René Gille est né le 22 août 1912 à Verdun. Il est décédé le 17 août 1984 à Nantes, sa maison était à Pornichet à côté de Saint-Nazaire.
J’ai eu un peu de mal à retrouver le nom de sa maman, mais il se trouve qu’il est enterré dans le cimetière de Pornichet avec une Lucienne Gille (1887-1974) qui doit vraisemblablement être sa mère.
Je ne sais rien de son enfance et de ses études, mais je sais qu’il intègre les fonctions de commissaire de police stagiaire en 1942 et son premier poste est à Périgueux en Dordogne. Il a donc 30 ans.
Périgueux
Il y rejoint la résistance au sein du réseau SSM–TR, sécurité militaire en France, travaux dans le réseau Munich, en compagnie, d’Henri Merle, de son secrétaire Jean Daroux et du commissaire Paoli de Sarlat.
Il établit des cartes d’identité pour des résistants et des juifs recherchés par les Allemands. Il héberge des résistants, leur trouve un gîte ainsi que des renseignements et des armes.
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Il sauve ainsi le lieutenant de vaisseau Jean Lavallée et le lieutenant Meyer, qui sont les deux responsables des réseaux dont il relève.
Le réseau de résistance SSM-TR est en fait le service de renseignement militaire français clandestin qui a été mis en place le 1er juillet 1940. Dès la fin de 1940, les officiers des services spéciaux avaient commencé à faire du renseignement contre l’occupant allemand.
Des armes et du matériel étaient également camouflés et les officiers qui accompagnent les officiers allemands de la commission d’armistice exploitent les renseignements qu’ils soutirent. La Police de Sécurité allemande n’est pas dupe et le dénonce.
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L’entreprise des travaux ruraux a été créée officiellement le 1er juillet 1940 par Paul Paillole, elle est la partie clandestine des anciens services de renseignement, la partie visible étant le bureau des menées anti-nationales.
Après le débarquement allié en Afrique du Nord, la zone libre étant envahie par les Allemands, les TR sont remaniés et deviennent le deuxième bureau de l’O.R.A, organisation de résistance de l’armée.
Le commissaire Gille est arrêté par la Gestapo de Limoges, le 18 février 1944. Il est incarcéré, torturé, puis transféré à Compiègne. Il est ensuite déporté dans le camp de concentration de Mauthausen en Autriche.