements du même
genre s’étaient produits et certains avaient utilisés pour décrédibiliser
celles et ceux qui poursuivaient la lutte pour défendre les retraites : le
matin même, des dirigeants SNCF de très haut niveau disaient savoir qui
avait fait ça. Un an après … ?

La fédération SUD-Rail souhaite que le chemin de fer cesse de servir
d’exutoire, redit l’urgence de moyens et de mesures de fond pour assurer
une maintenance correcte des installations et matériels ferroviaires. Pour
cela, il faut arrêter de supprimer les emplois de cheminots, et mettre un
terme à la casse du chemin de fer, notamment en réintégrant les missions
de RFF dans la SNCF.

  11 nov 2008

Besancenot : les actes de sabotage ne "sont pas et ne seront jamais" ceux de la LCR

PARIS, 11 nov 2008 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a affirmé mardi que les actes de sabotage "ne sont pas et ne seront jamais" ceux de la LCR, à la suite de l’arrestation d’une dizaine de personnes dans l’enquête sur les sabotages dont a été victime la SNCF. "Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue suite à des +actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF+. Ces méthodes-là n’ont jamais été, ne sont pas et ne seront jamais les nôtres", a affirmé le leader de l’organisation d’extrême gauche, dans un communiqué. "Nous voulons plus de trains, pas moins de trains. Les cheminots et les usagers ont déjà assez à faire avec les saboteurs venus de la direction de la SNCF, du gouvernement et de l’Union européenne qui font reculer le service public ferroviaire", ajoute-t-il. "La force des cheminots, c’est leur nombre et leur détermination, pas les agissements isolés qui ne profitent ni aux usagers ni aux cheminots en lutte. C’est à se demander à qui profite le crime", demande le jeune postier. "La LCR soutient d’autant plus les cheminots qui manifesteront jeudi prochain venus de toute l’Europe pour protester contre les déstructurations et déréglementations du secteur ferroviaire dans l’UE". Dix personnes issues de la mouvance "ultra gauche", dont leur leader présumé, ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête éclair sur les "sabotages" qui ont entravé le trafic SNCF ce week-end.

www.lcr-rouge.org

Pour les bons saboteurs selon la LCR voir ici

 mardi 11 novembre 2008

Sabotage sur les lignes SNCF : Communiqué de la Fédération Anarchiste.

Un grand battage médiatique accompagne l’annonce par le Ministère de l’Intérieur de l’arrestation d’une vingtaine de personnes appartenant à « la mouvance anarcho-autonome ». elles auraient été identifiées comme les auteurs des récents sabotages survenus sur les voies ferrées.
(JPEG)

Ces interpellations éclairent les propos du ministre des Transports le 3 novembre dernier, lorsqu’il déclarait que c’était « l’incident de trop ». Il fallait être bien candide pour se prendre à espérer que Réseau Ferré de France, société née de la volonté du gouvernement Jospin de démanteler la SNCF et portée sur les fonds baptismaux par un ministre PCF : Jean-Claude Gayssot, il fallait être bien candide, donc, pour espérer que RFF disposerait de l’argent nécessaire à l’entretien des infrastructures qu’utilise la SNCF. Ces paroles sonnaient plutôt comme un appel à la répression, et la répression s’est rapidement abattue sur des individus repérés lors de la lutte anti-CPE, promus pour le coup saboteurs-en-chef.

Pour la Fédération Anarchiste, il est à tout le moins surprenant d’attribuer la responsabilité de ces actes de sabotage à des individus dont la compétence technique n’ a pas encore été établie et dont l’équipement adapté n’est à ce jour pas retrouvé : il faut rappeler que dans les caténaires d’une ligne TGV passent 25.000 volts, et qu’il n’est pas aisé sans risquer de créer un puissant arc électrique d’y nouer un cable. Il est tout aussi surprenant que les auteurs des sabotages de novembre 2007, eux, n’aient pas été appréhendés aussi rapidement. En outre, cette opération de police, à l’heure où la direction de la SNCF fait du chantage à la fermeture de l’activité de fret et tente d’imposer à son personnel un volontariat visant à ne plus respecter les dispositions statutaires du travail des cheminots-es, codifiées dans le règlement RH0077, tombe à point pour faire passer la pillule. Dans cette affaire, pas plus que dans beaucoup d’autres, on ne cherche à qui profite le crime, et, pour la Fédération Anarchiste, aucune provocation n’est à exclure, jusqu’à plus ample informé.

Si le sabotage est une arme à laquelle peut légitimement recourir le mouvement social dans une situation où un rapport de forces s’est constitué, il n’est en revanche d’aucune utilité dans le cas contraire, les cheminots-es le savent. Même si la Fédération Anarchiste n’a jamais fait le choix de l’avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de tous les personnes arrrêtées et appelle les cheminots-es à entrer en lutte pour gérer sans patron le service public ferroviaire.

Les véritables saboteurs, ce sont les capitalistes et l’Etat !

Fédération Anarchiste

 12/11/2008

Comment je n’ai jamais pu interviewer un autonome
Par Chloé Leprince

Qui sont les "anarcho-autonomes", mouvance dont est issu le groupe accusé d’avoir saboté des voies SNCF ?
Depuis mardi soir, les médias relatent l’arrestation de dix militants autonomes placés en garde à vue pour quatre jours, comme le permet la législation antiterroriste. Ces activistes, dont presque une moitié de filles, ont entre 20 et 34 ans et sont soupçonnés de sabotages à répétition contre le réseau ferré.

Ce mercredi 12 novembre, en début d’après-midi, Angelo, internaute, nous envoie ce message :

"On entend en ce moment parler d’une mouvance de l’ultra-gauche responsable des sabotages sur les lignes TGV et de l’arrestation de son chef. Peut-être que si on lui avait donné la parole, elle ne serait pas passé à l’acte."

Le problème, c’est qu’on aurait bien voulu la leur donner, la parole. Depuis des mois, d’ailleurs. Le 13 juin, le ministère de la Justice lance les hostilités contre ce qui devient officiellement "la mouvance anarcho-autonome".

... Rue89

 12/11/2008

Sabotages de la SNCF :
la piste de l’ultragauche

Christophe Cornevin

Susceptibles d’être violents, ces nihilistes clandestins voulaient s’attaquer à un symbole de l’État.

Les saboteurs du rail auraient presque pu être interpellés en flagrant délit tant ils étaient surveillés depuis des mois par les services de renseignements. Il aura donc fallu une enquête éclair d’à peine 48 heures avant de démanteler le groupuscule d’ultragauche qui a posé dans la nuit de vendredi à samedi dernier cinq pièges d’acier sur les caténaires du réseau SNCF enfin d’en perturber le trafic.

Mardi, pas moins de dix personnes - cinq hommes, quatre de leurs compagnes et la mère d’un dernier - ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et les gendarmes à Rouen, Paris, Limoges, dans la région de Nancy ainsi qu’à Tarnac. C’est d’ailleurs dans ce petit village corrézien que les gendarmes ont appréhendé, retranchés dans une ferme isolée, le « cerveau » et deux femmes membres présumées du réseau.

Présentés comme « appartenant à l’ultragauche, mouvance anarcho-autonome », les suspects, en totale rupture de ban avec la société, vivaient en communauté. « Leur vie autarcique, qui n’avait aucune connotation sectaire, garantissait leur clandestinité », précise un policier. Embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Âgés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme « potentiellement très violents » étaient articulés autour d’un petit « noyau dur » d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation.

Aucun ne travaillait

...Le Figaro

Gardes à vue prolongées dans l’affaire des sabotages à la SNCF

PARIS (Reuters) - Les gardes à vue des dix suspects d’un groupe d’ultra-gauche arrêtés mardi dans l’enquête sur des actes de sabotage contre le réseau SNCF ont été prolongées mercredi, apprend-on de source policière.

Les policiers du renseignement intérieur et de la sous-direction antiterroriste, en charge de l’enquête, ne disposent pas pour l’instant de preuves.

"Il n’y a pas d’élément matériel qui permette de les rattacher directement aux actes de malveillance", dit-on de source policière.

Les interrogatoires, qui se déroulent pour neuf des suspects à Paris, peuvent se prolonger durant quatre jours, soit jusqu’à samedi. Les suspects devront être ensuite, soit présentés à un magistrat antiterroriste, soit remises en liberté.

L’affaire vise quatre actes de malveillance constatés samedi dernier sur des caténaires de l’Oise, de la Seine-et-Marne et de l’Yonne et sur un autre commis le 26 octobre en Moselle.

....Le Nouvel Obs

 13 11 08

Sabotage : « Sans coupables,
la police en fabrique »

Propos recueillis par Aziz Zemouri (Figaro Magazine)

.

INTERVIEW - Sébastien Schifres est doctorant en science politique et militant du mouvement des « autonomes », classé à l’ultra-gauche, auquel sont soupçonnées d’appartenir les dix personnes gardées à vue en lien avec les sabotages de caténaires à la SNCF. Il dénonce des arrestations sans « aucun élément matériel ».


Connaissez-vous certains des interpellés ?

Pour le moment, la seule personne dont l’identité a été rendu publique c’est Julien Coupat (ancien de l’École des hautes études en sciences sociales et fondateur de la revue Tiqqun, ndlr). C’est un ami à moi qui a souvent été à mes côtés dans le mouvement étudiant. Je suis scandalisé des accusations que la police ose porter contre lui. Aujourd’hui, un intellectuel est en garde à vue pour ses idées. Il n’y a aucun élément matériel pour appuyer la thèse de la police. Et évidemment, quand la police ne trouve pas de coupables, elle les fabrique. En Julien Coupat elle a donc trouvé un faux coupable sous prétexte qu’il a écrit dans une revue révolutionnaire. Michèle Alliot-Marie prétend défendre la démocratie, mais le capitalisme n’a jamais été un régime démocratique.

Vous faites partie du mouvement des « autonomes », qu’est-ce que c’est ?

Il y a aujourd’hui en France des gens qui pensent que Mai 68 ce n’est pas fini et que ce n’est pas en votant pour Olivier Besancenot que l’on fera la révolution. Le mouvement autonome est une tendance du mouvement libertaire qui est apparu en France à la fin des années 70. A la différence des anarcho-syndicalistes qui considèrent que la lutte contre le capitalisme doit s’organiser dans les syndicats, les autonomes préfèrent s’organiser dans des collectifs informels, sans existence légale.

Vous avez vous-même participé à des actions, notamment l’occupation de l’EHESS en 2006. La violence est-elle inhérente au mouvement ?

Les autonomes ne sont pas nécessairement violents. Généralement, la violence vient plutôt de la police comme on l’a vu à Gênes avec la mort de Carlo Giuliani, ce manifestant tué par balle par la police italienne. La plupart des actions des autonomes sont aujourd’hui des actions non-violentes du type manifestation, occupation, ou piquets de grève.

Pourquoi ne pas faire de la politique dans des mouvements légaux ?

[....]

Vous avez rédigé une thèse sur le mouvement autonome en France de 1976 à 1984. Le mouvement autonome actuel a-t-il des similitudes avec celui des années 1970 ?

...Le Figaro

 samedi 15 novembre 2008

Les véritables saboteurs, ce sont les capitalistes et l’Etat !

Communiqué de la Fédération anarchiste du 15 novembre 2008

Il apparaît de plus en plus clairement que la crise financière et son impact sur les économies vont affecter plus durement le sort des travailleurs et des classes les plus pauvres. Appliquant le principe bien rôdé : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, le Capital et son fidèle chien de garde l’Etat entendent bien nous faire supporter le côut de leur folle course à la spéculation et aux profits en accentuant nettement la dégradation des conditions de vie de ceux et celles qui partout dans le monde ne possèdent que leur force de travail pour subsister.

Cette crise intervient donc à point nommé pour justifier une nouvelle offensive du capitalisme. Elle constitue en cela un puissant outil de propagande visant à fabriquer le consentement collectif, à réaliser l’Union Sacrée pour sauver l’économie et nous faire accepter licenciements, baisses de salaire, chômages techniques, délocalisations, travail le dimanche, retraite à 70 ans, casse du CDI et de la réglementation du travail, tout en cherchant à paralyser notre capacité à riposter.

Cependant, et les tenants du capitalisme le savent, la manoeuvre est trop grossière pour que les travailleurs l’acceptent sans broncher, et la situation sociale, comme le reconnaissait récemment Nicolas Sarkozy, est potentiellement explosive. Dès lors, pour contenir la colère qui monte inévitablement, L’Etat doit montrer ses muscles et affirmer sa détermination à frapper ceux et celles qui envisageraient d’exprimer leur résistance à la marche forcée du capitalisme en dehors des clous du débat républicain et démocratique.

C’est dans ce cadre que l’on peut placer la spectaculaire et médiatique arrestation mardi 11 novembre d’une dizaine d’individus quelques jours après la découverte de sabotages sur les caténaires de lignes ferroviaires parcourues par les TGV.

Ce raid policier s’accompagne par des déclarations triomphalistes de la Ministre de l’Intérieur sur la résurgence d’une menace terroriste d’extrême-gauche, incarnée aujourd’hui par une obscure mouvance « anarcho-autonome d’ultra-gauche » dorénavant désignée comme l’ennemi public à combattre.

La précipitation policière et l’emballement médiatique à présenter ces présumé-e-s innocent-e-s comme de dangereux saboteurs et futurs poseurs de bombes malgré l’absence de revendication politique et de la moindre preuve formelle a rapidement fait place à la prudence et à la réserve tandis que l’enquête semble piétiner.

Que sont quelques caténaires arrachées (parmi 27 000 actes de malveillances recencées par la SNCF pour la seule année 2007) causant le retard de quelques dizaines de trains sans jusqu’à preuve du contraire présenter de risques aux personnes en regard de la véritable politique de destruction des organismes de solidarité, des services publics en général et du chemin de fer en particulier, du terrorisme patronal qui génère stress, maladies et accidents (2 millions de personnes meurent chaque année dans le monde d’accidents ou de maladies professionnelles), d’un système économique qui pille et détruit l’environnement, nous affirmons aujourd’hui que les véritables saboteurs, ceux qui nuisent quotidiennement à nos vies, à notre santé, à la planète, ce sont l’Etat et le capitalisme !

Quels que soient les auteurs de ces sabotages, et une provocation policière ne sera jamais à exclure, la Fédération anarchiste exprime son désaccord sur ces actes de sabotage qui contribuent d’une part à développer l’incompréhension et la condamnation des opinions sur l’éventuel sens politique de ses actions, et d’autre part au renforcement des mesures répressives du Capital et de l’État qui, tentant de faire payer les frais de la crise aux travailleurs, font peser sur eux le poids d’une répression accrue.

Les anarchistes reconnaissent le droit inaliénable, individuel et collectif, à l’insubordination, à la révolte et à l’insurrection. Nous proclamons la liberté de choix de tout moyen d’action qui ne soit pas en contradiction avec les principes libertaires et les objectifs finalistes poursuivis par le mouvement. Nous prônons la pratique de l’action directe et révolutionnaire, c’est à dire la lutte sans intermédiaires des individus en dehors et contre les structures autoritaires étatiques et d’exploitations capitalistes, les partis politiques et les bureaucraties syndicales pour conquérir l’égalité économique et sociale et la liberté. L’action directe doit trouver son apogée dans la grève générale expropriatrice et autogestionnaire, prélude à la société communiste libertaire à laquelle nous aspirons.

Pour autant, nous considérons qu’il est contre-productif et suicidaire de rechercher la mise en oeuvre de telles actions de sabotages quand on ne travaille pas à l’affirmation d’une capacité politique offensive dans le mouvement ouvrier. Les anarchistes ne croient pas que la propagande par le fait, conçue comme le réveil mythique de la conscience du prolétariat toujours prêt à la riposte, puisse obtenir le moindre succès. Si cette ligne politique s’affirmait, elle ne pourrait qu’appronfondir le fossé entre activistes et population.

Si nous considérons que le sabotage est une arme à laquelle peut légitimement recourir le mouvement social dans une situation où un rapport de forces s’est constitué, il n’est en revanche d’aucune utilité dans le cas contraire, les cheminot-e-s le savent.

Même si la Fédération Anarchiste n’a jamais fait le choix de l’avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées et mises en examen.

La Fédération anarchiste dénonce le terrorisme policier et toute volonté de criminaliser la révolte et la contestation sociale, elle appelle à la solidarité avec toutes les victimes de la répression et de la violence étatique et patronale.

La Fédération anarchiste appelle enfin les cheminot-e-s à entrer en lutte pour gérer sans patron ni Etat le service public ferroviaire.

Fédération anarchiste

 16.11.2008

Ultra-gauche : "pas de complot", selon un chercheur

Christophe Bourseiller, écrivain et chercheur, estime en revanche que les actions envers les TGV pourraient s’inscrire dans le cadre d’une solidarité à l’égard des cheminots. Dix personnes ont été placées en garde à vue après les actes de sabotage qui ont visé des caténaires ces derniers jours.

Huit personnes appartenant à l’ultra-gauche ont été interpellées en liaison avec les actes de sabotage commis ces derniers jours contre des caténaires de la SNCF. /Photo d’archives/REUTERS/Régis Duvignau

Huit personnes appartenant à l’ultra-gauche ont été interpellées en liaison avec les actes de sabotage commis ces derniers jours contre des caténaires de la SNCF. /Photo d’archives/REUTERS/Régis Duvignau
(c) Reuters
L’écrivain et chercheur Christophe Bourseiller, auteur de "Histoire générale de l’ultra-gauche" (Denoël, 2003), juge que les actions contre les TGV attribuées à "l’ultra-gauche", à ne "pas confondre avec l’extrême gauche", pourraient témoigner "d’une solidarité à l’égard des cheminots".
10 personnes ont été placées en garde à vue mardi dans le cadre de l’enquête sur les actes de sabotage qui ont visé des caténaires SNCF ces derniers jours.
"L’ultra-gauche ne doit surtout pas être confondue avec l’extrême gauche officielle, qui s’incarne aujourd’hui dans Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller", a-t-il souligné mardi 11 novembre, interrogé par l’AFP.
"Historiquement, l’ultra-gauche regroupe les opposants de gauche au léninisme" et "il s’agit d’un courant très petit, qui critique ’l’extrême gauche officielle’ et pratique une forme de surenchère idéologique", ajoute-t-il.
"L’ultra-gauche est divisée sur la question de l’action directe" et "ceux qui prônent la lutte armée ne se coordonnent entre eux que de façon fugace", note-t-il.

Pas de "volonté de tuer"

Il souligne que s’il y a "une multiplication des ’petits’ attentats", en revanche "il n’y a pas de complot, pas de chef d’orchestre, plutôt une série d’actions autonomes", émanant d’une mouvance regroupant "actuellement 3 ou 400 personnes" qui ont "la plupart entre 20 et 35 ans", soit "un net rajeunissement".

...nouvelObs

  lundi 17 novembre

FILOUTERIES

Retour sur la traque de l’ultra-gauche

L’arrestation de neuf anars présentés comme « ennemis de la société », accusés d’avoir saboté les TGV, leur mise en examen et en détention ce week-end, pour cinq d’entre eux, est une histoire complexe.

Il se trouve que Julien Coupat, présenté par le procureur Jean-Claude Marin et une partie de la presse, comme « le cerveau de la cellule invisible », est une cible du FBI.

Comme les flics de ce service « mythique » ont beaucoup œuvré pour collecter un maximum d’éléments sur Hassan Diab, un Palestinien qui a longtemps vécu aux Etats-Unis , il y a dans l’arrestation de Coupat et consort un synchronisme magique : on vous aide sur Coupat, aidez-nous sur Diab. Il s’agit de recueillir des traces, ADN, empreintes, adresses, écrits, relevés téléphoniques, listes des amis du palestinien aujourd’hui prof de socio lors de son séjour aux USA. Outre une éventuelle embuscade tendue à nos fiers TGV, les anars sont aussi victimes d’un renvoi d’ascenseur qui marche de mieux en mieux entre Washington et Paris.

Hassan Diab, depuis que des policiers allemands ont retrouvé son nom sur une liste de militants, membres du Front de Libération de la Palestine Organisation Spéciale (FPLP-OS dirigé par Wadi Haddad), liste achetée à un informateur inconnu, a été élevé au statut « d’ennemi public ». Et la France, 28 ans après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris (4 morts de confession juive, mais aucun « Français innocents » avait alors proclamé le premier Ministre Raymond Barre) réclame l’extradition de Diab au Canada, pays où il vit et enseigne la sociologie.

Mais que fait donc Julien Coupat, diplômé de l’ESSEC, 34 ans dans un dossier du FBI ? Lui qui, après avoir renoncé à l’immense bonheur d’une vie bourgeoise vit discrètement entre une ferme en Corrèze et un appartement à Paris ? Si l’histoire de l’intello relève d’un épisode de New York Police Blues, c’est parce que le camarade Coupat, outre la Corrèze, aime voyager. Ainsi, avec sa fiancée Yldune, il a, à la fin 2007, effectué un voyage un aux Etats-Unis. Mais, incorrigible, Coupat a choisit de fréquenter des anars, ces ennemis de l’ordre qui existent encore au paradis de Bush ...
...Backchich.info

 18.11.2008

Sabotages SNCF : le chef présumé défendu par son père

Gérard Coupat a réfuté la possibilité que son fils et ses amis, mis en examen pour entreprise à vocation terroriste, soient à l’origine des sabotages à la SNCF.

L’habitation des saboteurs présumés des lignes SNCF à Tarnac (Sipa)

L’habitation des saboteurs présumés des lignes SNCF à Tarnac (Sipa)
Gérard Coupat, le père de Julien Coupat, chef présumé du groupe soupçonné d’avoir provoqué des dégradations sur des lignes TGV, a dénoncé mardi "une exagération" et a réfuté la responsabilité de son fils. Ce dernier a été mis en examen pour direction d’une structure à vocation terroriste. Les enquêteurs estiment que Julien Coupat et ses amis appartiendraient à l’ultra-gauche. ...

....NOUVELOBS.COM

 18 novembre 2008

Extrême gauche : on fabrique un épouvantail, par Quadruppani

l’état actuel des informations disponibles, toute personne dotée d’un minimum d’esprit
critique a la possibilité de faire quelques observations minimales à propos des interpellations à
Tarnac et autres lieux. Ces observations sont simples, vite dites. Mais elles sont accablantes
pour le tohu-bohu médiatique orchestré par la ministre de la police et pour ceux qui s’y sont
joints.
Le retour de l’épouvantail... sur le mode de la farce
Première observation : à l’heure actuelle, le dossier de l’accusation contre les personnes
interpellées ne tient pas debout. Pas l’ombre d’un aveu ou d’une preuve matérielle. Juste des
rapports de police sur des comportements jugés suspects. Qu’un représentant du parquet
présente comme une organisation "terroriste" le "Comité invisible", pseudonyme de l’auteur
collectif (ou pas) d’un livre publié depuis un an et demi chez un excellent
éditeur parisien, donne la mesure du sérieux des accusations.

On a comme l’impression de revoir, sur le mode de la farce, les constructions abracadabrantes
des juges italiens des années 70 contre l’extrême gauche enfermée tout entière dans
l’épouvantail terroriste. Et ce n’est pas le surgissement d’un "témoin sous x" qui va nous
rassurer : l’usage des repentis racontant ce qu’on veut qu’ils racontent a déshonoré pour
toujours une certaine "justice" transalpine.

Sera-ce le dernier moyen tenté par la police et la justice hexagonales pour échapper au ridicule
d’une affaire qui pourrait se dégonfler bien vite ?
Deuxième observation : assimiler à du terrorisme des actes de sabotage pensés pour éviter tout
dégât humain, est une bouffonnerie. Rappelons au passage que le sabotage a, depuis Emile
Pouget, une longue tradition dans le mouvement ouvrier.

Et quand, naguère, des ouvriers menaçaient de répandre des produits toxiques dans un canal
pour protester contre la fermeture de leur usine, on leur répondait en tendant des micros
compassionnels, pas en leur envoyant des superflics cagoulés. Pour ne pas parler des nervis
d’un syndicat agricole saccageant le bureau d’une ministre ou des viticulteurs détruisant la
cargaison d’un pinardier. Personne à ce propos n’a parlé de terrorisme. ...

Lire la suite

Rue89

 mercredi 19 novembre 2008

Terroristes d’ultra-gauche" : Comment justice et presse prennent le train de la police
PAR Claude-Marie Vadrot, Politis.fr

Après les sabotages de lignes TGV le 8 novembre dernier, neuf personnes, bien vite présentées comme des "anarchistes d’ultra-gauche" par les médias et la police, ont été placées en garde à vue. Mais aucun élément n’est venu prouver leur culpabilité et de nombreuses questions restent en suspens.

...Politis

  19 nov.

Terrorisme ou tragi-comédie

Giorgio Agamben philosophe italien.

Al’aube du 11 novembre, 150 policiers, dont la plupart appartenaient aux brigades antiterroristes, ont encerclé un village de 350 habitants sur le plateau de Millevaches avant de pénétrer dans une ferme pour arrêter 9 jeunes gens (qui avaient repris l’épicerie et essayé de ranimer la vie culturelle du village). Quatre jours plus tard, les 9 personnes interpellées ont été déférées devant un juge antiterroriste et « accusées d’association de malfaiteurs à visée terroriste ». Les journaux rapportent que le ministre de l’Intérieur et le chef de l’Etat « ont félicité la police et la gendarmerie pour leur diligence ». Tout est en ordre en apparence. Mais essayons d’examiner de plus près les faits et de cerner les raisons et les résultats de cette « diligence ».

[...]’ai connu Julien Coupat à cette époque et je lui garde, d’un point de vue intellectuel, une estime durable.
...Libération

 19/11/2008 |


Sabotages à la SNCF : le terrorisme invisible

Par Marco Diani | Sociologue au CNRS |

Depuis les arrestations d’un groupe de jeunes qui serait à l’origine d’actes de sabotage des lignes de la SNCF, les commentateurs et l’opinion publique manifestent des grandes difficultés à comprendre cette dynamique violente et destructrice, qui pourrait avoir des conséquences graves : mises en examen pour association de malfaiteurs à vocation terroriste, les inculpés risquent de 10 à 20 ans de prison.

Comment des personnes si gentilles et serviables, auraient pu être, en même temps, les organisateurs d’une cellule terroriste, voire même à la tête d’une structure aux ramifications internationales, comme l’a expliqué le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin ?

Les habitants du village, leurs voisins et les parents des inculpés sont encore plus surpris et font part de leur étonnement, tantôt en invoquant leur disponibilité :

"Toujours prêts à rendre service. Ils ont aidé ma fille pour les langues. Un jour, ils lui ont donné du pain qu’ils font, super bon."

Tantôt, comme pour le père du "cerveau" présumé du groupe, en invoquant la qualité de ses études dans les "grandes écoles" (ESSEC et Ecole des hautes études en sciences sociales) de son fils

[...] les terroristes sont exactement "the girl next door", c’est-à-dire l’adorable voisin baba-cool, la jeune employée si gentille, le paisible professeur aimé de tous ses étudiants, l’ouvrier si serviable.
...Rue 89

13/11/2008


On a retrouvé les écrits du gardé à vue pour sabotages à la SNCF

Par Chloé Leprince | Rue89

Julien Coupat, leader du groupe des autonomes de Tarnac, avait fondé une revue philosophique, Tiqqun, que Rue89 a exhumée.

Les trois premières pages du numéro 1 de la revue Tiqqun

Depuis la mise en examen de dix militants soupçonnés d’être derrière les sabotages de caténaires de la SNCF, les médias s’essayent à reconstituer le parcours de ces jeunes réputés autonomes, souvent présentés (un peu vite) comme "terroristes d’extrême gauche".

Les équipes de télé défilent en Corrèze, où est installé Julien Coupat, présenté par les médias comme "le leader du groupe" (un terme que réprouvent les Autonomes eux-mêmes). Tandis que les voisins y vont chacun de sa petite anecdote, on apprend au passage que le FBI enquêtait depuis le printemps sur ces Français en rupture.

Jeudi après-midi, un universitaire visiblement proche de Julien Coupat dénonçait sur LeFigaro.fr qu’on place "un intellectuel en garde à vue pour ses idées".

Autant le dire, je ne savais rien de ces dix personnes avant leur interpellation. Mais, depuis qu’elles ont été placées en garde à vue (laquelle peut durer jusqu’à quatre jours à la faveur des lois antiterroristes), je cherche.

Et voilà que, dans un commentaire posté sous l’article de mercredi sur la mouvance autonome, un riverain indique qu’il a déjà croisé les auteurs de "Tiqqun", la revue fondée par Julien Coupat à l’époque où il était encore thésard à l’EHESS, l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

...Rue89

 20.11.08


Les neuf de Tarnac

Quand Mathieu B., 27 ans, se souvient de son arrestation, il a cette image, à la fois drôle et amère, d’hommes encagoulés de la police antiterroriste cherchant "des explosifs dans les pots de confiture de (sa) mère". Etudiant il y a encore peu en mastère de sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), il fait partie des neuf jeunes arrêtés le 11 novembre et mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Cinq d’entre eux - "le noyau dur", pour le parquet - doivent, en plus, répondre du chef d’accusation de "dégradations en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d’action terroriste", les fameux sabotages de caténaires de la SNCF.

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Ce n’est pas le cas de Mathieu. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, comme trois autres, après quatre jours de garde à vue. Des heures et des heures d’interrogatoire dont il retient ceci : "On est ton pote. On va te foutre en taule. On est d’accord avec toi. Tu as de la merde dans le cerveau parce que tu as lu des livres. On va aller te chercher un sandwich. Tu reverras jamais ton fils." Lorsque nous l’avons contacté, il a demandé un peu de temps pour réfléchir parce que "ce type d’expérience est assez difficile à relater".

1er article
...Le Monde
2e article
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/20/sabotages-a-la-sncf-les-neuf-de-tarnac_1120974_3224_1.html

21 novembre 2008


Dominique Lestrat [1] : « Du terrorisme d’État ! »

Dominique Lestrat : « Plutôt des jeunes bourgeois mal dégrossis. »
Non, les jeunes mis en examen à Tarnac ne sont pas membres de la Fédération anarchiste. Et dans cette affaire, c’est le rôle de l’État que pointent les « anars » locaux
.

L’ANECDOTE ne va sans doute pas permettre aux collègues et connaissances de Dominique Lestrat, figure bien connu du groupe Propotkine, une des composants de la Fédération anarchiste, de diminuer leur volume de plaisanteries sur les prétendues activités de l’homme à la barbe aussi fournie que les rumeurs sur l’affaire de Tarnac. « On n’arrête pas de me demander, avec un grand sourire heureusement, si on ne risque rien à prendre le Paris - Laon. » Et d’apprendre que Dominique Lestrat se trouvait à Gentioux (Creuse), célèbre pour son monument aux morts qui porte l’inscription « Maudite soit la guerre » soit à 18 km de Tarnac (Corrèze), lieu où le groupe de jeunes a été interpellé, ne va contribuer à diminuer les piques.

« Nous avons presque été prévenus en direct que l’opération des forces de l’ordre venait de se dérouler » glisse Dominique Lestrat, « et ensuite, comme il a été retrouvé le journal qu’édite le mouvement libertaire de la Creuse, « Creuse Citron » dans le café que ce groupe de jeunes a remonté à Tarnac, il y a eu aussitôt, une assimilation. » Or, la réalité est bien différente selon l’habitant de Merlieux.

« Bien sûr que nous les connaissions, mais ils ont toujours voulu être à l’écart du mouvement anarchiste. Ils ont des principes qu’ils disent tenir du marxisme-léninisme. Soit l’opposé du principe de la Fédération anarchiste dont nous sommes membres. Pour moi, cela ressemblait plus des à des jeunes issus de la bourgeoisie et mal dégrossis. »
Par contre, le sujet permet à l’anarchiste de donner certains arguments, sur cette situation qui a débouché sur l’interpellation de neuf
personnes et la mise en examen de cinq : « Le mouvement « anarchiste autonome » n’existe pas. C’est une pure construction des ex-renseignements généraux, repris par une certaine presse avec une docilité digne d’éloges.
...L’Union-l’Ardenanis

  22.11.2008,


SNCF : incident de caténaire dans le Var

Encore un caténaire arraché... Et près de 700 voyageurs bloqués plus de quatre heures dans un TGV et un TER ! Vendredi soir, la SNCF accusait encore une avarie, cette fois dans le Var, entre Puget-Ville et Carnoules. Pas forcément un nouvel acte de malveillance, mais peut-être les violentes bourrasques de vent qui soufflaient sur tout un département placé alors sous vigilance orange, selon la SNCF
...Le Parisien

Notes :

[1Mise au point de l’interviewé Il y a des amalgammes malencontreux. Par exemple, lorsque je lui ai dit que dans les médias, la Bande à Baader était souvent présentée comme des anarchistes, alors qu’ils se réclamaient du marxisme léninisme et que dans cette affaire de Tarnac, il fallait être prudent ; et voir auprès des intéréssés eux- mêmes s’ils se réclamaient de l’anarchisme, de l’extrême gauche, du marxisme ou d’une ultra gauche !!!, que tout ce que je pouvais dire, c’est qu’ils n’étaient pas à la FA, cela s’est traduit dans l’article par : Ils ne sont pas à la FA, donc ils sont marxistes.
D’autre part quand j’explique que si la participation des inculpés à des manifestations contre le CPE, ou contre les sommets européens tel celui de Vichy en fait des terroristes potentiels, alors nous sommes nombreux à être des terroristes, et qu’il s’agit, pour le pouvoir, en fait de criminaliser le mouvement social. Ce n’est pas ce qui ressort de l’article, où il ressort plutôt, que les preuves ne sont pas faites de leur participation à ces mouvements sociaux.
Un oubli de taille aussi du journaliste, c’est de mentionner notre soutien aux inculpés.
Mais dans l’ensemble, cet article ne sert pas la soupe à Hersant, comme tu le dis.L’article est certes critiquable pour des gens avertis, mais pour l’ensemble des lecteurs, l’image véhiculée par les anarchistes c’est que c’est l’Etat le véritable terroriste, et que cette histoire est montée de toute pièce par les flics.

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